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providence-etait-laVoiture en panne sur la route du retour de notre retraite à Banneux, voilà les cinq occupants et leurs bagages du groupe Normandie bloqués à 18h30 sur le bas-côté d’une grande avenue en plein centre d’Amiens, à une centaine de kilomètres de Rouen, leur destination finale.

Nous venions de finir le rosaire et décidions de quitter l’autoroute à proximité de la ville d’Amiens pour nous y ravitailler en pain demandé par la maman de Jean-Marie et Marie-Agnès qui nous invitait pour le repas du soir. Nous voulions aussi vérifier d’où venaient ce petit bruit et cette odeur chaude de la voiture.
Dès l’entrée d’Amiens, nous trouvons une boulangerie nommée « boulangerie pâtisserie Saint Joseph » ! Samuel s’y précipite tandis que Jean-Marie regarde sous le capot de sa voiture. Effaré, il s’exclame :
- Il y a de l’huile partout !
Passagers arrière, Marie-Agnès, Madeleine et moi, nous sortons de la voiture pour constater avec Samuel que c’était en fait de l’eau. Le bidon d’eau de refroidissement était vide.
- Y a-t-il un garage dans le coin ?
- Oui, là-bas, derrière vous, nous dit la boulangère.
Mais un samedi soir, à 18h30, va-t-il être ouvert ? Il était fermé, mais la station service était encore ouverte. Samuel, en ancien chauffeur routier qui en a vu d’autres, attrape un seau d’eau et avec précaution, ouvre le bidon d’eau de refroidissement tout fumant et y verse généreusement de l’eau qui, aïe, aïe, aïe, fuit presqu’aussitôt sous la voiture. Il recommence plusieurs fois, l’eau semble rester dans le bidon qui bientôt ne fume presque plus. Nous décidons de repartir.
Deux kilomètres plus loin, au beau milieu de la grande avenue du centre-ville, catastrophe : le voyant rouge, qui ne s’était pas encore allumé, s’allume. Il faut s’arrêter. Nous nous rangeons, côté droit de l’avenue, sur une place de stationnement. Et Jean-Marie appelle l’assistance pour nous rapatrier avec nos bagages. Oui mais… et la voiture ?
Jean-Marie nous dit :
-  J’ai un copain garagiste, je l’appelle pour voir s’il a une solution.
Manuel, le copain décroche et dit :
- Tu as de la chance de me trouver là, je rentre de vacances.
Suit un échange avec le copain pour comprendre la panne de la voiture. Conclusion :
- Pas possible de te dépanner, ni de venir chercher la voiture ce soir… parce qu’en fait, le copain rentre du Maroc et se trouve à Angoulême.
Mais on ne peut pas non plus laisser la voiture sur cette place en pleine avenue d’Amiens !
En nous garant en catastrophe, nous avions aperçu, juste de l’autre côté de l’avenue, un collège qui s’appelait la Providence. Samuel, qui a de bonnes fréquentations chez les sœurs de la Providence et les pères Jésuites de Rouen, nous dit :
- Je vais sonner à leur porte.
- Tu es fou, c’est les vacances, personne ne va te répondre.
Mais quelques minutes plus tard, voilà notre Samuel qui revient triomphant en disant :
- Le collège est dirigé par un père jésuite. Il nous ouvre la porte de son établissement tout de suite pour garer la voiture.
Jean-Marie convient alors de venir la rechercher avec son copain garagiste dans la semaine.
En appelant l’assistance, Jean-Marie avait demandé une grosse voiture car nous étions cinq personnes et très chargés en bagages. Or, une demi-heure plus tard, nous voyons arriver un taxi qui semblait nous paraitre pas très grand.
- Votre taxi ne va pas pouvoir tout prendre !
Après palabres, nous réussissons à placer tous les bagages dans le coffre et à nous caler à quatre sur les trois sièges arrière en utilisant une seule ceinture pour Jean-Marie et sa sœur. Et nous arrivons vers les 22 heures chez la maman qui nous attendait patiemment malgré ses 87 ans, avec un repas 4 étoiles et beaucoup d’amour.
Merci Marie, merci Joseph, merci la Providence. Merci Mme Ledoux. Il n’y a pas à dire, nous recevons vraiment des grâces, malgré les épreuves, aux retraites de la Communion Notre-Dame de l’Alliance !