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Veillée de prière à Saint-Ferdinand, le 9 octobre 2008. Méditation de Mgr Blaquart, évêque auxiliaire de Bordeaux

Chacun de nous, tôt ou tard, fait cette expérience de la fidélité de Dieu dans son Amour pour nous, dont la plus belle manifestation dans l’histoire des hommes est la mort de Jésus sur la croix, corps livré pour la multitude des hommes sans aucune exception. Oui, « Dieu a tant aimé le monde ». Voilà le fondement de notre foi et de notre prière ce soir.

Au commencement de notre histoire, parfois bien chaotique, et malgré les blessures affectives qui peuvent remonter loin dans notre petite enfance voire dans le sein de notre mère, il y a l’Amour de Dieu, plus fort que toutes les impasses, les séparations, les brisures de l’existence. Dieu est amour, et cet amour-là veut et peut transfigurer, renouveler les vies les plus blessées, les êtres les plus meurtris, en particulier ceux dont l’amour a été trahi.

« Vivre la fidélité dans le sacrement de mariage ! » Tel est le thème de cette soirée ! L’expression aujourd’hui ne fait pas recette. On parle davantage de « réalisation individuelle », d’ « expériences variées », de « recommencer sa vie », et puis la notion de mariage elle-même est diluée. Tout se vaut, le concubinage, le pacs, « du moment qu’on s’aime ». Les jeunes générations ont du mal à s’y retrouver, face aux errances de leurs aînés, et aujourd’hui, pour beaucoup, ce qui prime, c’est l’instant présent, le plaisir immédiat… « Du moment qu’on s’aime ! » Mais l’Amour ne vient pas de nulle part ! Il n’est pas qu’affaire d’attirance et de sentiments. Il a des racines à cultiver et impose des conditions pour s’épanouir.