Editorial

adf 343 editoChers frères et sœurs de la Communion,

Nous voici repartis dans la vie de nos paroisses et de nos communautés, dans notre vie d'Eglise, locale et universelle à la fois. Il nous semble parfois que c’est la routine de notre vie d’Eglise, mais nous savons aussi qu’il y a rarement de routine de la vie en Christ, si nous nous laissons toucher par son appel ! Parce qu’il n’y a pas de routine de la charité à l’œuvre !

En ce vendredi où nous écrivons cet édito, nous nous unissons à tous les membres de la Communion par la prière des foyers. Nous évoquons « saint Joseph, serviteur fidèle », et « Marie, servante du Seigneur » ! Serviteur et servante : un rappel hebdomadaire de notre fraternité dans le Christ, et un appel toujours renouvelé au service de nos frères. Vous le savez, c’est l’un des deux piliers de notre Communion : le service des hommes et des femmes confrontés à la souffrance de la séparation, qu’ils soient membres de la Communion ou que nous allions les rejoindre partout où ils se trouvent. Parce que nous avons vécu, et nous continuons à éprouver, dans notre chair et dans notre esprit, les blessures de la division, nous sommes bien placés pour savoir accueillir et écouter nos frères et sœurs en détresse.

C’est aussi parce que nous avons entendu ici ou là, et sans doute lors des récollections ou retraites de notre Communion, la parole de consolation du Seigneur, que nous pouvons nous porter au service des autres. 

Saint Paul nous le rappelle dans sa deuxième épitre aux Corinthiens : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l'objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque l'affliction ! »

Depuis notre visite à Rome, début 2018, nous avons souvent évoqué la Communion comme hôpital de campagne. Ou plutôt petite infirmerie de campagne, tant nos moyens sont faibles. Mais notre imagination ne doit pas avoir de limite en matière de charité et d’attention fraternelle, de délicatesse et de bienveillance. Que ce soit par un coup de fil pour prendre des nouvelles, quand les événements se font plus difficiles à supporter ou quand, au contraire, la solitude se fait plus lourde. Qu’il s’agisse d’une visite, d’un dépannage bien utile, d’un covoiturage, d’une démarche faite ensemble. Que ce soit un temps de prière et de partage, en Eglise ou simplement au sein du groupe régional, un office auquel on assiste ensemble ou un petit pèlerinage qui permet d’associer nos prières. Sans oublier la générosité de ceux qui par leurs dons à l’occasion de la retraite annuelle, ou lors de la collecte de fin d’année, aident ceux de nos frères et sœurs qui seraient en difficulté pour assumer seul le coût de leur participation aux activités de la Communion. Les gestes sont multiples, mais la démarche est la même : une charité à l’œuvre pour rendre vivante et fraternelle notre Communion et traduire en actes notre engagement à servir nos frères et sœurs Mariés, Séparés, Fidèles.

Cet édito est donc l’occasion de vous remercier tous pour ce que vous faites pour la Communion et ses membres les plus fragiles. Ce que chacun fait, là où il est, et dans la mesure où il le peut. Au moment où plusieurs d’entre vous passent le relais de la responsabilité d’un groupe, et où d’autres ont accepté avec générosité d’endosser le tablier qui leur était proposé, soyons vraiment pleins de reconnaissances pour l’appel à l’Amour que nous adresse le Seigneur, chacun dans notre situation conjugale un peu bancale. « Soyons dans l’allégresse et prions sans cesse ! », comme nous le rappelait Mgr Gosselin cet été. Et sachons reconnaître, malgré les épreuves et les difficultés, comme le Seigneur est bon !

« Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ! »

Emmanuel et Marie