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D’emblée, la question du « pourquoi la fidélité ? » dans un contexte de séparation vient à l’esprit. Selon Marie-France, ce chemin n’est pas évident pour tout le monde. « Surtout quand on nous demande : alors quand recommences-tu une nouvelle relation ? Mais en groupe on se soutient, c’est comme une grande réunion de famille, on se retrouve avec joie. »
Si la joie est visible sur certains regards, elle n’occulte pas les souffrances et les blessures. « Ici on vient déposer des choses parfois très lourdes » poursuit Martin Brochier « c’est pourquoi la confession est si importante pour recevoir des paroles de vérité, pour grandir dans l’amour, sans verser dans le sentimentalisme. »
Comment la joie peut-elle s’afficher sur les visages quand on est séparé ou divorcé ? « Petit à petit, on fait chemin avec Jésus ou Marie » répond Marie-France « on reçoit une paix et une douceur dans le cœur, qui nous attire vers les autres et nous fait rayonner de cette joie intérieure qui nous habite. »
L’abbé  Cossement, qui prendra le mois prochain la tête de l’Institut supérieur de théologie du diocèse de Tournai, voit son rôle de conseiller spirituel comme un encouragement à la voie choisie par ces personnes qui rament à contre-courant en vivant la fidélité au mariage tout en restant seules.  « Dans ce chemin de solitude, parfois au milieu de l’incompréhension de leur entourage, les personnes séparées ou divorcées ont besoin d’être encouragées. Pour elles, Dieu devient un compagnon de chaque jour, quelqu’un qui habite leur  situation de solitude. »