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7. Attendez-vous le retour de votre conjoint ? Regarder en arrière vers quelque chose qui n’est plus, n’est-ce pas refuser la vie ?

La première chose que l’on peut faire quand on nous pose une question qui nous embarrasse, c'est d'en poser une autre qui nous semble plus juste ou plus appropriée et à laquelle on peut donner une réponse. Exemples : « Tu veux savoir si j'aime toujours mon conjoint ? Ou si j'ai toujours confiance en lui – ou elle ? Ou si je le (la) vois encore ? » Cela permet de ne pas rester devant une question trop difficile pour commencer une conversation.

Voici une réponse possible : Depuis notre séparation et la souffrance qui a suivi, nous avons pris des chemins très différents. Aujourd’hui une reprise de vie commune n’est pas envisageable. Pourtant dans le fond de mon cœur, il y a un désir profond de réconciliation, même si je sais qu’elle n’aura peut-être pas lieu ici-bas. Par le sacrement du mariage, Dieu est venu sceller notre union de manière indissoluble. Il me demande d’aimer mon conjoint aujourd’hui. Même si mon conjoint n’est plus près de moi, je continue de recevoir une grâce spéciale – une aide, une paix - en lien avec le sacrement de mariage. La parole que j’ai prononcée et par laquelle je me suis engagé(e) m’aide à l’aimer encore, mais autrement. Nos enfants m’aident à cultiver une image positive de mon conjoint. L’épreuve a transformé mon amour, l’a purifié. La porte reste ouverte. Cela ne m’empêche pas de vivre pleinement ma vie et de profiter de tous les cadeaux que la vie me donne chaque jour.