en Aquitaine

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Des récollections sont régulièrement proposées aux membres de la CNDA.

Récollection du 28 au 29 octobre 2017 au monastère du Broussey.

Si la date de la prochaine récollection ne figure pas ci-dessous, ou pour toute information pratique, joindre directement les responsables régionaux en consultant :

la fiche du groupe régional CNDA

Je vous transmets le récit de la réconciliation en cours de Béatrice avec son époux (ils ont repris la vie commune et ils ont trois enfants) et de la présence bienfaisante de Marie dans la vie de sa famille.
Vincent (Bordeaux) – AQUITAINE
Marie noeuds 318Je voudrais témoigner de la grandeur, de la toute-puissance et de l’infinie bonté de Notre Seigneur pour ses enfants...
Jusqu'au début 2014 il y a eu des hauts et des bas avec mon époux, tantôt dans le rejet, tantôt dans la réconciliation, à bout de forces j'ai pris la décision de divorcer et j'ai entamé les démarches avec mon avocate.
Entre-temps une amie de longue date me propose d'aller en pèlerinage à Medjugorje avec les enfants. Projet qui me paraissait vraiment impossible à réaliser, mais c'était sans compter sur la persévérance de notre maman du ciel, qui a tout organisé pour que cela devienne possible. Et nous voilà partis tous en octobre 2014 pour ce pèlerinage (14 heures de vol !). Je ne pourrais pas décrire ce qui s'est passé là-bas parce qu’il n'y a pas de mots pour le dire... Des miracles et des grâces de Dieu sur nous tous, nous étions un petit groupe d'une vingtaine de martiniquais. Pluies de bénédictions...
De retour en Martinique, comme poussée par l'esprit, alors que tout était clair avant mon départ, que j'avais pris la décision de divorcer et que je ne m'imaginais pas revivre chez mon époux, voilà que je décide de revenir chez moi, sans que je puisse l'expliquer à personne...
En janvier 2015 je revenais chez moi. J'étais en paix, je sentais que Marie était auprès de moi et m'accompagnait. Mon époux était ravi, bien sûr, les enfants un peu surpris et déboussolés au début mais dans l'acceptation.
Depuis cinq mois que je suis revenue, notre famille a subi beaucoup d'attaques de l'Ennemi, mon époux ayant fait déjà deux crises de rejet, allant même jusqu'à vouloir à nouveau notre départ de la maison.
Vraiment, les choses ne sont pas faciles à vivre après presque vingt ans de mariage, mais cette fois-ci Marie m'a appris à offrir mes souffrances, et je sais qu'elle les transforme en bénédictions et prières pour tous ceux qui ne connaissent pas encore l'amour de Dieu. Chaque jour le Seigneur nous fortifie, j'apprends la confiance, l'abandon, l’acceptation des choses qu'on ne peut pas changer. J'apprends à prendre soin de moi et de ma liberté, Dieu m'a appris que j'étais importante à ses yeux, que tous nous avons une valeur inestimable, j'ai appris à aimer, à pardonner, à recommencer, garder la foi en toute circonstance.
Je veux dire aux personnes mariées ou séparées qui ne savent plus que faire et ne croient plus en rien, qu'avec Marie tout devient possible : apprenons à lâcher prise et cela prendra le temps que cela prendra mais jamais, jamais, Dieu ne nous abandonnera.
Béatrice – MARTINIQUE

Echos de la  journée diocésaine girondine pour les personnes séparées ou divorcées vivant seules   

Le samedi 30 novembre 2013 une journée diocésaine était organisée au Centre Spirituel de la Solitude à Martillac près de Bordeaux sur le thème  : après la séparation ou le divorce quel chemin de vie avec le Christ  ?Echos-journe-diocsaine30-11-2013-1

Préparée par la Pastorale Familiale avec la Communion et le Chemin Neuf / Cana Espérance cette journée s’adressait aux personnes séparées ou divorcées vivant seules suite à une séparation ou un divorce. Sa communication a été relayée par le site et les paroisses du diocèse. 

Nous étions un peu plus de cinquante à participer à cette journée venant des différents coins de la Gironde, voir d’un peu plus loin. 

Monseigneur Laurent Dognin (évêque auxiliaire) présidait cette journée, entouré des pères Pierre Protot et Antoine-Marie, sœur Denise Vincent, Catherine Leruste, Pascal Moulonguet et moi-même suppléé par Christiane (Pau), Madeleine et François. Marie-Marthe, sollicitée dès la préparation par la Pastorale Familiale avait dû renoncer à être présente parmi l’équipe d’animation pour des raisons de santé. Monique et Bernadette étaient là également.

