Martin, Jeanine, nous tenons tous à vous remercier infiniment tous les deux. marc-hebbelinckD'abord pour ce très beau témoignage que vous avez donné dans la première partie.  Et puis aussi pour tout l'aspect pastoral que vous avez souligné et qui nous concerne évidemment au tout premier plan.
Je pense que tous les séminaristes et les assistantes paroissiales ici présents me rejoignent en disant combien nous avons été heureux d'entendre parler de la beauté du mariage, de la grâce du sacrement de mariage, qui, comme vous l'avez rappelé, est toujours active, toujours présente au sein du couple y compris au sein du divorce.
Vous avez souligné le but du mariage ; vous avez dit ce que j'avais déjà dit aux séminaristes, à savoir que l’un des buts du mariage, c'est évidemment d'être heureux ensemble, mais aussi de vouloir rendre l'autre heureux.  Et vous avez ajouté - ce que j'ai beaucoup apprécié - qu'il y a un deuxième but.  Je le relève tout particulièrement ici devant l'auditoire : c'est - entre autres dans le cas du divorce - de sauver l'autre et de le porter au ciel.  Je dis "entre autres au sein du divorce" mais pas uniquement.
Je crois que dans tout couple, nous sommes invités par la prière, par notre agir, à sauver, à aider l'autre à être sauvé par le Christ et à pouvoir connaître le bonheur éternel.
Rencontrer le Christ demande la conversion. Vous avez aussi souligné une chose qui m'a fort frappé, c'est l’importance de rencontrer des personnes bienveillantes qui aident les couples en difficulté à rester fidèles.
Je pense que c'est un des buts premiers que l'on doit poursuivre dans la pastorale du mariage. Car trop souvent les gens ne sont pas assez bienveillants, trop souvent les gens ne se sentent nullement secondés pour rester fidèles. 
Et vous avez bien insisté, non pas sur n'importe quelle fidélité, mais sur une fidélité très concrète : fidélité au Christ, à l'enseignement et à la tradition de l'Eglise. Vous avez rappelé ces belles paroles du discours sur la montagne, vous avez fait écho aux prophètes et aux saints.  Eh bien oui, nous avons tous, quel que soit notre état, à être prophètes dans ce monde d'aujourd'hui !
Vous nous avez dit qu'il était important à vos yeux - et je crois que ça allait pour nous tous, que ce doit l'être pour tous les chrétiens – de ne pas rabaisser la foi que nous avons reçue au baptême comme un héritage extraordinaire. Cette foi n'est pas une foi au rabais, et donc nous devons absolument tout faire pour que cette banalisation dont vous parliez dans la première partie de votre exposé - cette banalisation qui blesse, et qui blesse tout particulièrement ceux et celles qui veulent rester fidèles – pour que cette banalisation puisse petit à petit disparaître, au moins au cœur de la chrétienté.  Pour qu'on puisse prendre conscience au cœur de la chrétienté de l'importance de l'engagement pris.
Je vous remercie tous les deux infiniment au nom de tout l'auditoire pour ce que vous avez apporté par vos témoignages et par votre enseignement.