Editorial

Frères et sœurs bien-aimés,
edito321Noël est tout proche, tout proche. Notre Dieu, qui tient tout l’univers de toute éternité dans sa main, choisit de se faire unique ; lui qui a créé toute l’humanité choisit de se faire semblable à nous, pour nous montrer comment devenir semblable à lui. Il y a quelque chose de vertigineux dans cet abîme d’amour. Dieu tient tellement à nous qu’il vient nous chercher lui-même. « Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jn 3,16)
Seigneur, tu bouleverses toutes nos logiques. Tu ne descends pas comme un roi mais tu te fais un des nôtres. Tu te fais pauvre et petit, pour que tous se sentent rejoints. Tu ne viens pas en conquérant entouré de gardes, mais tu viens naitre comme nous, d’une femme, dans le secret de la nuit. Toi l’Eternel, tu choisis une créature pour être ta mère, pour porter en elle Jésus, pour le soigner et l’éduquer. Peux-tu te faire plus proche que cela ?
Oh Marie, quel vertige a dû te prendre quand le messager de Dieu t’a adressé l’annonce. Quelle pureté devait t’habiter, quelle crainte, quelle obéissance ! « Voici la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta Parole ! (Lc 1, 38). Guide-nous, sainte Vierge Marie, vers cette obéissance, cette crainte, cette pureté, pour que nous puissions recevoir dignement le corps de ton Fils.
Quelques jours après Noël, nous fêtons les Saints Innocents, ces enfants tués sur ordre d’Hérode qui espérait supprimer Jésus. Mon Dieu, aujourd’hui encore, des innocents sont frappés. Nous te confions tous les enfants tués dans le sein de leur mère. Qu’en ton nom, ils puissent toucher le cœur de leur maman et leur papa, afin qu’il s’ouvre à la divine miséricorde. Nous te confions tous les enfants frappés par la séparation de leurs parents. Ce sont les nôtres. Pardonne-nous Seigneur car « ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites » (Mt 25.40). Déverse sur eux ta miséricorde, ô Jésus, guéris les blessures de leur cœur, que nous avons meurtri dans nos querelles d’adultes.
La Miséricorde, nous lui portons une attention particulière cette année, à la demande du Pape François, en communion avec toute l’Eglise. Rendons grâce tout spécialement pour sainte Faustine, apôtre de la Divine Miséricorde. Elle a eu pour mission de la faire connaître au monde. Dieu a un cœur ouvert à la misère de l'homme. C’est par miséricorde qu’Il m’invite à rester fidèle, fidèle à sa parole, à ma parole, à mon conjoint. Cette fidélité engendre une croissance spirituelle extraordinaire, si elle est habitée par la miséricorde.
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Mt 5,48). L’expérience de sa miséricorde nous amène à devenir miséricordieux. Ainsi notre regard sur notre conjoint change - et même sur la personne avec qui il vit peut-être - pour devenir un regard rempli de miséricorde, d’amour sincère et véritable. Un regard qui ne justifie pas le mal, mais qui espère le salut de tout homme. C’est ainsi que nous parvenons à une paix et une joie profonde, que nul ne peut nous ravir.
Paix à toi, mon frère, ma sœur, de bonne volonté. Saint Noël dans la Paix du Christ ! Et soyons bien en communion le premier jour de l’an, solennité de sainte Marie, Mère de Dieu.
Martin