Index de l'article

5. Rester fidèle, c’est se refuser d’être heureux. L’homme n’est pas fait pour rester seul. Dieu bénit ceux qui s’aiment. Opposer « heureux » et « fidèle » reviendrait à exclure des Béatitudes ceux qui ont la foi (fides = foi).

Il est vrai que rester seul est une épreuve surtout dans une société où la recherche du plaisir est comme un droit, voire un devoir ! Rester fidèle est un combat mais c’est aussi un bonheur, celui de vivre sous le regard du Seigneur qui nous comble de ce qu’un humain ne peut certainement pas combler …

S’il est vrai que « Dieu bénit ceux qui s’aiment », encore faut-il préciser de quel amour on parle. L’amour est-il seulement sentiment ? Amour-passion, amour-fusion - souvent feu de paille - ou amour don de soi jamais repris, à l’image de Jésus ?

La fidélité engendre l’ouverture de cœur et inversement. Elle nous permet de voir notre conjoint autrement. De le voir avec le regard bienveillant du Christ. Voir au-delà des actes le bien qui est en lui. Réapprendre à l’aimer à travers nos enfants et petits-enfants.

« Mais dès l’origine de la création, Il (Dieu) les fit homme et femme. Ainsi donc, l’homme quittera son père et sa mère et les deux ne feront qu’une seule chair. (Mc, 10, 6)

La fidélité est un chemin de sainteté. En appuyant notre fidélité sur celle du Christ, nous bénéficions de sa grâce (son soutien) et nous en éprouvons beaucoup de joie. Avec lui, nous ne sommes jamais seuls. Être seul et rester fidèle peut aussi conduire à trouver un nouveau sens à sa vie en pratiquant le bénévolat, l’écoute des autres et notamment des plus démunis.