en Normandie

Normandie lieuA

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départements :
14, 27, 28, 50, 61, 76

G05 normandie 

lieu de récollection :

Monastère de l’Annonciade

14540 Grentheville

responsables :

  

Françoise Brunel

Gilles Rondeau

+33 (0)2 31 44 18 84
+33 (0)6 14 70 80 83

 +33 (0)2 33 93 95 03
+33 (0)6 82 09 08 23

conseiller spirituel : 

Père Benjamin Boisson

+ 33 (0)6 43 82 10 91

 

normandie 342 1Lors de la retraite 2018, j’avais annoncé le projet de ma reprise de vie commune avec mon époux Patrick. Notre remariage civil a eu lieu le 9 janvier 2019, mais il a fallu attendre fin mai pour que nous vivions vraiment ensemble au quotidien, le temps que la maison devienne habitable pour deux. 

Nous avions proposé une journée d’amitié chez nous à Clères, avec tous les membres de la CNDA qui seraient disponibles, pour fêter nos 35 ans de mariage. Oui, je pensais qu’il était important que l’on fête cela en ce dimanche de Pentecôte, pour plusieurs raisons : 

En 1983, lorsque nous nous sommes rencontrés Patrick et moi, à 25 et 26 ans, nous avions envie tous les deux de nous marier. Mais personnellement, malgré l’idéal que j’avais en tête pour fonder un couple heureux, j’hésitais à m’engager, convaincue que ce serait pour la vie. J’invoquais alors le Saint-Esprit pour qu’il m’éclaire : si je devais continuer à fréquenter Patrick, si
c’était bien la personne que Dieu avait choisie pour moi... A partir de
ce moment, j’ai senti grandir en moi l’amour pour Patrick, qui avait
su m’attendre patiemment. 

Nous nous sommes mariés le 9 juin 1984. Malheureusement, le péché ne nous a pas épargnés et, en 1999, nous nous séparions, n’acceptant pas une vie à trois. L’aventure de mon mari n’a pas duré longtemps, il a fait l’expérience du fils prodigue et s’est retrouvé seul au bout de deux ans... Dès lors, nous avons repris une relation fraternelle, mangeant souvent ensemble le dimanche avec notre fils Mickaël et nous rendant mutuellement des services... Plusieurs fois, je lui ai fait des allusions pour reprendre une vie commune mais cela restait figé. Sans doute pas le moment... 

C’est aux environs de la Pentecôte 2018 que Patrick me fait comprendre qu’il serait prêt à m’accueillir chez lui dans sa maison à la campagne. Du coup, je ne m’y attendais plus et étais assez perturbée pour lui dire oui ou non. J’invoque encore le Saint-Esprit pour qu’il me guide dans mon choix. Par deux fois, il me semble avoir une réponse : lors d’un groupe de prière, je tire une parole d’évangile où il était noté « Seigneur, ouvre nos yeux » (et non pas mes yeux ) puis, lors de nouveaux troubles dans ma tête où je ne voyais que les choses négatives (habiter la campagne moi qui suis habituée à la ville, quitter mon appartement où je suis bien entourée, m’éloigner un peu plus de Rouen...), j’ai comme un flash « il faut tout quitter pour me suivre ! ». Alors j’ai dit oui... le ROC que l’on connait bien à la CNDA. 

Voyant que le 9 juin 2019, tombait le dimanche de Pentecôte, il me semblait important que nous fêtions cela avec mes frères et sœurs de la Communion, convaincus que le sacrement de mariage est indissoluble avec l’espérance d’une réconciliation... 

Nous nous étions donné rendez-vous à Malaunay, point de célébration unique pour les communes alentour, en raison de l’Armada de Rouen, pour 10 h 30 où une messe était dite à notre intention. Malgré les nombreux kilomètres qui nous séparaient les uns des autres, tout le monde a pu être juste à l’heure. Deux chants m’ont fait particulièrement chaud au cœur : « prends ta barque » en entrée, peu connu mais bien symbolique pour nous et « Regarde l’étoile, invoque Marie » en final, appris à la Communion. 

normandie 342 2Puis nous avons constitué « un cortège de voitures » jusqu’à notre domicile où nous avons tous pu nous garer. Le prêtre congolais qui a dit la messe est venu partager le repas avec nous, accompagné de son frère et sa belle-sœur. Le temps étant incertain, nous avons préféré être à l’intérieur sauf pour l’apéritif qui a pu se faire dans le jardin. Il faisait presque plus chaud dehors qu’à l’intérieur... Puis nous avons dégusté et partagé ce que chacun avait apporté dans une bonne ambiance fraternelle, repas encadré par un bénédicité et les grâces.

Tous ont pu constater qu’il y a encore de nombreux travaux à faire pour finir notre maison. J’espère que la santé de mon mari le permettra... Désormais, elle reste ouverte pour vous accueillir si vous avez l’occasion de venir dans ce coin de Normandie. 

Vers 16 h 45, nous nous séparions car nous étions attendus à 18 h pour écouter Mickaël chanter bénévolement dans un chœur d’hommes à Yvetot. Tous étaient invités à nous suivre mais tout le monde avait de la route à faire pour regagner le domicile ou hébergement du week-end. Le prêtre et sa famille ont pu nous accompagner et apprécier entre autres un bel Ave Maria. 

