en Ile-de-France

veillee paris 325Pas moins de onze évêques et un cardinal étaient présents le 31 mai lors de cette belle veillée à la cathédrale. Nous étions neuf sœurs et frères des deux groupes d’Ile-de-France de la Communion pour entourer notre sœur Marie-France, qui témoignait duchemin de renaissance qu’elle a le bonheur de suivreavec nous depuis quelques années...

Merci Seigneur, alléluia ! La vidéo est accessible par le lien http://www2.ktotv.com/video/00105323/procession-et- veillee-de-priere-pour-la-vie.(notre soeur prend la parole à la min 9)

Bruno (Saint-Maur-des-Fossés) - ILE-DE-FRANCE (Montmartre)

Le 25 novembre dernier, jour anniversaire du mariage des époux Quattrocchi (premier couple béatifié dans l’histoire par Jean-Paul II en 2001), la messe du soir a été prolongée par une veillée qui mettait la fidélité à l’honneur.

fete mariage 322 1Alternance de lectures de la Parole, d’enseignements et de témoignages : un couple de fiancés, deux couples mariés – des parents et des grands-parents – et celui de notre sœur parisienne Marie-France.

L’assemblée a ensuite été invitée à
renouveler son "oui" en fonction de l’état de vie de chacun : à leur engagement pour les fiancés, à leur conjoint pour les époux unis puis pour les époux séparés fidèles, et au baptême pour les autres. Close par la Prière des foyers, la veillée s’est achevée par un chocolat chaud et chaleureux...

Deux mois plus tard, sollicités par l’émission mensuelle « Séparés, divorcés, fidèles»1, nous avions été tellement touchés par son témoignage que nous avons proposé à Marie-France de récidiver sur les ondes. Malgré l’émotion qui l’avait étreinte en face-à-face, elle a accepté de parler en direct le 20 janvier. En voici de larges extraits, écoutables en différé sur le site de la radio.

Une séparation nécessaire et la fidélité indispensable pour cheminer vers le pardon et une possible réconciliation

« Mariée depuis 51 ans et séparée depuis 6 ans après 45 ans de vie commune, ce n'est pas rien ! Nous avons eu 3 enfants, rapprochés, mais, en fait, j'étais le 4ème... En effet, mon mari (issu de l'"élite" de la nation) commandait à la maison dans tous les domaines, aussi bien dans le choix de l'ameublement (tapis, rideaux, nappes) ou des écoles des enfants, soit pour toutes nos activités...

Rapidement j'ai réalisé que je n'avais aucune place dans notre famille. Nous nous étions mariés beaucoup trop vite, sans prendre le temps de bien nous connaître. J'ai accepté cet homme parce qu'il représentait à mes yeux le contraire de mon père (bipolaire) avec lequel j'avais de mauvaises relations et que je cherchais à fuir.

J'ai éteint en moi tout désir personnel, refusant de m'affirmer et d'expérimenter une quelconque aptitude... Son autorité naturelle me faisait peur.

J'ai tenu bon pour nos enfants, sans jamais rien partager avec lui. J'ai parfois provoqué des disputes, n'en pouvant plus. J'étouffais !

Je pense même qu'à 50 ans, j'ai eu le diabète (comme on dit : une maladie psychosomatique). J'ai fréquenté plusieurs thérapeutes, avalé les antidépresseurs. Mon mari disait que j'étais la malade. Jamais il n'a voulu consulter pour nous.A force de menaces, j'ai enfin mis à exécution le besoin salutaire que j'éprouvais de m'éloigner de lui. Nos enfants étant établis, ils avaient moins besoin d'un couple parental uni. Ils ont d'ailleurs admis notre séparation (les enfants ont des antennes).

Pendant 5 ans, j'ai vécu dans la culpabilité, la rancune, le ressentiment, l'échec ! Néanmoins, nous nous voyions à l'occasion de cérémonies religieuses concernant nos petits-enfants. Par Grâce, j'ai connu la Communion Notre-Dame de l’Alliance qui m'a accueillie. J'ai cheminé en son sein, approfondi le sens de ma vie, regardé mon passé en vérité. J'ai envie de dire : "communion" = union dans la Foi (que nous avons tous les deux) ; "alliance" = combinaison qui permet d'ouvrir une porte verrouillée en prenant les dispositions nécessaires pour assurer le succès d'une entreprise (notre fidélité réciproque).

Les évènements varient suivant le regard qu'on porte sur eux : depuis plus d'un an, notre situation a bien évolué. A l'une de nos rencontres, j'ai senti une grande PAIX en moi-même (pour laquelle je priais constamment le Ciel : merci, Seigneur, tu m'as entendue !) et j'ai tenté une autre manière de l'aborder et de lui parler, avec un profond désir de rapprochement. Il ne l'a pas refusé. Sans doute, cette séparation avait été nécessaire... Nous avons, depuis, entrepris des courriels, des textos qui signifiaient son chemin personnel et puis nous avons pris des rendez-vous pour nous voir.

A la Toussaint, puis à Noël, nous avons partagé une semaine en famille, mon mari et moi proches et communicants.

fete mariage 322 2Maintenant, je perçois le chemin qu'il nous faut parcourir ensemble pour mieux vivre nos vieux jours que toute notre vie commune ! Sérénité, bienveillance, paix, gestes affectueux, voilà tout un programme, sûrs d'être accom- pagnés par Jésus ! La réconciliation est en marche, une "nouvelle" relation est en train de se mettre enplace : ALLELLUIA ! ! »

Bruno et Marie-France (Paris) ILE-DE-FRANCE (Combs-la-Ville)

1 http://www.radiomaria.fr/separes-divorces-fideles/chaque 3ème mercredi du mois de 9h15 à 10h00

temoignage IDF 319Franchement incroyable ! Quand je suis arrivée à Saint Laurent j’étais épuisée... et le mot est bien faible.
Il faut dire que 18 jours auparavant j’avais été cambriolée ce qui m’avait terriblement perturbée physiquement et moralement. D’autre part toutes les démarches qui suivent un cambriolage m’ont empêchée de partir à l’avance et j’ai dû faire le trajet d’une seule traite (quand même avec deux petits arrêts de 10 minutes quand la somnolence risquait de s’installer). En conséquence je suis arrivée épuisée et percluse de douleurs. Je me disais que je ferais mieux de rentrer chez moi dès le lendemain... Oui, mais c’était sans compter sur une « ange gardien » qui m’a aussitôt prise sous son aile. Le soir à la chambre, une autre « ange gardien » est venue à mon secours... et les jours se sont enchainés. J’étais de plus en plus perturbée et pourtant je suis restée jusqu’à la fin. Je n’en reviens pas !