Imprimer

Le père Cieutat, curé de la paroisse Saint-Philbert en Noirmoutier

D’après un article d’Ouest-France (19/09/2015) - Noirmoutier-en-l'Île

PGC 325Arrivé dans la paroisse début septembre, le père Cieutat vient de Chavagnes-en-Paillers où il a officié durant une année comme curé. Mais avant de renouer avec ses racines vendéennes héritées de son père, Grégoire Cieutat a parcouru le monde au sein de la communauté des Béatitudes, répondant à un appel de Dieu.

De ses premières semaines sur l'île, il retient « ce sentiment d'être sur une île, de vivre des relations avec les paroissiens très à part, cela devant être compris dans un sens très positif ! Je me sens très à l'aise et prêt à remplir mes fonctions ».

Une conversion foudroyante

Lorsqu'on le questionne sur son parcours, c'est avec une grande simplicité et beaucoup de joie qu'il confie sa rencontre avec Dieu, à l'âge de 20 ans. « Je suis issu d'une famille divorcée et non croyante. Lorsque, étudiant ingénieur, à la recherche d'une chambre, j'ai poussé la porte d'une famille catholique de milieu populaire, leur foi rayonnante m'a terriblement questionné. J'ai cherché à comprendre, rempli descepticisme et, brutalement, l'évidence de l'Amour indéfectible que Dieu me porte est entrée dans ma vie. »

24 ans après, c'est habité par la même lumière, la même certitude qu'il poursuit son sacerdoce. C'est avec un cursus riche d'études, d'expériences et de contacts avec des cultures différentes, qu'il jette l'ancre sur l'île. Et il aime à dire « je prends le train en marche ou plutôt, le char à voile puisqu'il n'y a pas de gare ».

Au contact de cultures différentes

Entré à la communauté des Béatitudes en 1992, il commence ses études au séminaire de Rennes, puis travaille à l'aumônerie de l'Institut Catholi- que d'Études Supérieures (ICES) à La Roche-sur-Yon.

Infatigable, il reprend ses études en Israël et termine à la faculté de théologie de Toulouse avant de passer une année au Liban. Ordonné prêtre en 2006, il est envoyé au Pérou « au milieu des plus pauvres », puis aux États-Unis « au sein de la communauté hispanique et des immigrants clandestins mexicains ».

Il est nommé coopérateur aux Sables-d'Olonne en 2011. « Là, j'ai repris contact avec la réalité diocésaine de Vendée et notamment avec la côte ».

Des projets à court et long termes

Pour les mois à venir, le père Cieutat a pour projet d'apprendre sa paroisse, d'aller au-devant des paroissiens. Pour le plus long terme, il mettra en chantier, « avec l'aide de l'équipe pastorale », une grande réflexion sur le visage que l'on espère pour la paroisse dans cinq ans et les actions qu'il faudra mettre en œuvre.

Pour l'heure, le père Cieutat savoure le plaisir d'être accueilli avec chaleur et espère pouvoir dégager du temps «qui m'a souvent manqué » pour bénéficier des plaisirs qu'offre l'île, notamment la marche et pourquoi pas la pêche puisqu'il a découvert aux Sables qu'il avait le pied marin.