Editorial

edito 340 1Depuis sa fondation en 1983, la Communion est rattachée au diocèse de Rennes. C’est donc Mgr Pierre d’Ornellas qui s’occupe de nous avec générosité depuis sa nomination comme archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo  en 2007. Nous n’oublierons pas que c’est grâce à lui qu’une petite délégation de frères et sœurs de la Communion a pu assister à la messe privée du Saint-Père en janvier de l’année dernière. 

C’est donc toujours une grande joie de le rencontrer, ce qui n’arrive que rarement puisque nous ne l’avions pas revu depuis Rome ! Mais nous avions fait cette fois-ci le déplacement à Rennes pour que Marie puisse se présenter à lui. Comme il nous l’a dit avec humour à notre arrivée, il était heureux de constater que Paris devenait la banlieue de Rennes. Et que cette heure avec lui fut belle, paisible, lumineuse... 

Lorsque Marie s’est présentée et a raconté son histoire, Mgr d’Ornellas l’a écoutée avec beaucoup d’attention et de douceur, puis il a souhaité partager avec elle sa vision de la Communion, ce que lui inspirait ce mouvement dont il a souligné plusieurs fois le caractère prophétique. Pour cela, il s’est appuyé sur sa bible qu’il a ouvert d’un seul geste sur l’annonce de la résurrection dans saint Marc : les femmes témoignaient de la joie de la résurrection, mais personne ne voulait les croire, aucun apôtre n’y a cru ! Il lisait et relisait saint Marc en insistant sur chaque mot «Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d’abord à Marie de Magdala dont il avait chassé sept démons. 

Celle-ci alla le rapporter à ceux qui avaient été ses compagnons et qui étaient dans le deuil et les larmes. Et ceux-là, l’entendant dire qu’il vivait et qu’elle l’avait vu, ne la crurent pas. Après cela, il se manifesta sous d’autres traits à deux d’entre eux qui étaient en chemin et s’en allaient à la campagne. Et ceux-là revinrent l’annoncer aux autres, mais on ne les crut pas non plus. » Et quand enfin il se manifeste aux onze, il leur reproche leur incrédulité. 

edito 340 2En nous disant cela, il nous regardait avec un grand sourire, presque jubilant, comme une invitation à ne pas nous inquiéter, à témoigner à temps et à contre-temps, à prendre la suite des témoins de la résurrection. « Ce dont vous témoignez, poursuivit-il, c’est de la présence du Christ dans vos épreuves, il ne les supprime pas, mais il vient les visiter, et sa présence devient source de joie. Mystère de la grâce ! » 

Voilà ce que nous voulions partager avec vous après cette belle journée à Rennes qui nous a également permis de visiter notre siège, de déjeuner avec notre ancienne modératrice Marie-Louise Jacob, et de rencontrer brièvement Paul Salaün, notre fondateur. Nous revenions pleins de joie pour vous transmettre cet appel à témoigner de l’espérance qui est en nous, tout particulièrement en ces jours où nous vivons de la foi au Christ mort et ressuscité. 

Que la joie de Pâques rayonne saintement sur vous et sur vos familles ! 

Emmanuel et Marie