en Pays-de-Loire

j’ai dormi quelques jours dans une cathédrale ... grâce à la Communion ! !

noces emeraude 330 1Flanqué de trois flèches majestueuses, classé au répertoire des monuments historiques, ce bâtiment fut conçu à Nantes en 1896, baptisé BELEM et surnommé la Cathédrale des mers ! !

C’est grâce à notre petite Sabine de Brest, dans le cadre des Fêtes maritimes et de notre amitié fraternelle, que j’ai admiré, il y a plus de 15 ans, ce dernier 3 mâts-barque français : très beaux souvenirs gardés en mémoire.

Fêter mes noces d’émeraude...? Pourquoi pas...? Mais avec qui...? Avec lui, BELEM !

Naviguer avec BELEM a donc pris corps pour honorer mes 40 ans de fidélité, plutôt que de vie partagée quotidiennement dans le mariage qui, lui, a totalement pris l’eau depuis 1990.

Au port, le Maître et ses douze disciples accueillent une belle assemblée, très masculine, tout l’inverse de la Communion Notre-Dame de l’Alliance : 36 hommes, 4 couples et 6 femmes seules dont je fais partie. Fervents de voile, d’histoire, matelots-stagiaires presque tous « primo-retraitants », nous sommes touchés par l’authenticité de cette cathédrale de cordages non automatisés, comme au 19e siècle.

Quelques-uns des dix commandements :

  • faire entrer toutes nos affaires personnelles dans un sac-polochon qui mesure 60 x 40 x 40 cm (le miracle est qu’on y parvient !) ;
  • utiliser l’eau, symbole de vie et de pureté, avec parcimonie puisqu’elle est dé-salinisée ;
  • respecter le silence, comme à la retraite d’été, de rigueur sur le pont pour repérer tout bruit suspect dans la voilure ;
  • la grosse cloche ne sonne pas les offices mais ordonne de descendre dans la cale pour les repas par groupe de 30.

Telle une descente à la crypte sur la pointe des pieds, nous empruntons l’escalier d’acajou verni menant à notre hébergement :

  • le marin est un sportif élancé qui sait se contenter d’une couchette de 60 cm de large, plus étroite que celle d’un moine ;
  • le couvert dressé sur la table de monastère et ses bancs bien fixés sur le sol de la cale se déjouent du léger roulis ;
  • nous partageons le pain chaud confectionné chaque jour à bord : « il n’y a pas de boulangerie au n°10 Place de la Mer » ;
  • nous ne partageons pas le vin... comme à Saint-Laurent-sur-Sèvre, d’ailleurs;

Dès le 1er jour, je dois assurer ma nuit d’adoration : pendant mon quart-de-nuit, de 20 h à 24 h, je suis chargée de scruter l’horizon, signaler un point lumineux sur cette mer d’encre noire bordée d’écume blanche. A l’heure des complies, je profite de la beauté de la création avec un magnifique coucher de soleil.

A 8h le lendemain, nous accueillons la « grand-messe » du nettoyage à bord ; je comprends vite pourquoi le balai-brosse s’appelle aussi lave- pont ; dans la coursive, je croise un disciple à genoux... mais non, il fait reluire les cuivres au Mirror et à la brosse à dents pour atteindre les plus petits recoins : scène masculine complètement inattendue !

noces emeraude 330 2L’enseignement de ce jour consacre 2 heures au thème « Comment faire virer de bord BELEM et ses 750 tonnes ? ». Il faut avoir foi dans le vent, car nous naviguons à la performance de 12 km/h ! La prédication magistrale et passionnante du Commandant Pery, aidé d’une maquette de ce fantastique trois-mâts, évoque les manœuvres des 22 voiles, venues elles aussi... de Noirmoutier ! Tiens, tiens !

Ensuite, je laisse volontiers l’application pratique aux gros bras qui tirent sur les cordages comme si leur vie terrestre en dépendait. « Il y eut un soir, il y eut un matin... » : nouveau quart de 4 h à 8 h qui me permet d’assister au lever du soleil et de méditer dans la sérénité sous cette voute céleste bleu-mosaïque.

Eh oui, depuis plus d’un siècle, BELEM, qui a failli périr quatre fois d’incendies ou de naufrages, reste protégé par une bonne étoile et embarque, entre Dunkerque, Nantes, Gibraltar, Nice, tous les amoureux du patrimoine historique, de la mer, du silence et de la paix.

