Frères et sœurs bien-aimés,

editorial 319Quel temps béni que notre retraite annuelle. Oui, nous y sommes vraiment en communion, avec le Seigneur, et entre frères et sœurs.

En communion aussi avec nos frères et sœurs défunts, qui intercèdent pour nous s’ils sont dans la plénitude, ou qui comptent sur notre prière s’ils sont en voie de purification. Gardons-les vivants dans notre cœur et notre mémoire.

En communion avec ceux et celles qui n’ont pu participer à la retraite, pour des raisons familiales, professionnelles, ou de santé. Veillons à leur donner des nouvelles. Ils en auront par cette édition, mais une visite ou un coup de fil fait tant plaisir et garde les liens vivants.

En communion avec les nouveaux venus, que nous avons pu accueillir, avec leurs appréhensions, leurs joies et leurs peines. « Qu’est- ce que je suis venu faire ici ? » entend-on. Et puis, au fil de la retraite, le désarroi cède à un peu de paix, de reconnaissance, de joie. Et des visages fermés se sont ouverts, des cœurs de pierre se sont transformés en cœurs de chair, des larmes de consolation ont pu couler car aimer c’est aussi souffrir. « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1).

En communion avec les autres mouvements de "séparés fidèles" et avec toutes les personnes séparées qui vivent la fidélité. Car si nous sommes 250 à la Communion, nous savons que nous sommes bien plus nombreux à suivre ce chemin.

En communion avec nos prêtres. Que ferions-nous sans eux, sans leur écoute patiente, qui leur inspire les paroles justes, afin de nous éclairer et nous encourager ? C’est par nos prêtres que Dieu dispense ses sacrements dans nos cœurs de pauvres. Quel trésor de bonté à notre égard! A mesure que nous avançons, le lien intime entre l’eucharistie, la réconciliation et le sacrement de mariage apparait de plus en clairement. Merci, chers prêtres, merci chère Eglise, mère aimante. « Puis il dit au disciple : « voici ta mère » (Jn 19,27).

Restons bien en communion intime avec notre Seigneur de tout amour et miséricorde, avec notre Sainte Eglise, les uns avec les autres dans l’amitié fraternelle... afin de nourrir la communion avec notre conjoint, à aimer pour toujours. « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19,6). Martin