Enseignements

Enseignement donné au Conseil du 29/11/2014 par Michel Boyancé, de l’IPC (Facultés libres de Philosophie et de Psychologie)
enseignement 317Vérité, discernement du bien et du mal et acte prudentiel
Quels sont aujourd’hui les obstacles qui empêchent de prendre une décision juste ?
Jugement de conscience
Il ne s’agit pas d’un jugement de condamnation mais d’un jugement propre qui va dire : c’est bien ou mal. Le jugement de conscience est un lieu intime, à l’intérieur de notre personne. Aucune conscience humaine ne peut y échapper. Il y a une inclination naturelle de l’homme à faire ce qui est bien et à éviter ce qui est mal.
Le jugement de conscience amène à des cas de conscience (ce qui est une très bonne chose), car sans cela, la situation peut devenir dramatique. Le jugement de conscience peut également conduire à l’objection de conscience.

Compte rendu de la journée de réflexion sur l’accueil et l’accompagnement des fidèles divorcés.
Miséricorde et Vérité donnait rendez-vous le 24 novembre dernier à ses adhérents et amis à la maison diocésaine de Paris pour une nouvelle journée de réflexions et d’échanges. Créé en 2002 à l’initiative du Père Jacques Nourissat, d’abord à Dijon, puis à Paris, Miséricorde et Vérité est un groupe de réflexion formé de prêtres, diacres et laïcs qui s’est donné pour objectif d’approfondir l’accompagnement pastoral des fidèles divorcés engagés ou non dans une nouvelle union, dans la fidélité à l’enseignement du Christ dans l’Evangile et dans son Eglise. Le Père Gérard Berliet en est son président.

Sermon de saint Jean-Chrysostome sur le diable tentateur

Les chemins de la conversion

(texte lu lors de la soirée réconciliation à notre retraite de la Sauque)

Voulez-vous que je vous indique les chemins de la conversion ? Ils sont nombreux, variés et différents, mais tous conduisent au ciel.

sermon-sauque-adf314Le premier chemin de la conversion, c'est la condamnation de nos fautes. Commence toi-même par dire tes fautes, pour être justifié. Et c'est pourquoi le Prophète disait : « J’ai dit : Je veux confesser au Seigneur les iniquités que j'ai commises ; et toi, tu as pardonné le péché de mon cœur. Condamne donc toi-même les fautes que tu as commises, et cela suffira pour que le Maître t'exauce.» Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d'y retomber. Éveille ta conscience pour avoir ton accusateur en toi-même et ne pas le rencontrer devant le tribunal du Seigneur. Voilà donc un excellent chemin de conversion.

Il y en a un deuxième, qui n'est pas inférieur à celui-là : c'est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons de service, car c'est ainsi que nous obtiendrons le pardon de celles que nous avons commises contre le Maître ; c'est la deuxième manière d'obtenir la purification de nos fautes. Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit le Seigneur, mon Père, qui est au ciel, vous pardonnera aussi.

Tu veux connaître le troisième chemin de la conversion ? C'est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur.

Si tu désires connaître le quatrième chemin, je citerai l'aumône : elle a une puissance considérable et indicible.

La modestie et l'humilité ne sont pas des moyens inférieurs à ceux que nous avons dits pour détruire les péchés à la racine. Nous en avons pour témoin le publicain qui ne pouvait pas proclamer ses bonnesactions, mais qui les a toutes remplacées par l'offrande de son humilité et a déposé ainsi le lourd fardeau de ses fautes.

Nous venons donc d'indiquer cinq chemins de la conversion: d'abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain, le troisième consiste dans la prière, le quatrième dans l'aumône et le cinquième dans l'humilité.

Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins : ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère. Car, même si tu vis dans la plus grande pauvreté, tu peux abandonner ta colère, pratiquer l'humilité, prier assidûment et condamner tes péchés. Ta pauvreté ne s'y oppose nullement. Mais qu'est-ce que je dis là ? Alors que, sur ce chemin de la conversion où il s'agit de donner ses richesses (c'est de l'aumône que je veux parler), même la pauvreté ne nous empêche pas d'accomplir le commandement. Nous le voyons chez la veuve qui donnait ses deux piécettes.

Nous avons donc appris comment soigner nos blessures; appliquons ces remèdes : revenus à la vraie santé, nous profiterons hardiment de la table sainte et avec beaucoup de gloire nous irons à la rencontre du roi de gloire, le Christ. Obtenons les biens éternels par la grâce, la miséricorde et la bonté de Jésus Christ notre Seigneur.

(texte lu lors de la soirée réconciliation à notre retraite de la Sauque)