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PAM 326Frères et sœurs de la Communion, très chers amis,

Ce dernier mot écrit dans l’Anneau de Feu en tant que Conseiller spirituel Général n’est pas facile à écrire. Non pas qu’un dominicain serait un instant à court de paroles ! Mais même pour un « frère prêcheur » il est, à certains moments, difficile de dire l’ampleur des merveilles de Dieu dont il a été témoin ou simplement bénéficiaire.

Même l’Ecriture Sainte n’avait pas suffi à l’époque à contenir les hauts faits de Dieu. A tel point que Jésus a envoyé son Esprit Saint pour continuer d’écrire dans nos vies et dans nos cœurs tous les bienfaits qu’il ne cesse de prodiguer à l’humanité.

Oui c’est à une grande action de grâce que je voudrais vous convier en cette fin de charge.

Action de grâce au Seigneur qui a osé m’appeler à votre service. J’ai compris de plus près combien malgré vos misères - ou à cause d’elles dirait saint Jean-Paul II - vous êtes la lumière et l‘espérance queJésus veut porter au monde, témoins chéris de sa fidélité parmi des gens mariés et comme au milieu du monde en général.

Reconnaissance infinie à Notre-Dame de l’Alliance et à saint Joseph dont j’ai mieux saisi la grâce du mariage qui vous entoure chacun.

MerciSeigneur 326Immense merci à tous. A nos modérateurs actuels et anciens jusqu’à chacun d’entre vous, même celui ou celle que je n’ai rejoint que par ce mot, en passant par mes frères prêtres, conseillers spirituels de vos groupes. Car si la Communion est le rassemblement visible (bien que souvent trop discret) de chrétiens touchés par la grande épreuve de la séparation, elle est avant tout une communion spirituelle où chacun prie les uns pour les autres pour mener présentement le bon combat du Christ pour la vocation sainte de chacun et le salut de tous (conjoint et enfants compris).

Trésor caché au creux de l’Eglise, la Communion est aussi une perle précieuse au cœur de la Communion des Saints. Comme je l’ai « bafouillé » lors de la retraite cet été, amis de la Communion, vousm’avez fait grandir dans mon sacerdoce (et pas seulement quand vous aviez objectivement à me corriger). Vous n’imaginez pas la bénédiction que vous représentez auprès de ceux que vous côtoyez. Et ce, malgré la réaction parfois décevante, humiliante voire violente de ceux que la vérité dérange. Bénédiction du Seigneur pour tout chrétien, malgré vos limites supportées, vos épreuves traversées, vos souffrances endurées etsurtout offertes. Oui de cette bénédiction du Seigneur j’ai personnellement beaucoup reçu, grâce à vous.

Alors comme un « papi » qui s’en va et fait ses recommandations : ne nous apitoyons pas sur nous-même à la manière d’un monde qui ne cesse de se plaindre pour obtenir une subvention supplémentaire. Laissons glisser les malaises, les humiliations, les méchancetés auxquels nous sommes confrontés. Ne condamnons personne et désirons en premier nous convertir, comme le Pape François nous y invite en cette Année bénie. Pour cela, ne quittons jamais Jésus du regard, attachons- nous à Lui, le Chemin, la Vérité, la Vie. La prière du chapelet fidèle nous y aidera certainement.

C’est tout cela (et plus) qui a fait de moi (vous vous rappelez, il y a 6 ans, lors de mon arrivée parmi vous ?), d’un prêtre tout tremblant et peureux, un prêtre aujourd’hui reconnaissant et heureux.

Je m’arrête et implorant votre prière pour moi, je bénis le Seigneur pour mon successeur qu’il vous donne et, de tout cœur, je bénis chacun d’entre vous.

« Tout doit converger vers la Miséricorde et s’achèvera dans la Miséricorde »

Père Antoine-Marie Berthaud, o.p.