Cette journée restera un beau souvenir. Nous avons été très gâtés par la présence de quatorze membres, dont deux anciens modérateurs, la réception de fleurs, courriers chaleureux et document exceptionnel avec photos et signatures des membres du groupe, appels téléphoniques et soutien par la prière de beaucoup. 

Un grand merci à tous. Nous restons en union de prières. Marie-Agnès (Clères) - NORMANDIE 

Depuis bien longtemps le groupe Normandie envisageait d’organiser une journée d’amitié à Alençon. La sanctification des époux Martin, modèles de fidélité, a encore renforcé cette intention. Et pourquoi ne pas en faire une journée-mission dans ce département de l’Orne qui ne compte aucun membre de la Communion ? Oui, mais comment ? Grâce à l’aide précieuse de l’équipe communication qui a préparé affichettes et tracts et surtout au renfort des groupes Centre et Pays-de- Loire, cette journée a pu avoir lieu le dimanche 16 septembre. 

Normandie 337 1A 10h30, des bénévoles nous attendaient à la salle de la Providence où nous avons eu juste le temps de déposer notre matériel pour le pique- nique et la projection de l’après-midi. Nous devions encore installer un petit stand au fond de la basilique et mettre au point quelques détails avec le prêtre pour la messe de 11h. 

Ce jour-là les textes se prêtaient tout à fait à notre situation. La première lecture était celle du serviteur souffrant du prophète Isaïe (Is 50,5-9a). Elle a permis au diacre qui a donné l’homélie de citer toutes les différentes formes de souffrance, dont la nôtre. La deuxième lecture, tirée de la lettre de saint Jacques (Jc 8, 27-35) où la foi, sans les actes, est bel et bien une foi morte, l’a tout naturellement conduit à nommer la Communion Notre-Dame de l’Alliance. Enfin, s’appuyant sur l’évangile de saint Marc où Jésus déclare que celui qui perdra sa vie à cause de lui, la sauvera, il a insisté sur la fidélité en prenant comme exemples Louis et Zélie Martin. 

A la fin de la messe nous avons invité l’assemblée à nous rejoindre à
la salle de la Providence et nous nous sommes postés à la sortie de l’église
avec kakemono et dépliants pour nous faire connaître. Quelques tracts
distribués, un livre vendu et un entretien avec un couple de l’équipe de préparation au mariage, qui nous connaissait déjà. La seule personne à partager notre repas était une bénévole du sanctuaire mais qui n’était pas concernée par notre mouvement. Cela ne nous a pas empêchés de mettre en commun tous les plats que chacun avait apportés. Puis nous nous sommes présentés à tour de rôle ce qui nous a donné l’occasion de nous connaître davantage. Nous étions vingt-deux. 

Dix du groupe Centre : Marie, notre nouvelle modératrice dont nous sommes fiers d’être les premiers à bénéficier de la présence, Véronique, Fabienne, Marie-Reine, Mireille, Maria, Marie-Thérèse, Paul, Fernande et Espéranza. 

Six du groupe Pays-de-Loire : Anne, Suzie, Agnès, Joëlle, Madeleine et Elisabeth. Normandie 337 2

Cinq du groupe Normandie : Jean-Marie, Samuel, Françoise, Marie- Christine et Marie-Agnès. 

Et Bénédicte, du groupe Ile-de-France-Poissy, car elle demeure près d’Alençon. 

A la demande de Marie nous avons projeté le diaporama sur la Communion, revu et corrigé par l’équipe Communication. 

A 15 h 30 le diacre est venu nous chercher pour une visite de la ville à la fois touristique et spirituelle. Tout imprégné de l’histoire de la famille Martin, il a essayé de nous faire revivre la sainteté de cette famille. Nous avons pu voir le bâtiment où Louis était horloger, le pont de la rencontre et, bien sûr, la basilique Notre-Dame où les époux Martin se sont mariés 

le 13/07/1858 à minuit. C’est aussi à cet endroit que la petite Thérèse a été baptisée. 

Enfin, vers 17 h, nous arrivons à la maison natale de Sainte Thérèse où les Martin vécurent six années de 1871 à 1877, date du décès de Zélie. 

Normandie 337 3Heureux mais bien fatigués, nous regagnons nos voitures vers 18 h, nous promettant de revenir à Alençon pour continuer notre visite. En effet, il y a encore beaucoup d’autres choses que nous aurions aimé voir comme le pavillon de Louis Martin. L’église Saint-Pierre de Montsort, 1re paroisse des Martin où les huit autres enfants ont été baptisés. A 7 km d’ici, à Semallé, il y a aussi la maison de Rose Taillé où Thérèse fut placée en nourrice. 

Marie-Agnès et Jean-Marie - NORMANDIE 

graine de salut 1Lors de la retraite, j’avais écrit une carte aux religieuses qui avaient subi l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray car je fréquente cette paroisse. J’ai été touchée par la réponse des sœurs, qui évoquait les fruits du martyre du Père Hamel: contacts fraternels avec la municipalité, resserrement des liens dans la paroisse et avec la communauté musulmane voisine...

Les sœurs redisent lors de la prière universelle : « Seigneur, nous te confions le Père Jacques Hamel et les victimes de tous les attentats. Fais de nous des témoins de ton espérance et des bâtisseurs de Paix. »

Leur lettre était accompagnée d’une carte, datée du jour de l’assassinat, où figurait une citation de saint François d'Assise :

« Ma vocation n'est pas de me sauver moi-même, mais de sauver les autres. »

graine de salut 2 328 

Marie-Agnès (Sotteville) – NORMANDIE