Editorial

edito 327 2Mes frères et sœurs bien aimés,

Voici Noël qui arrive. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique» (Jn 3, 16). Le Roi de gloire entre dans notre humanité par la petite porte. Lui qui est plus important que toutes les personnalités du monde n’a pas de lieu où naître. Il vient dans le dénuement et la pauvreté. C’est aux bergers que les anges adressent le faire-part de naissance, des hommes sans éducation. « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ». (Lc 2, 11)

Dieu infiniment bon, tu as choisi de naître dans une sainte famille. C’est cette famille que nous prenons pour modèle.

Merci, sainte Marie, d’avoir dit oui à l’appel du Seigneur. Quelle confiance tu as eu en Dieu. Une naissance est un heureux évènement, mais être la Mère du Christ est tout sauf un long fleuve tranquille.

« Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). Tu nous montres la voie de la confiance et de l’abandon. Marie, toute donnée au Seigneur, tu es obéissante et docile. Aide-nous à t’imiter.

Merci, saint Joseph, d’avoir dit oui à l’appel du Seigneur. Père protecteur de notre Messie, tu as accepté de prendre Marie pour épouse. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Tu n’as pas choisi la facilité. Quelle responsabilité que d’être le chef de la Sainte Famille. Quel

renoncement aussi d’avoir épousé Marie, car dès le début, tu as dû l’abandonner à Dieu. Sois notre modèle, aide-nous à t’imiter. Aide nous à abandonner notre conjoint au Seigneur.

edito 327 1Merci, Jésus-Christ, d’être venu au monde pour nous sauver. « Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! » (Is 9, 5). Au travers de son fils unique, Dieu ne donne pas ce qu’il a, il se donne lui-même tout entier. L’œuvre du salut est une histoire de don. Marie a fait don de son enfant pour notre salut. Aide-nous à te faire don de nos enfants.

En ce temps de Noël, soyons don les uns pour les autres, avec une attention particulière pour ceux et celles qui souffrent de la solitude, de l’abandon, de la trahison, de l’irrespect. Pensons aussi à nos malades, à nos frères et sœurs âgées. « C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l'on reconnaitra que vous êtes mes disciples » (Jn 13,35). Une visite, un coup de téléphone, ou une réception chez l’un ou l’autre, voilà qui peut changer la solitude en allégresse.

En ce temps de Noël, soyons aussi pardon, le don au-delà du don. Le temps est propice pour faire un pas vers une personne avec laquelle on s’est brouillé, une personne qu’on ne supporte pas, une personne qui nous a blessé. Une carte, un coup de téléphone, ce petit pas qui montre une disposition de cœur et d’âme pour aimer plus, aimer mieux, à l’image de notre Seigneur Jésus-Christ. « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Mt 6, 12).

Que Dieu vous bénisse en abondance, frères et sœurs bien aimés. Saint et joyeux Noël.

Gloria in excelsis Deo

Martin