On dit souvent que c’est l’âge d’une certaine maturité, d’une prise de conscience. A 30 ans, pour beaucoup de nos contemporains, c’est l’âge où l’on trouve un certain équilibre, où l’on prend plus volontiers des engagements que ce soit d’ordre professionnel, sociétal et bien sûr familial.

Et pour nous, membres de la Communion ? Je ne parlerai pas de la période où nous avons eu 30 ans ; cela fait partie de l’intimité de chacun d’entre nous.

Je voudrais plutôt parler de nos 30 ans de vie fraternelle, 30 ans pendant lesquels notre mouvement s’est construit pierre après pierre suite à l’intuition d’une femme, Anne Marie Le Marquer, et d’un homme, Paul Salaün, intuition que leur vie de femme et d’homme blessés ne pouvaient rester stérile malgré la rupture familiale.

30-ansAu cours de ces 9 années passées au sein de la Communion, m’est souvent venu en mémoire ce passage de l’Evangile de Matthieu (7, 24,25) ou Luc (6, 48) où le Seigneur compare celui qui met en pratique ses paroles à un homme qui a creusé profond pour poser les fondations de sa maison sur le roc. Je suis convaincue qu’effectivement ces 30 ans nous ont permis de construire non seulement nos vies mais aussi notre mouvement sur du roc. Ce ROC, pour nous c’est le Renouvellement du Oui à notre Conjoint que nous sommes invités à prononcer, selon notre cheminement, 2 fois par an, le jour anniversaire de notre mariage et à la messe de clôture de la retraite annuelle.

Dans ce second numéro « spécial 30 ans », après les témoignages d’Anne Marie et Paul, nous pourrons nous rendre compte que ce que nous vivons au sein de la Communion, nous le devons à nos frères et sœurs qui nous ont précédés, à ceux qui ont vécu les débuts balbutiants avec Anne Marie, Paul, Babeth, Bernadette et tant d’autres présents parmi nous, présents avec nous par leur prière, ou déjà auprès du Père.

A nous de faire perdurer, d’amplifier ce mouvement qui permet à tant d’hommes et de femmes de toutes les générations, de se reconstruire, d’avancer à la suite du Christ avec l’aide bienveillante et maternelle de Marie, Notre Dame de l’Alliance.

Annick