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Homélie de Mgr d'Ornellas, évêque référent de la CNDA,
à la messe de clôture de la retraite de Tressaint le 8 juillet 2011

mgr-dornellas-tressaint2011Pardonnez-moi de vous redire comme au début de la messe : « chers enfants » … puisque vous êtes marqués aujourd’hui de l’écharpe de votre baptême.
Nous entendons dans cet Evangile (Mt 10, 16-23) des phrases prononcées par le Seigneur et qui sont comme rassemblées par l’évangéliste St Matthieu. Et ces phrases sont dites aux disciples pour évoquer leur mission, le témoignage qu’ils ont à rendre.

Je ne voudrais pas reprendre toutes ces affirmations du Seigneur Jésus mais simplement l’une d’entre elles qui me semble décisive pour nous. Jésus  semble brouiller toutes les cartes quand il dit : « le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort ». Avec cette conclusion : « Vous serez détestés de tous à cause de mon nom. »
Jésus ne prophétise pas la brouille dans les familles, il veut simplement nous dire qu’il y a quelque chose de beaucoup plus profond. Quelque chose qui permet précisément à la famille d’être cette réalité beaucoup plus profonde. C’est cela quand il dit : « à cause de mon nom ».
Le Seigneur Jésus est en train de nous dire qu’il tisse des relations beaucoup plus profondes que des relations d’ordre simplement humain : ce sont des relations de l’ordre de la grâce. Non pas simplement des relations qui se suffiraient de l’ordre humain mais des relations qui trouvent leur cohérence, leur force, leur perspicacité, leur justesse quand elles sont « à cause de mon nom », quand elles sont animées par la grâce de Dieu, animées par la présence du Christ.
Et cette phrase qui me semble décisive : « Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Ca ne signifie pas la récompense finale de celui qui aura trouvé les moyens de persévérer jusqu’à la fin. Ce n’est pas du tout cette logique-là que le Seigneur nous dit. C’est plutôt ceci : celui qui persévère jusqu’à la fin ne persévère que parce qu’il a reçu la grâce du salut.