Editorial

edito 336 1Nous rentrons de notre retraite annuelle au sanctuaire Sainte-Bernadette de Nevers, le cœur plein de gratitude, et un chant de louange à nos lèvres : « Magnifique est le Seigneur, tout mon cœur pour chanter
Dieu ». Quel moment de douceur et de paix nous avons pu vivre là, comme en témoignent tous les messages d’action de grâce que nous publions dans ce numéro, selon la tradition ! 

Ils disent tous la joie qui renaît dans nos cœurs blessés au fil de ces jours de retraite, et soulignent tout particulièrement cette année la force et la beauté de la prédication de notre Conseiller Spirituel Général, le père Grégoire. En remettant les pendules à l’heure sur la question de la théologie du corps, il nous a aidés à poser un regard de vérité, et donc de miséricorde, sur nos histoires personnelles. Un immense merci à lui, et notre reconnaissance pour cet accompagnement fidèle, attentionné, rigoureux et plein de compassion dont il fait preuve depuis deux ans. 

Mais nous avions une autre raison toute particulière de rendre grâce, et nous l’avons exprimée au cours de la soirée du vendredi : remercier Martin pour les cinq années son mandat de modérateur qui se sont achevées à Nevers. Son dévouement sans limite, son travail incessant (et souvent invisible, en coulisses) au service des frères et sœurs, sa passion pour la Communion, ses visites fraternelles à travers toute la France, à la rencontre des groupes, ses intuitions extraordinaires ont magnifiquement porté la vie et le message de notre mouvement... jusqu’aux oreilles du Saint-Père ! Merci Martin ! 

edito 336 2On ne peut que penser lui en lisant cette phrase de la philosophe Simone Weil : « Qu’il y ait ou non union charnelle, l’échange d’amour est illégitime si de part et d’autre le consentement ne procède pas de ce point central de l’âme où le oui ne peut qu’être éternel. » Tant il semble clair que toute son action au service de la Communion était d’abord le reflet – et le fruit – de son alliance indéfectible avec Donatienne. Merci Martin pour tout ce que tu nous as donné et partagé au long de ces cinq années. 

En revenant de Nevers, nous essayons de prolonger la grâce de ces jours bénis, d’habiter cette paix que nous avons reçue, de la faire vivre au cœur de nos familles éprouvées, et de témoigner au sein de nos paroisses de l’espérance qui est en nous, comme nous y sommes invités. 

Lorsque nous nous sommes quittés samedi, n’étions-nous pas dans l’esprit des premières communautés regroupées autour des apôtres, capables d’entendre et de vivre l’appel de saint Pierre, dans sa première épitre : « Vous tous enfin, vivez en parfait accord, dans la sympathie, l’amour fraternel, la compassion et l’esprit d’humilité (...) invoquez sur les autres la bénédiction car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir en héritage cette bénédiction. » 

Emmanuel