Enseignements

Commentaire de l'Evangile du dimanche 4 octobre, proposé par Mgr Jesús Sanz Montes, ofm, évêque de Huesca y de Jaca, en Espagne (Marc 10, 2-16) : "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni".

Ce dimanche nous présente une page évangélique très inconfortable dans laquelle Jésus prend ses distances par rapport à une vérité qui dépend de l'opinion collective, si facile à manipuler. Notre époque a adopté le relativisme subjectif : on ne dit plus que les choses « sont », mais « à moi il me semble que les choses sont ». La vérité réside dans ce que pense la majorité, dans ce que décide la majorité, dans ce que rejette la majorité. Si bien que la nouvelle sagesse se nomme « statistiques » et le sein qui la fait naître sont les « urnes ». Les conséquences éducatives, sociales, politiques et familiales de ces principes sont impressionnantes.

Cardinal SchonbornQuelle est notre œuvre de miséricorde face à ceux dont l’amour n’a pas réussi et qui ont contracté une nouvelle union ? Cette question a été posée au Cardinal Schönborn au cours de la retraite sacerdotale internationale qui a eu lieu à Ars du 27 septembre au 3 octobre 2009. Voici sa réponse. « Merci d’avoir eu le courage de poser cette question devant laquelle j’ai les mêmes perplexités que vous. Je suis moi-même issu d’un foyer brisé. Mes parents ont divorcé alors que j’avais treize ans en 1958. La séparation est donc une réalité que je connais dans ma chair et qui m’entoure de toutes parts en Autriche particulièrement où les séparations sont très fréquentes. L’Europe tout entière est touchée et de nombreux autres coins du monde connaissent un grand déséquilibre sous tel ou tel aspect face à cette réalité humaine fondamentale de l’union de l’homme et de la femme.

Une méditation sur les béatitudes, venue du Toît du monde...