dieu-marche-sur-terreNous nous émerveillons facilement des prodiges du génie humain, en ce temps où les prouesses technologiques s’accélèrent. Il n’y a pas si longtemps, l’homme a marché sur la lune.

 

Des centaines de millions d’êtres humains étaient devant leur téléviseur pour regarder cet exploit mondial. Pourtant, sans bruit, il y a un peu plus de deux mille ans, Dieu a pris un visage humain : il est né le divin Enfant. « Et le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous » (J 1,14). Ce jour-là, seuls quelques bergers avertis par des anges étaient présents pour contempler la simplicité de Noël et rendre gloire à Dieu. Quel contraste ! Cet événement inouï, nous le fêtons tous les ans, le jour où la nuit est la plus longue.  « En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jn 1, 4-5). Dieu a marché sur la terre pour nous sanctifier par le don de sa Vie, plus forte que nos morts et nos endurcissements de cœur. Quelle bonté et quelle miséricorde !Dans notre situation de séparés ou de divorcés fidèles, Noël ravive un manque. Nous pouvons avoir le cœur lourd, et pourtant dans notre nuit, il y a une espérance porteuse d’une promesse de Vie qui nous tient éveillés.  Ce manque nous rend peut-être plus disponibles à notre famille, à nos amis, à ceux qui sont dans la peine, plutôt que de vivre « gavés », comme disent les jeunes, voire dans l’indifférence du cœur. Mais cela ne va pas sans combat. Dieu a aussi marché sur la terre pour sanctifier le mariage. Nous en sommes des témoins par notre vie. Il est venu habiter dans notre foyer, certes divisé, pour nous révéler un amour plus grand qui est grâce et vérité. Il nous entraîne à sa suite pour aimer comme Lui, sobrement, avec réalisme et avec l’intelligence du cœur qui nous détache de nos propres passions, cause de nos désordres affectifs.« Supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l’un a contre l’autre quelque sujet de plainte ; le Seigneur vous a pardonné, à votre tour faites de même. Et puis, par-dessus tout, revêtez-vous de charité en laquelle se noue la perfection. Et que la paix du Christ règne dans vos cœurs : tel est bien le terme de l’appel qui vous a rassemblés en un même Corps. Enfin vivez dans l’action de grâces ! » (Col 3, 13-15).

Quelle belle invitation à vivre fraternellement en enfants de Dieu cette nouvelle année, les pieds sur la terre, la tête dans le ciel !