en Ile-de-France

Il fut un de ces moines d’origine irlandaise qui émigrèrent en France à l’époque mérovingienne. Faron, évêque de Meaux, lui céda dans la forêt de Brie une clairière où il put vivre en ermite. 

On sut vite qu’il y avait là un saint homme, et Fiacre reçut des visiteurs. Il priait sur eux, leur distribuait des consolations et de bons conseils ; parfois, Dieu aidant, les guérissait. Il construisit un hospice pour ceux qui ne pouvaient repartir le jour-même et il les nourrissait des légumes de son jardin. 

saint 336 1La renommée de sa sainteté s'étant répandue partout comme un parfum, il souhaita disposer d'un terrain plus vaste afin de cultiver des légumes pour ses visiteurs et des herbes pour ses malades. Il demanda alors à Faron quelques arpents de terre supplémentaire. Selon la légende, il lui fut accordé la quantité de terre et de bois qu'il serait capable de délimiter par un fossé creusé de sa propre main en une journée de travail... 

Le saint se mit en prière, puis marcha en traînant derrière lui son bâton qui creusa le sol d'un sillon large et profond tandis que s'abattirent de part et d'autre les arbres qu'il toucha. Une méchante femme, spectatrice du miracle, se précipita chez Faron et accusa le saint d'être un sorcier. Fiacre découragé s'assit sur une grosse pierre qui se ramollit et se creusa pour lui offrir un siège convenable. Mais Faron reconnut à ces prodiges les vertus de l'homme de Dieu et renvoya la femme à sa quenouille. 

Mort vers 670 et vénéré en Brie depuis le haut Moyen Âge, saint Fiacre était patron des jardiniers depuis le Xe siècle et particulièrement invoqué contre les hémorroïdes. Parmi les pèlerins qui affluaient à son tombeau, ceux qui souffraient de ce qu’on appelait alors le "mal de Saint Fiacre" s’asseyaient à tour de rôle sur la pierre où Fiacre s’était assis, espérant que ce contact les soulagerait de leur infirmité. 

saint 336 2Saint Fiacre est fêté le 30 août et représenté avec une bêche, qui a remplacé le bâton du miracle dès le XIVe siècle. 

En 1637, la reine Anne d’Autriche vint lui demander d’avoir enfin un enfant mâle ; l’année suivante, elle mit au monde le futur Louis XIV. Son mari Louis XIII portait toujours sur lui une médaille de saint Fiacre, et on le montre la baisant avidement sur son lit de mort. 

A la même époque, les chaises à porteurs furent remplacées à Paris par des voitures attelées, louées à l’heure ou à la course. Elles prirent le nom du lieu d’où elles partaient et où elles revenaient : l’hôtel de Saint-Fiacre. Notre saint est donc aussi le patron des chauffeurs de taxi ! 

A Avon, où une statue de saint Fiacre est érigée, un cortège de brancards décorés de fleurs et de légumes portés par des jeunes gens et des enfants, sillonne la ville chaque année. Des piles de brioches, de 

la musique, des bannières, une messe solennelle puis un copieux banquet sont les étapes de cette journée de fête, célébrée dans le passé en alternance à Avon et à Fontainebleau. 

Bruno (Saint-Maur-des-Fossés) – ILE-DE-FRANCE (AVON) et de larges emprunts à Omer Engleberrt (La fleur des saints) 

veillee paris 325Pas moins de onze évêques et un cardinal étaient présents le 31 mai lors de cette belle veillée à la cathédrale. Nous étions neuf sœurs et frères des deux groupes d’Ile-de-France de la Communion pour entourer notre sœur Marie-France, qui témoignait duchemin de renaissance qu’elle a le bonheur de suivreavec nous depuis quelques années...

Merci Seigneur, alléluia ! La vidéo est accessible par le lien http://www2.ktotv.com/video/00105323/procession-et- veillee-de-priere-pour-la-vie.(notre soeur prend la parole à la min 9)

Bruno (Saint-Maur-des-Fossés) - ILE-DE-FRANCE (Montmartre)

Le 25 novembre dernier, jour anniversaire du mariage des époux Quattrocchi (premier couple béatifié dans l’histoire par Jean-Paul II en 2001), la messe du soir a été prolongée par une veillée qui mettait la fidélité à l’honneur.

fete mariage 322 1Alternance de lectures de la Parole, d’enseignements et de témoignages : un couple de fiancés, deux couples mariés – des parents et des grands-parents – et celui de notre sœur parisienne Marie-France.

