Chers frères et sœurs,

Voici les vacances d’hiver. On ne dit plus vacances de Noël. Les anti-chrétiens crient victoire, mais la majorité s’en fiche, ne se souciant plus que de son confort et se plaignant de ce qu’ils n’ont plus ou pas encore. À toutes les fêtes chrétiennes, le congé permettait aux fidèles d’aller à la messe et de se réunir en famille. On a gardé les congés, mais on ne va plus à la messe. La prospérité (malgré toutes les crises), les médias et mai 68 ont éteint la pratique religieuse, ressentie comme contraignante. S’ils savaient...

edito-315« Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16). Dieu voyait le monde en déroute, sous l’emprise du Malin, et comme un Père prévenant, plein d’amour, il envoie son Fils pour le sauver. « Car Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jn 12, 47). Et pour cela, Il ne débarque pas en grande pompe, en usant de Sa toute-puissance pour régler tout ça en un tour de main. Il aime tant Sa création qu’Il respecte sa liberté, et par la manière dont Il nous vient, Il démontre que l’amour s’exerce dans la discrétion et l’humilité, dans « le murmure d’une brise légère » (Rois 19, 12). Il a tellement confiance en Sa création qu’Il la fait participer à Son œuvre de salut. Il choisit une humble femme pour venir au monde, et Il vient au monde dans les conditions les plus pauvres. Un bébé vient nous sauver ! Il faut être Dieu pour avoir de pareilles idées. Quoi de plus dépendant, de plus fragile qu’un nouveau-né, et pourtant c’est Lui qui vient sauver l’humanité entière.

N’est-il donc pas aussi en mesure de sauver notre pauvre vie à chacun de nous, notre famille, notre couple, notre amour conjugal ? Pour autant que nous lui en laissions la possibilité. Lâcher prise, encore et toujours. Et augmenter notre foi en Jésus Christ, notre Sauveur. Même dans l’épreuve et la souffrance. Nous savons que Noël peut être une période éprouvante pour certains, où les enfants doivent être partagés entre les deux côtés, où la solitude peut devenir plus pesante, voire insupportable, où la blessure de la trahison se rouvre douloureusement.

Alors soyons tout particulièrement attentifs à ceux et celles qui souffrent, à ceux et celles qui sont seul(e)s. «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Invitons-nous les uns les autres, écrivons-nous une carte, montrons de la tendresse et de l’affection fraternelle, en particulier aux affligés. Et envers notre conjoint, ayons un geste de paix, une pensée de paix, ou un désir de paix. « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté » (Lc 2,15).

edito-2-315Avec la certitude de jours meilleurs, ma sœur, mon frère, continue à croire en l’amour. Jésus est venu tout spécialement pour toi. Aujourd’hui l’enfant Jésus, ce nouveau-né, te demande de pouvoir naître pour toi, chez toi, en toi. Pour demeurer avec toi, près de toi, en toi.

« Car voici que je vous annonce une grande joie qui sera pour tout le peuple : c'est qu'il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2,10- 11).

De tout cœur joyeux Noël. Paix et joie !

Martin, en Christ