De retour de quelques jours de vacances vécus avec les bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre à Notre-Dame de Laghet, sur les hauteurs de Nice, je prends la mesure de tout ce que le Seigneur m’a donné de vivre ces onze dernières années, depuis que mon époux est parti pour vivre autre chose et autrement.

edito-adf314Cette absence humaine est compensée peu à peu par la présence du Seigneur dans ma vie. Au fil des mois et des années, Il a pris une place que je ne Lui octroyais guère par le passé. Oh, je ne suis pas encore, et loin de là, une habituée des offices religieux et autres messes quotidiennes, mais il n’empêche que, parce que je Le laisse faire, Il m’emmène doucement sur son chemin de paix et c’est là où il fait bon vivre.

Ce chemin de paix passe par la miséricorde et le pardon. «Miséricorde et pardon», c’est le thème que le Conseil a choisi d’aborder au cours de nos trois récollections régionales pour cetteannée qui commence. Vaste sujet, inépuisable, mais si beau.

Si la miséricorde du Seigneur nous est donnée par son sacrifice sur la Croix (He, 9, 14), nous savons bien que nous devons aussi en faire la demande par le sacrement de réconciliation, par la reconnaissance et l’aveu de notre péché. Mais la démarche n’est pas aisée. Alors nous pouvons recevoir la grâce de son pardon, et ainsi nous retrouvons le lien d’amour qui nous fait vivre en Christ : « je ne veux pas la mort de celui qui meurt mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez, 18,32).

Cette grâce du sacrement de réconciliation et de la miséricorde de Dieu, beaucoup d’entre nous ont pu la recevoir, cette année encore, au cours de la soirée Réconciliation de la retraite. De nombreuxprêtres se sont mis à notre écoute. Par leur ministère sacerdotal c’est le Seigneur lui-même qui nous écoutait. Il nous a accueillis avec nos faiblesses, nos erreurs, nos manquements à l’amour divin. Nous avons été réconfortés, encouragés à avancer sur ce chemin ardu de la fidélité à notre conjoint, à notre sacrement de mariage : « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Mt, 11, 28).

Cette grâce de la réconciliation ne fut pas la seule vécue par les retraitants. Les actions de grâce qui furent déposées le vendredi, lors de la soirée de louange et que nous pouvons lire dans ce numéro, furent nombreuses et variées.

Personnellement, l’une des plus belles grâces que j’ai reçues a été de les lire toutes, car il a fallu les retranscrire pour la parution. Que de ferveur, que de profondeur, que de foi, que d’espérance dans l’Amour divin et dans la tendresse maternelle de Notre-Dame.

Oui le Seigneur est bon, éternel est son amour,

sa fidélité d’âge en âge. (PS, 99, 5)

Annick