L’assemblée a ensuite été invitée à
renouveler son "oui" en fonction de l’état de vie de chacun : à leur engagement pour les fiancés, à leur conjoint pour les époux unis puis pour les époux séparés fidèles, et au baptême pour les autres. Close par la Prière des foyers, la veillée s’est achevée par un chocolat chaud et chaleureux...

Deux mois plus tard, sollicités par l’émission mensuelle « Séparés, divorcés, fidèles»1, nous avions été tellement touchés par son témoignage que nous avons proposé à Marie-France de récidiver sur les ondes. Malgré l’émotion qui l’avait étreinte en face-à-face, elle a accepté de parler en direct le 20 janvier. En voici de larges extraits, écoutables en différé sur le site de la radio.

Une séparation nécessaire et la fidélité indispensable pour cheminer vers le pardon et une possible réconciliation

« Mariée depuis 51 ans et séparée depuis 6 ans après 45 ans de vie commune, ce n'est pas rien ! Nous avons eu 3 enfants, rapprochés, mais, en fait, j'étais le 4ème... En effet, mon mari (issu de l'"élite" de la nation) commandait à la maison dans tous les domaines, aussi bien dans le choix de l'ameublement (tapis, rideaux, nappes) ou des écoles des enfants, soit pour toutes nos activités...

Rapidement j'ai réalisé que je n'avais aucune place dans notre famille. Nous nous étions mariés beaucoup trop vite, sans prendre le temps de bien nous connaître. J'ai accepté cet homme parce qu'il représentait à mes yeux le contraire de mon père (bipolaire) avec lequel j'avais de mauvaises relations et que je cherchais à fuir.

J'ai éteint en moi tout désir personnel, refusant de m'affirmer et d'expérimenter une quelconque aptitude... Son autorité naturelle me faisait peur.

J'ai tenu bon pour nos enfants, sans jamais rien partager avec lui. J'ai parfois provoqué des disputes, n'en pouvant plus. J'étouffais !

Je pense même qu'à 50 ans, j'ai eu le diabète (comme on dit : une maladie psychosomatique). J'ai fréquenté plusieurs thérapeutes, avalé les antidépresseurs. Mon mari disait que j'étais la malade. Jamais il n'a voulu consulter pour nous.A force de menaces, j'ai enfin mis à exécution le besoin salutaire que j'éprouvais de m'éloigner de lui. Nos enfants étant établis, ils avaient moins besoin d'un couple parental uni. Ils ont d'ailleurs admis notre séparation (les enfants ont des antennes).

Pendant 5 ans, j'ai vécu dans la culpabilité, la rancune, le ressentiment, l'échec ! Néanmoins, nous nous voyions à l'occasion de cérémonies religieuses concernant nos petits-enfants. Par Grâce, j'ai connu la Communion Notre-Dame de l’Alliance qui m'a accueillie. J'ai cheminé en son sein, approfondi le sens de ma vie, regardé mon passé en vérité. J'ai envie de dire : "communion" = union dans la Foi (que nous avons tous les deux) ; "alliance" = combinaison qui permet d'ouvrir une porte verrouillée en prenant les dispositions nécessaires pour assurer le succès d'une entreprise (notre fidélité réciproque).

Les évènements varient suivant le regard qu'on porte sur eux : depuis plus d'un an, notre situation a bien évolué. A l'une de nos rencontres, j'ai senti une grande PAIX en moi-même (pour laquelle je priais constamment le Ciel : merci, Seigneur, tu m'as entendue !) et j'ai tenté une autre manière de l'aborder et de lui parler, avec un profond désir de rapprochement. Il ne l'a pas refusé. Sans doute, cette séparation avait été nécessaire... Nous avons, depuis, entrepris des courriels, des textos qui signifiaient son chemin personnel et puis nous avons pris des rendez-vous pour nous voir.

A la Toussaint, puis à Noël, nous avons partagé une semaine en famille, mon mari et moi proches et communicants.

fete mariage 322 2Maintenant, je perçois le chemin qu'il nous faut parcourir ensemble pour mieux vivre nos vieux jours que toute notre vie commune ! Sérénité, bienveillance, paix, gestes affectueux, voilà tout un programme, sûrs d'être accom- pagnés par Jésus ! La réconciliation est en marche, une "nouvelle" relation est en train de se mettre enplace : ALLELLUIA ! ! »

Bruno et Marie-France (Paris) ILE-DE-FRANCE (Combs-la-Ville)

1 http://www.radiomaria.fr/separes-divorces-fideles/chaque 3ème mercredi du mois de 9h15 à 10h00