« Heureux qui comme Ulysse a fait un (très, très) beau voyage » d’Ajaccio à Marseille.

Probablement grâce à la Communion, moi aussi j’ai viré de bord vers une grande paix intérieure.

Anne (Le Mans) - PAYS DE LA LOIRE

 

JA pays de Loire 1 320Selon presque une tradition Paule a réuni au Pouliguen des frères et sœurs
de la Communion dans sa belle région, le dimanche 13 septembre. J'ai eu la chance d'être plus libre grâce à ma situation de retraitée et de pouvoir ainsi rejoindre le groupe (300 km). Nous étions dix, dont certains ne viennent
plus qu'aux journées d'amitié pour diverses raisons, mais bravo aux organisateurs, c'est une façon de garder le contact.JA pays de Loire 2 320
Nous nous sommes retrouvés à la messe paroissiale où j'ai pu présenter à la fin notre groupe à une assistance très nombreuse.
Le soleil n'étant pas au rendez- vous, Paule a transformé avec beaucoup de gentillesse son appartement en un grand pique-nique partagé. Chacun s'est présenté et, à partir de diverses situations, nous avons pu échanger sur les sentiments de révolte, la rancœur, mais aussi le pardon...
Comme toujours, certains vivent des situations difficiles, souvent dues à la solitude et à l'éloignement de la famille... Un beau rayon de soleil nous a incités à aller vers la plage puis à visiter une charmante petite chapelle dédiée à sainte Anne.
Merci à Paule et aux amis qui l'ont aidée à organiser cette journée qui a ensoleillé les cœurs.
Marie-Jo (Lésigny) – PAYS DE LOIRE

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La Pastorale Familiale du diocèse de Nantes m'avait déléguée pour participer au grand rassemblement Diaconia à Lourdes lors du week-end de l'Ascension.

Douze mille personnes venant de toute la France se sont retrouvées à la basilique Saint Pie X pour témoigner, chanter, prier, vivre des moments intenses de communion et de partage, célébrer dans la foi la victoire de la vie sur la souffrance et la mort, dans un immense élan de fraternité, de joie et d'amour.

Nous recevons la Parole du Christ qui nous habite pendant tout le rassemblement : Je suis au milieu de vous comme celui qui sert

Parmi les quarante proposés, j'ai assisté au forum de la Famille qui réunissait beaucoup de participants, le sujet étant d'une brûlante actualité.

Par petits groupes de six, nous avons réfléchi sur les fragilités et les merveilles des familles. Au cours de la mise en commun, j'ai découvert un tas de souffrances et de difficultés de toutes sortes mais une montagne de vie, d'espérance et d'amour vécus au sein de nos familles.

Je vous livre un petit résumé de ce qui a été le plus souvent cité.

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La famille est souvent blessée par le deuil, la maladie, la séparation, le divorce, l'éloignement des enfants, le chômage, les revenus insuffisants, l'absence de logement décent, l'exclusion, le souci avec les ados, le risque de rupture, l'incompréhension, les familles recomposées, l'homosexualité et aussi les ravages de l'alcool et de la drogue.

Mais la force et les merveilles de la famille se vivent aussi dans la transmission de l'amour avec le bonheur de donner et de recevoir, celui d'être père, d'être mère, la fidélité dans le mariage, le pardon, les membres de la famille qui se soutiennent dans les difficultés, les frères et sœurs qui se retrouvent, la joie d'être ensemble lors des repas de famille, la joie de se de parler, les jeux partagés, le soutien des grands-parents, l'évocation des souvenirs et des racines, la transmission des valeurs, l'acceptation des choix d'avenir des enfants, la confiance dans l'avenir, la naissance des enfants et petits-enfants...


diaconia-lourdes-3Avec les Triolos de Créteil qui avaient aussi exprimé les fragilités et les merveilles vécues dans leurs familles en les visualisant sur des ballons colorés nous avons terminé le forum avec le chant gestué : Jour de Joie, Jour de Victoire.

A la fin du rassemblement Diaconia, nous avons eu cet appel pressant à continuer à servir nos frères et sœurs, là où nous sommes, dans nos différents mouvements et associations, dans toutes les situations où nous nous trouvons, à nous engager, par la conversion de notre regard et de notre cœur, vers plus de partage, plus d'action et plus d'ouverture.

Le Christ lui-même nous envoie pour continuer à aimer et à servir :

diaconia-lourdes-4Va trouver mes frères et dis-leur…

« Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager »

(Message final du rassemblement Diaconia)