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tract-cinquantenaire-vatican-iiLe 11 octobre 1962 s'ouvrait le concile Vatican II et chaque diocèse fêtera bientôt l'anniversaire de l’événement. Au préalable, la Conférence des évêques de France a voulu célébrer ce cinquantenaire en rassemblant à Lourdes, les 24 et 25 mars 2012, les délégations des diocèses et les représentants des mouvements et associations de fidèles. La Communion Notre-Dame de l'Alliance était conviée et a tenu à participer.

 

Dans son invitation, Mgr Ulrich, archevêque de Lille, situait cette célébration « comme une attestationmgr-ulrich de ce que le Bienheureux Jean-Paul II appelait ‘une boussole pour notre temps’ » et rappelait la même et ferme intention de notre pape Benoît XVI de « poursuivre la tâche de mise en œuvre du concile Vatican II ».
Vincent, modérateur, Christiane (Aquitaine) et Olivier (Midi-Pyrénées) se sont ainsi retrouvés dès le vendredi soir chez Paul de Lourdes qui offrait généreusement l’hébergement. Qu'il en soit chaleureusement remercié !
Et nous voilà, au matin du samedi, dévalant avec empressement, au milieu de la foule, le boulevard de la Grotte pour bénéficier d’une bonne place en l'église Sainte-Bernadette. Installés au premier rang, nous rencontrons déjà Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, et un dialogue s'amorce très librement.
Tout au long des deux jours, cette faculté de rencontrer aisément nos chers pasteurs des diocèses de France fut une grande joie. Relater nos nombreuses rencontres serait fastidieux et comporterait des oublis regrettables. Néanmoins, nous voulons mentionner Mgr d'Ornellas, évêque référent de la Communion. Il n’oublie pas notre désir de l’avoir comme prédicateur pour la retraite 2013 et nous demeurons dans l'espérance que le calendrier de sa charge pastorale soit compatible avec le nôtre.
Nous avons échangé aussi avec Mgr Brunin, évêque du Havre et nouveau président du Conseil Famille et Société, et il a prêté grande attention à ce que propose la Communion. Mgr Ulrich a reçu notre témoignage de divorcés séparés fidèles comme un « signe à la fois modeste et visible de ce que le Christ fait en transformant la vie d'un chrétien ».
Revenons à la cérémonie d'ouverture. Nous étions environ 2500, grande foule comme l’était à l'époque celle des 2500 évêques réunis pour la première fois en la basilique Saint-Pierre de Rome. Le livre de la Parole fut solennellement apporté par le cardinal Vingt-Trois puis transmis à des laïcs représentant les fidèles des quatre points cardinaux. Parole acclamée puis déposée sur un lutrin bien au centre, sous la croix du Christ glorieux. Parole qui a gardé sa place centrale tout au long des cérémonies, comme, il y a cinquante ans, au centre du Concile était le Christ, en sa Parole.
Puis, sur écran géant, nous recevons la salutation chaleureuse de Benoît XVI et son message : « Le concile Vatican II  a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps. Si nous savons le lire et le recevoir à l'intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l'avenir de l'Église. […] Cela demande une ouverture toujours plus grande à la personne du Christ, en retrouvant notamment le goût de la Parole de Dieu, pour réaliser une conversion profonde de notre cœur et aller par les routes du monde proclamer l'Évangile de l'espérance aux hommes et aux femmes de notre temps, dans un dialogue respectueux avec tous. »


 

Mgr Etchegaray, qui participa assidûment à Vatican II, donna ensuite son témoignage : « Le Concile n'est pas un mérite pour l'Eglise, un mérite dont elle pourrait se prévaloir et qu'elle pourrait opposer aux autres comme un titre de gloire ; il est un appel du Seigneur à marcher à sa suite. Le Concile n'est pas un refuge où s'installer confortablement et oublier la route. Il est un nouveau départ. »
mgr-de-moulins-beaufortNous retiendrons également de riches enseignements placés sous le signe de la joie et de l'espérance. Mgr Claude Dagens mit en évidence la primauté du Christ, Lumière du monde (Constitution dogmatique Dei Verbum) au cœur de l'enseignement catholique : « Le but de l'Église, ce n'est pas l'Église mais c'est la rencontre entre Dieu et les hommes pour que s'accomplisse le mystère du Christ. C'est un déploiement permanent dont nous sommes témoins. La lumière du Christ rayonne, éclaire, réchauffe, dilate. Elle est d'une profondeur inépuisable, celle de l'Amour qui se donne. »
Mgr Éric de Moulins-Beaufort situa la mission de l'Église signe de Dieu et messagère de paix (Constitution dogmatique Lumen Gentium) : « L'originalité du Concile a été de lier l'Église à toute l'action de Dieu telle qu'elle se déploie dans l'Histoire, dans une profondeur et une ampleur que nous entrevoyons par-delà la mort et le jugement. Pour la première fois, on parle de l'Église comme d'un sacrement : elle est le signe visible et efficace d'une réalité invisible. »


 

Le cardinal Vingt-Trois rappela la grandeur de l’homme dans le plan de Dieu et de son Eglise (Constitution pastorale Gaudium et Spes) : « L'homme est dans le monde parce que Dieu l'a voulu, et Dieu a voulu l'homme pour qu'il soit son partenaire. Et ce partenariat entre Dieu et l'homme repose essentiellement sur la capacité que chaque homme a en lui de choisir et de vivre dans la liberté. C'est parce que l'homme est libre qu'il peut devenir partenaire de Dieu. »
Enfin, le rassemblement de ce cinquantenaire offrit aux  participants de revivre le Concile par des images d'archives et d’en découvrir les fruits bien vivants grâce aux témoignages de religieux et de laïcs ayant découvert ou approfondi la foi.
Nous qui avons vécu ce temps fort inoubliable auprès de la grotte de Massabielle, nous avons ressenti un appel à découvrir plus amplement que Vatican II est un trésor pour l’Eglise, « un trésor qui mérite d'être approfondi et exploité… une carrière que nous n'avons pas encore entièrement exploitée » comme l’exprima Mgr  Ulrich. Et nous vous invitons à fêter le jubilé de Vatican II par les célébrations qui auront lieu dans vos diocèses aux alentours du 11 octobre 2012. Pour témoigner de la présence et de l’œuvre du Christ dans nos vies, la Communion y a toute sa place.