Editorial

Mes frères et sœurs bien aimés

Edito 331La retraite est juste derrière nous, et voici qu’arrive la fête de l’Assomption de notre Très Sainte Mère la Vierge Marie, son élévation et présence corporelle au ciel après sa mort. C’est un acte de foi que nous posons, en un mystère que notre Mère Eglise nous enseigne.

Modèle d’humilité, de pureté et d’obéissance à notre Dieu d’amour, notre Mère aime ses enfants. Elle nous a manifesté sa tendresse maternelle il y a 100 ans, à Fatima, où elle apparut du 13 mai au 13 octobre 1917 à trois enfants. L’une d’eux, Lucia, deviendra carmélite.

Lorsqu’en 1981, Monseigneur Caffarra, alors archevêque de Bologne, fonde, à la demande du pape Saint Jean-Paul II, l’Institut pontifical d’études sur le mariage et la famille, il demande la prière de Sœur Lucia. Celle-ci lui répondra par courrier. Elle dira des choses qui nous touchent particulièrement.

« La bataille finale entre Dieu et Satan portera sur le mariage et la famille. » Elle continue : « N’ayez pas peur : tous ceux qui travaillent à la sainteté du mariage et de la famille seront toujours combattus et l’on s’opposera à eux de toutes les façons possibles, parce que ce sont des points décisifs ». Enfin, elle conclut : « Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête ».

Elle avertissait aussi, en parlant avec Jean Paul II, que « c’était le point central, parce qu’on touchait là la colonne qui soutient toute la Création, la vérité sur la relation entre l’homme et la femme, et entre les générations. Quand on touche à la colonne centrale, tout l’édifice s’écroule, et c’est cela que nous voyons, en ce moment, et nous le savons » (source : Aleteia).

Nous sommes dans un combat, frères et sœurs bien aimés, un combat silencieux contre toutes les forces qui veulent nous détourner de

la fidélité à notre conjoint. « La vie de l'homme sur la terre est une bataille » (Job 7, 1) « Revêtez–vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. ». (Éphésiens 6:11)

Notre-Dame de Fatima demandait aux enfants, lors de sa première apparition le 13 mai :

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu'Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ?

- Oui, nous voulons.

- Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »

Cette question aurait pu nous être posée le jour où nous avons choisi de rester fidèle à notre sacrement ou, pour ceux qui le peuvent, de renouveler le oui à notre conjoint. Car ce oui était aussi un oui à la souffrance qu’il implique. Folie pour le monde qui tente par tous les moyens de gommer la souffrance.

Dans son homélie du 13 mai 2017 à Fatima (Portugal), lors de la canonisation des pastoureaux Francisco et Jacinta, le pape a expliqué que « la Vierge Mère n’est pas venue ici pour que nous la voyions » mais pour nous mettre « en garde contre le risque de l’enfer où mène la vie sans Dieu... ».

Ainsi, a-t-il poursuivi, « en "demandant" et "exigeant" de chacun de nous l’accomplissement de son devoir d’état, le ciel déclenchait une vraie mobilisation générale contre cette indifférence qui nous gèle le cœur et aggrave notre myopie ».

Dieu « nous a créés comme une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable selon l’état de vie de chacun (...). La vie ne peut survivre que grâce à la générosité d’une autre vie».

« Sous la protection de Marie, » a conclu le Pape, « nous sommes, dans le monde, des sentinelles du matin qui savent contempler le vrai visage de Jésus Sauveur... et redécouvrir le visage jeune et beau de l’Eglise, qui resplendit quand elle est missionnaire, accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche d’amour ».

Pour la gloire de Dieu et le salut du monde

Martin