Après un mot d’accueil de Monseigneur Laurent Dognin et la présentation de l’équipe d’animation, nous avons écouté son enseignement. Il nous a rappelé que l’Eglise n’est pas là pour imposer des règles qui font souffrir mais qu’elle s’appuie sur la parole du Christ qui veut nous faire grandir en sainteté dès ici-bas. Dieu s’implique dans l’union des époux, et cela de façon irrévocable. En cela l’union avec une autre personne, si le mariage est reconnu valide par l’Eglise, est en contradiction avec la loi d’amour de Dieu qui ne reprend pas sa parole. L’échec de la relation humaine entre époux existe. L’Eglise continue à accueillir les personnes qui ont connu cet échec, c’est le sens de cette journée, comme celle pour les personnes engagées dans une nouvelle union, qui a eu lieu le 16 novembre. La CNDA propose un chemin de reconstruction personnelle, qui permet de redécouvrir le sens de la fidélité malgré la séparation et de continuer à vivre seul le sacrement de mariage. A partir de la lettre Saint Paul aux Romains (chap12) Monseigneur Dognin, nous a invité à passer progressivement de l’état d’une séparation non choisie à celui d’une vie choisie en s’offrant soi-même avec l’aide de la miséricorde de Dieu, des sacrements, des frères…, en étant ouvert à ce que Dieu attend de nous et en cherchant à faire du bien malgré tout à celui ou celle qui ne vit plus avec nous. Ce choix fait de chacun un signe de l’Alliance de Dieu avec son Eglise.

Echos-journe-diocsaine30-11-2013-2Ensuite, nous nous sommes retrouvés entre laïcs par petits groupes pour faire connaissance, et échanger sur notre place dans l’Eglise. Ce moment fut apprécié permettant de riches échanges et de mettre des mots sur des situations de vie douloureuse. Après un repas détendu et convivial, un temps personnel était proposé pour rencontrer un prêtre ou prendre du temps avec les autres ou seul. Puis nous avons écouté mon témoignage. À ma façon j’ai exprimé  la force du sacrement de mariage et les merveilles  de Dieu dans sa vie d’époux. Ce témoignage reflète notre humanité tout en exprimant que la vie à deux ne va pas de soi sans le renoncement à soi-même et le désir du bonheur de l’autre. La foi en Jésus et en l’autre est porteuse d’espérance réaliste, si elle est fondée sur la charité. Les enfants peuvent grandir dans l’amour, s’ils sont le fruit d’un amour fidèle et humble de leurs parents.  François a présenté son nouveau livre (1) qui fait écho de témoignages de personnes qui ont rencontré Jésus, notamment au moment d’une séparation ou d’un divorce.

Puis est venu le temps des questions – réponses autour de Monseigneur Dognin. Ce moment a permis d’aborder paisiblement différents sujets, comme:

    • -l’accès aux sacrements en cas de séparation ou de divorce, 
    • -le futur synode des familles à l’initiative du pape François prévu fin 2014. Chaque diocèse est invité à répondre à un questionnaire pour alimenter les réflexions sur la famille, et cela en partant des situations diverses vécues aujourd’hui par les catholiques, comme le divorce civil…,
    • -la façon de mieux connaître ce que l’Eglise a à dire aux personnes séparées ou divorcés, à partir de l’enseignement du Christ, dont la Parole ne passera jamais,
    • -de réfléchir sur le fait que l’Eglise est à l’écoute et accueille les personnes après une rupture conjugale vivant seules ou engagées dans une nouvelle union, sans pourtant faire croire qu’elle s’adaptera à l’évolution des mœurs,
    • -qu’il existe des groupes comme la Communion Notre-Dame de l’Alliance et Cana Espérance pour favoriser la relecture de sa vie sous le regard de Jésus, de frères et sœurs en Christ ayant connu la même épreuve.

La journée s’est terminée par une messe d’action de grâce et d’entrée dans le temps de l’avent pour mieux creuser notre désir de vivre avec le Christ. Le temps des aux revoir fut un moment pour échanger sur les points positifs de cette journée. Cela a permis aux uns et aux autres de réfléchir sur sa situation et sa place dans l’Eglise. Le déroulement de la journée a été bien perçu, notamment de part la parole de proximité de Monseigneur Dognin, du père Antoine-Marie, de sœur Denise, les échanges en groupes ou plus personnels avec les animateurs, le témoignage. Certains sont repartis revigorés, dans l’attente de prochaines rencontres similaires…et ou avec l’intention de persévérer dans  cette voie non choisie, mais qui a du sens, au-delà des difficultés rencontrées. C’est un chemin de conversion. 

Des coordonnées ont été échangées en vue d’une invitation à la prochaine récollection du groupe.

Action de grâce.

Vincent (Bordeaux) - Aquitaine, 

(1) Enquête sur ceux qui voient Jésus – Salvator.