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Alléluia, la miséricorde du Seigneur est infinie et Il me comble de grâces ces temps-ci. Je viens de revoir deux de mes sœurs dans le Limousin, pays de notre père où elles habitent, après six ans de quasi- silence.

reconciliation-315Lors de ma dernière visite, ma sœur Irène, handicapée de naissance, avait été si violente à mon égard que je n'y étais pas retournée. J'ai néanmoins continué de prier pour elle et toute la famille. Fille ainée de divorcés-remariés, j'ai trois sœurs, deux frères et une demi- sœur, le "mouton noir" de la famille, tous plus ou moins athées, voire anticléricaux... Je suis la seule croyante de la fratrie ; maman l'était aussi mais elle se taisait, vu le contexte.

Le samedi Saint qui tombait cette année un 19 avril, j'ai appelé mes sœurs sur un coup de cafard. Mon frère Alain était là-bas aussi et nous nous sommes aperçus que c'était la date anniversaire de Maman... Quel émoi ! Lui ayant livré une confidence pour la première fois, ma sœur Irène m'a dit : pourquoi es-tu restée avec lui (en parlant de mon mari) ? Ce n'est pas si simple, lui-ai-je répondu, car j'étais déjà dépres- sive quand nous nous sommes connus. Mes parents étaient dépressifs à cause des drames qu’ils avaient vécus et j'ai moi-même fait plus tard deux tentatives de suicide dont le Seigneur m'a sauvée! La bienveillance d’Irène, que j’ai alors ressentie à mon égard, m’a incitée à revenir les voir en Limousin...

C’est donc début octobre que j’ai retrouvé Irène et Monique, enfin apaisées et affectueuses avec moi pour la première fois. Maman, à tortou à raison, me citait souvent en exemple ce qui n'arrangeait rien pour la fraternité,

La joie de ces réconciliations a été multipliée lorsque j’ai découvert que ma sœur Irène est sur un chemin de conversion, bénis sois-tu Seigneur !

De retour chez moi, ma joie a atteint son comble avec la visite de mon fils Vincent que je vois très peu, car il vit en Bretagne avec sa petite famille. Pour la première fois, il m'a offert des fleurs, probablement suite à ma récente demande de pardon. J’avais fait de même auprès de ma fille Magali, avec qui j’avais eu quelque temps plus tôt une explication apaisante. Comme celle-ci a pu venir nous rejoindre le même jour avec ses deux enfants, les trois cousins ont passé de bons moments ensemble avec
leur Mamie.

Tout cela ne viendrait-il pas de Notre-Dame du Laus et de son message «laissez-vous réconcilier...»? Alléluia, réjouissez-vous avec moi, chers frères et sœurs, de l'Amour du Seigneur : sans fin je le chanterai ! Du coup, j’ai décidé de me remettre au piano pour communier avec Irène, qui est virtuose...

Danièle (Evry) – ILE-DE-FRANCE (Combs)