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pambusteDans la tradition catholique l'an nouveau s'ouvre avec la solennité de « Marie, Mère de Dieu ». « Théotokos », c'est ainsi que la proclament les Pères conciliaires à Ephèse en 431. La Vierge Mère est celle qui enfante, qui met au monde, celle qui accouche de Dieu ! Et Il n'a pas choisi un autre moyen pour réaliser notre salut ! Oui vraiment, « Dieu a tant aimé le monde qu'Il nous a envoyé son Fils unique, non pas pour condamner le monde mais bien pour que le monde soit sauvé par Lui. » (Jn 3, 16-17)

La première pierre de notre foi réside dans la vérité de la venue de Dieu dans la chair, l'Incarnation, in carna (tion) ! Le Verbe s'est fait chair. Dieu a pris notre humanité. Oh ! non pas à la manière d'un déguisement pour faire semblant le temps d'un réveillon  !  Ni même pour constituer une sorte de personnage de science-fiction humano-divin, 50/50. Jésus est 100% Dieu et 100% homme. Deux natures mais en une seule personne. Dieu fait homme. Mystère qui nous dépasse et que pourtant nous accueillons dans la foi, dans notre intelligence.

L'Eglise, dans sa mission d'annoncer la Bonne Nouvelle, va ainsi affirmer la divinité de Jésus de Nazareth en s'appuyant sur l'événement incontournable de l'enfantement par Marie du nourrisson de Bethléem. Jésus est vraiment Dieu car, Fils éternel, il ne vient pas d'un vouloir d'homme mais d'un vouloir divin, du Père éternel. Il est vraiment homme car « à la plénitude des temps il est né d'une femme » qui lui a tout donné de notre humanité (Gal 4, 4). Selon la chair, Marie est donc vraiment « Mère de Dieu ».

Et c'est ainsi que Dieu est entré dans notre histoire, qu'Il a habité parmi nous. Et c'est bien à partir de cet événement, bouleversant pour l'humanité entière, que nous comptons nos années : 2011 après Jésus-Christ !

Que sera donc cette année ? Nos contemporains scrutent les signes des temps pour conjurer les inquiétudes de l'homme loin de Dieu. Quel malheur ou quel bonheur nous attend au tournant du jour prochain ?

Eh bien, nous chrétiens, et en particulier nous qui sommes à la Communion Notre-Dame de l'Alliance, nous ne nous poserons pas cette question pourtant humainement légitime. Quelle que soit notre situation personnelle, matrimoniale, familiale ou professionnelle, dans la peine ou dans la joie, dans la tourmente ou la sérénité, nous nous tournerons vers Marie et nous saurons que l'année qui vient sera un temps de grâce offert par le Seigneur.viergevladimir70

Nous avons tous en mémoire l'icône de la Vierge de Vladimir, Mère de tendresse... Marie, Mère de Dieu, tient tendrement contre sa joue son Petit qui n'a d'yeux que pour Elle ! Lui ne nous regarde pas. Il est tout à Celle qui nous regarde. Et par ce jeu de regards nous est donné de contempler le mystère de la maternité divine de Marie : c'est bien par Elle que nous est venu le Sauveur du monde. C'est aussi comme par son regard que nous rejoint le regard d'amour de son Fils Jésus.

Son extraordinaire visage exprime tout à la fois la tendresse, la souffrance et l'abandon total à la volonté de Dieu. Voilà pourquoi Marie nous est si proche à la Communion, comme Jésus qui a voulu, grâce à Elle, se faire si proche de nous !

Oui, ce sera une année bénie quoiqu'il arrive si, dans la prière qui nous unit, nous ne nous lassons pas de contempler le Christ par Marie, si nous nous laissons regarder et aimer par Jésus à travers les yeux mêmes de sa très Sainte Mère.

Ainsi, en lien les uns avec les autres, cette année sera sainte pour tous et pour chacun. Je vous le souhaite et je vous bénis !