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madeleineDifficile exercice que celui de rendre compte de ce que l'on a vécu pour une première fois, en l'occurrence ma première récollection avec la Communion Notre-Dame de l'Alliance. Je m'y risque.
Je peux dire que le Seigneur m'a voulue à Lacépède, pour faire écho à ce qu'a dit notre prédicateur, le père Michel Besse-Mendy, en ouverture de son enseignement.
Par trois fois, il a fait croiser mon chemin avec la CNDA. Un premier tract envoyé par une de mes amies d'Orléans (un de mes témoins à notre mariage - beau cadeau qu'elle m'a fait là.) Ensuite la rencontre de Christiane à Maumont et de Marie-Marthe à la FRAT à Bordeaux, par Providence interposée. Le message était clair. Je me suis donc inscrite. Et vraiment je peux dire que je ne le regrette pas. Je ne savais pas ce que j'allais vivre, et j'ai été comblée.

J'ai rencontré des frères et des sœurs cabossés par une expérience douloureuse, mais si beaux et si dignes, ancrés dans leur foi en Jésus-Christ et dans la fidélité à ce qu'ils ont cru un jour être pour toujours. Des choses difficiles ont été énoncées, et pourtant, aucun voyeurisme.
Bâtir sur le roc, c'est le conseil que nous donnent les Ecritures, et voilà qu'il nous est donné de le vivre concrètement avec la CNDA (avec ce jeu de mot ROC que j'ai beaucoup aimé).
Comme le Christ nous avons connu l'humiliation et le rejet. Et, comme le Christ, il nous est demandé de diffuser de l'amour et du pardon en nous et autour de nous, en restant fidèle à notre sacrement de mariage. J'oserais dire que nous faisons advenir le règne de Dieu, à notre petite mesure ! « Cela gagne du terrain » comme l’a dit le père Michel et comme l'a relevé Claire lors du dernier tour de table.
J'ai beaucoup apprécié l'enseignement du Père Michel, l'humilité du Père Bostyn et le tandem bienveillant qu'ils ont formé.
Je tire mon chapeau à Jean-Paul qui a tout bravé pour nous rejoindre. J'ai admiré la simplicité du témoignage de Jacqueline et ne pouvais que penser « si tu savais le don de Dieu » pendant qu'elle parlait. Je me suis réjouie de voir Camille repartir apaisée. La pureté de Françoise m'a touchée. J'ai retrouvé Bernadette, hospitalière à Lourdes. Rencontré Colette qui porte le même patronyme que moi, Marie avec qui j'ai des amis communs à Saint-Emilion.
J'ai été sensible à l'enthousiasme (au sens étymologique) de Christian, à la tristesse de Pierre, au magnifique sourire d'Angèle, à la gentillesse de Nadia, à l'empathie de Vincent. Michel me semble être un puits de science. Claire m'a rappelé la femme forte de l'Evangile. Et j'ai retrouvé Marie-Marthe et Christiane, mes deux « signes ».
Oui, dans la grande diversité des enfants de Dieu, j'ai trouvé des frères et sœurs. Et j'ai envie de leur dire : « vous êtes des cadeaux sur ma route, je vous aime et porte chacun de vous dans ma prière ».
Je suis heureuse et édifiée.