en Ile-de-France

temoignage IDF 319Franchement incroyable ! Quand je suis arrivée à Saint Laurent j’étais épuisée... et le mot est bien faible.
Il faut dire que 18 jours auparavant j’avais été cambriolée ce qui m’avait terriblement perturbée physiquement et moralement. D’autre part toutes les démarches qui suivent un cambriolage m’ont empêchée de partir à l’avance et j’ai dû faire le trajet d’une seule traite (quand même avec deux petits arrêts de 10 minutes quand la somnolence risquait de s’installer). En conséquence je suis arrivée épuisée et percluse de douleurs. Je me disais que je ferais mieux de rentrer chez moi dès le lendemain... Oui, mais c’était sans compter sur une « ange gardien » qui m’a aussitôt prise sous son aile. Le soir à la chambre, une autre « ange gardien » est venue à mon secours... et les jours se sont enchainés. J’étais de plus en plus perturbée et pourtant je suis restée jusqu’à la fin. Je n’en reviens pas !

Sainte Geneviève, patronne des diocèses de Paris et Nanterre

stgenevieve 317Née vers 422 à Nanterre (dont la cathédrale lui est dédiée), elle fut consacrée au Seigneur à sept ans par l’évêque d’Auxerre (le futur saint Germain). A la mort de ses parents, elle vint habiter la Cité de Paris où, retirée du monde, elle observait un jeûne rigoureux, toute livrée à la prière; elle se renfermait parfois dans le silence durant plusieurs semaines.
 Face aux dernières convulsions de l’empire romain en Europe, elle devint « la mère de la patrie menacée ». Intervenue en 451 devant la menace d’Attila et de ses Huns, elle empêcha l’exode général des Parisiens. « Restez dans la ville en invoquant le Ciel. Vous y serez plus en sécurité que sur la route ! » Les envahisseurs se détournèrent de Paris vers Orléans.
En 465, le chef franc Childéric (père de Clovis) assiégeait Paris. Elle se rendit jusqu’à Troyes et rapporta par bateau des vivres aux Parisiens affamés.

Son rayonnement était tel qu’elle fit ériger la première basilique sur le tombeau de saint Denis. Sa réputation courut jusqu’en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommandait à sa prière.

Au soir de sa vie, elle eut la joie de saluer en Clovis le premier roi chrétien des Francs. A sa mort, en 502, Clovis et Clotilde la firent enterrer dans la sépulture préparée pour eux, sur la colline qui surplombe la Seine, devenue la Montagne-Sainte-Geneviève. Clovis demanda qu’une prière permanente honore ses reliques. Dès le VIème siècle, des moines, les « génovéfains », se chargèrent d’accomplir ce vœu.

stgenevieve2 317Son tombeau était entouré d’une immense dévotion et la procession de ses reliques à travers la ville écarta l’ennemi à plusieurs reprises. Jusqu’en novembre 1793, où sa châsse ciselée par saint Eloi fut profanée et ses ossements brûlés, Paris ne fut jamais envahie. Depuis la destruction des reliques, elle l’a été en 1815, 1870, 1940...

Les « génovéfains » ayant été chassés à la Révolution, l’archevêque de Paris confia en 1854 à l’Institut des dames de sainte Geneviève une prière quotidienne pour Paris et pour la France. Le premier jeudi de chaque mois à Saint-Etienne-du-Mont, la messe est suivie des litanies de la sainte.

« Sainte patronne de notre groupe régional, intercédez auprès du Père pour qu’Il nous inspire, à ton exemple, la force d’agir autant que de prier ! »

Bruno (Saint-Maur-des-Fossés) – ILE-DE-FRANCE (COMBS-LA-VILLE)

« Veille, Geneviève, sur la ville qui t’est confiée. Garde-la des excès qui la rendent parfois semblable à une grande cité païenne. »
Antique livre liturgique de Paris

Alléluia, la miséricorde du Seigneur est infinie et Il me comble de grâces ces temps-ci. Je viens de revoir deux de mes sœurs dans le Limousin, pays de notre père où elles habitent, après six ans de quasi- silence.

reconciliation-315Lors de ma dernière visite, ma sœur Irène, handicapée de naissance, avait été si violente à mon égard que je n'y étais pas retournée. J'ai néanmoins continué de prier pour elle et toute la famille. Fille ainée de divorcés-remariés, j'ai trois sœurs, deux frères et une demi- sœur, le "mouton noir" de la famille, tous plus ou moins athées, voire anticléricaux... Je suis la seule croyante de la fratrie ; maman l'était aussi mais elle se taisait, vu le contexte.

Le samedi Saint qui tombait cette année un 19 avril, j'ai appelé mes sœurs sur un coup de cafard. Mon frère Alain était là-bas aussi et nous nous sommes aperçus que c'était la date anniversaire de Maman... Quel émoi ! Lui ayant livré une confidence pour la première fois, ma sœur Irène m'a dit : pourquoi es-tu restée avec lui (en parlant de mon mari) ? Ce n'est pas si simple, lui-ai-je répondu, car j'étais déjà dépres- sive quand nous nous sommes connus. Mes parents étaient dépressifs à cause des drames qu’ils avaient vécus et j'ai moi-même fait plus tard deux tentatives de suicide dont le Seigneur m'a sauvée! La bienveillance d’Irène, que j’ai alors ressentie à mon égard, m’a incitée à revenir les voir en Limousin...

C’est donc début octobre que j’ai retrouvé Irène et Monique, enfin apaisées et affectueuses avec moi pour la première fois. Maman, à tortou à raison, me citait souvent en exemple ce qui n'arrangeait rien pour la fraternité,

La joie de ces réconciliations a été multipliée lorsque j’ai découvert que ma sœur Irène est sur un chemin de conversion, bénis sois-tu Seigneur !

De retour chez moi, ma joie a atteint son comble avec la visite de mon fils Vincent que je vois très peu, car il vit en Bretagne avec sa petite famille. Pour la première fois, il m'a offert des fleurs, probablement suite à ma récente demande de pardon. J’avais fait de même auprès de ma fille Magali, avec qui j’avais eu quelque temps plus tôt une explication apaisante. Comme celle-ci a pu venir nous rejoindre le même jour avec ses deux enfants, les trois cousins ont passé de bons moments ensemble avec
leur Mamie.

Tout cela ne viendrait-il pas de Notre-Dame du Laus et de son message «laissez-vous réconcilier...»? Alléluia, réjouissez-vous avec moi, chers frères et sœurs, de l'Amour du Seigneur : sans fin je le chanterai ! Du coup, j’ai décidé de me remettre au piano pour communier avec Irène, qui est virtuose...

Danièle (Evry) – ILE-DE-FRANCE (Combs)