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manifLa Communion a la même vision que celle de l'Eglise et ne peut pas rester indifférente face au projet de loi français : « le mariage pour tous ». Il est contraire au bien commun et aux fondamentaux de toute société humaine en dénaturant la dimension réelle du mariage, en niant l’altérité homme-femme, en occultant la filiation génétique, en banalisant de façon injuste l'homosexualité et en faisant prévaloir l'affectivité sur la raison.

 

Depuis le 15 août, nos évêques à la suite de Mgr André Vingt-Trois, nous encouragent à aborder avec franc parler ces sujets avec nos contemporains. De plus en plus de voix s'élèvent partout en France pour demander un véritable débat sur les graves conséquences de ce projet.

 Toute référence à l’homme, à la femme, au père et à la mère devrait disparaître du code civil. Concrètement, le sexe (M ou F) devrait être enlevé de nos cartes d’identité, comme la mention d’époux et d’épouse des livrets de familles... Ce projet de loi va bien plus loin que ceux déjà adoptés ailleurs, en Belgique par exemple.

Un autre point très grave est la négation de la différence homme-femme permettant que pour faire un bébé, la différence sexuelle ne soit plus de mise. « Cette loi touche au fondement de l’humanité. C’est un hold-up sur la filiation, l’origine de l’enfant. Qui peut se construire sans savoir d’où il vient ? Concrètement, elle instaurerait une parentalité sociale ; l’enfant aurait autant de parents que les personnes qui l’élèveraient auraient de partenaires » 1.

Si cette loi était votée, elle en viendrait à annihiler la différence homme-femme et ainsi couper l’enfant de son origine. « Elle est proprement et humainement inacceptable. L’égalité des chances est une bonne chose, l’égalitarisme par la négation des différences est une absurdité »1.

 Nous devons montrer au gouvernement et aux élus notre détermination sans faille pour le respect du mariage dans toutes ses dimensions. Plusieurs actions sont possibles :

1) Participer à la Manif pour tous (nationale) organisée à Paris le 13 janvier avant l’ouverture du débat parlementaire. Le collectif de cette manifestation réunit des organisations confessionnelles et non confessionnelles. Un bon moment à passer selon les échos des manifs du 17 novembre !

2) Ecrire au Président de la république ainsi qu’à tous nos élus en proposant de les rencontrer pour en débattre avec eux. Le revirement du Président à propos de l’objection de conscience des maires est dû à des réactions immédiates via internet adressées à l’Elysée. Rien n’est figé !

3) Ecouter, argumenter sans crispation et éclairer dès que possible sur les risques graves de ce projet. Parmi les différents communiqués des évêques, nous avons retenu celui de Mgr Laurent Ulrich, vice-président de la Conférence des évêques de France. Mgr Ulrich répond à des questions que chacun peut se poser (lire le communiqué de Mgr Ulrich).famille

 Tout projet qui engage l'avenir de notre pays peut être arrêté maintenant si nous nous mobilisons. Faisons-le simplement et fraternellement. Cette loi touche l’identité de tous et notre façon de vivre en société.

Et « n’oublions » pas de prendre du temps pour prier pour la France, la fille ainée de l’Eglise.

 

Écrit par Annick Marie et Vincent Bigourdan, responsables généraux de la Communion.

 

 

1 Extrait d’une lettre d’un citoyen adressée à Alain Rousset, député de la majorité présidentielle.