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mgr_daucourtnov2010Journée douce pour le cœur que celle du 2 octobre 2010 autour de notre évêque, Mgr Daucourt. Journée d'amitié et de prière concernant les séparés ou divorcés « non engagés dans une seconde union ». Neuf membres de la Communion y assistaient au milieu d'une centaine de participants.
Aucun prêtre (si, un vicaire général) mais une avalanche de diacres, efficaces serviteurs de l'Eglise. Une seconde journée est prévue en novembre pour les divorcés remariés.


Journée qui commença simplement par un accueil aimable autour d'un café. Puis prière du matin : avec un beau texte du Cardinal Newman et un psaume roboratif, où les secondes voix s'entendent. On sent un public pratiquant. Fraternité d'un partage en groupes assez nombreux (9-10) qui a duré une heure et demie, sur le thème : « qu'est-ce qui vous a aidé, qu'est-ce qui vous aide ? » Ce qui me frappe, outre la souffrance et des inquiétudes souvent dévastatrices, c'est un amour toujours soucieux de l'autre, une grande solitude au milieu des autres chrétiens, et un grand besoin de l'Eglise et de vie spirituelle. Fraternité de ces échanges.
Ensuite, les réactions de notre évêque, informelles, acrobatiques. J'admire la pensée, légère, nuancée, dont je retiens que dans une situation d'abandon ou de séparation, les catholiques ont in fine deux choix : soit se remarier et ils ne peuvent plus communier, non qu'ils soient plus mauvais que les autres, mais parce que leur situation permanente est en contradiction avec l’enseignement de l'Eglise, soit rester seuls, et alors il faut vivre du Christ. Aucune incitation à suivre une voie plutôt que l'autre, mais une très discrète promotion de la Communion.
Un déjeuner festif, un enseignement de Jean Vanier, sur un tout autre sujet que le nôtre, mais qui nous touche particulièrement : le handicap ou l'humiliation, la relation juste, pas par en haut mais par en bas, un amour « intelligent, qui révèle et édifie », le « J’ai soif » du Christ, qui passe outre à toutes les conventions, à la Samaritaine - je cite Jean Vanier. J'en prends note pour moi-même, c'est l'Esprit-Saint qui toque, je l'ai reconnu.
Puis la messe, sobre et nourrissante. L'Evangile nous recommande de nous voir comme des serviteurs non seulement quelconques mais inutiles. A la sortie, Mgr Daucourt fera distribuer un discours qu'il a tenu il y a seize ans quand il était évêque de Troyes et dont notre sœur Renée lui a apporté le matin même un exemplaire publié alors dans l’Anneau de Feu (lire ici). Tout est dit à qui sait lire.
Une impression de douceur donc, des fondations qui se posent pour d'autres journées, une discrète réussite, cher Mgr Daucourt que nous aimerions mieux connaître...