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Mgr Etchegaray, qui participa assidûment à Vatican II, donna ensuite son témoignage : « Le Concile n'est pas un mérite pour l'Eglise, un mérite dont elle pourrait se prévaloir et qu'elle pourrait opposer aux autres comme un titre de gloire ; il est un appel du Seigneur à marcher à sa suite. Le Concile n'est pas un refuge où s'installer confortablement et oublier la route. Il est un nouveau départ. »
mgr-de-moulins-beaufortNous retiendrons également de riches enseignements placés sous le signe de la joie et de l'espérance. Mgr Claude Dagens mit en évidence la primauté du Christ, Lumière du monde (Constitution dogmatique Dei Verbum) au cœur de l'enseignement catholique : « Le but de l'Église, ce n'est pas l'Église mais c'est la rencontre entre Dieu et les hommes pour que s'accomplisse le mystère du Christ. C'est un déploiement permanent dont nous sommes témoins. La lumière du Christ rayonne, éclaire, réchauffe, dilate. Elle est d'une profondeur inépuisable, celle de l'Amour qui se donne. »
Mgr Éric de Moulins-Beaufort situa la mission de l'Église signe de Dieu et messagère de paix (Constitution dogmatique Lumen Gentium) : « L'originalité du Concile a été de lier l'Église à toute l'action de Dieu telle qu'elle se déploie dans l'Histoire, dans une profondeur et une ampleur que nous entrevoyons par-delà la mort et le jugement. Pour la première fois, on parle de l'Église comme d'un sacrement : elle est le signe visible et efficace d'une réalité invisible. »