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ndducheneExceptionnellement, le groupe Pays-de-Loire Vallée a eu sa récollection de printemps au Centre spirituel de la Chapelle du Chêne, haut lieu de pèlerinage marial dans le diocèse du Mans. C’était une récollection « ouverte » sur le thème : « Après la séparation ou le divorce, quel chemin de vie avec le Christ ? »

Grande joie d’accueillir quatre « nouvelles » ! Nous les laissons s’exprimer longuement. Nous nous retrouvons dans leur vécu. Peu à peu, l’écoute bienveillante et l’amitié fraternelle aidant, leur visage s’éclaire : lueur d’espoir dans les ténèbres !
Le soleil a brillé tout le week-end sur nos têtes et dans nos cœurs même si la froidure de fin d’hiver s’est encore fait sentir surtout à la basilique ! Le Seigneur voulait sans doute que la chaleur vienne de l’intérieur.
L’Esprit-Saint avait guidé Agnès, notre responsable, vers un nouveau prédicateur, le père Ghislain, recteur du sanctuaire et frère de la Communauté St-Jean. L’accueil a été d’emblée très chaleureux. Frère Ghislain resta disponible à tout moment, y compris aux repas et même une partie de la nuit pour les entretiens spirituels et les confessions, et nous avons vu à quel point il communiait aux partages. Nous en avons été vivement touchés.
Son enseignement a été perçu comme riche et limpide, plein de clairvoyance et facile à comprendre car donné en toute vérité par un prêtre convaincu, remarquable par sa foi, son espérance et l’amour de ses plus proches, c’est-à-dire… nous-mêmes ! Nous l’aurions écouté encore et encore.
Merveilles que fait pour nous le Seigneur ! Il nous montre le chemin pour aller jusqu’à Lui «  après la séparation ou le divorce ». Mais chacun doit prendre du temps pour pouvoir se « re-lier » à Dieu. Cela demande une vie intérieure plus intense, plus cachée, car le véritable amour se noue dans le secret.
Frère Ghislain a insisté sur « vie chrétienne » et « vie sacramentelle ». Où en suis-je de ma vie chrétienne ? Voilà une question qui interpelle. La vie sacramentelle est capitale, c’est un moyen « divin » pour vivre notre vie chrétienne.
Mais des moyens, il y en a beaucoup :
- l’oraison qu’Elisabeth de la Trinité décrit comme « le cœur à cœur intime où toute l’âme s’écoule en Dieu, tandis que Dieu s’écoule en elle pour la transformer en Lui-même ». Marthe Robin disait : « Ma vie vaudra ce qu’a été mon oraison ». Déjà, aux Noces de Cana, la Vierge Marie exprimait tout le mystère de l’oraison en disant : « Tout ce qu’Il vous dira, faites-le ».
- le sacrement de réconciliation : à pratiquer sans modération ! En effet, quelle joie de se jeter dans les bras du Père et recevoir son baiser d’amour !
- l’examen de conscience : à chacun sa méthode pour se placer en vérité sous le regard de Dieu. Pour progresser, chassons de nos vies toute comparaison aux autres car se comparer ouvre la porte aux trois quarts de nos péchés !
Comment cultiver les trois vertus théologales, la foi, l’espérance, la charité ?
- par l’écoute de la Parole qui nous fera grandir dans la foi. Ecouter avec le cœur, c’est « obéir » souligne le Prologue de la Règle de St Benoît.
- par l’Eucharistie, sommet de la vie chrétienne, qui nous fera grandir dans la charité. Car l’eucharistie, c’est l’Amour qui se donne.
Nous grandirons en espérance en faisant la volonté du Père et en devenant mendiant d’amour, un amour à vivre ici et maintenant, de façon bien incarnée.
Foi, espérance, charité, nous devons exercer sans cesse ces trois vertus.
Il y a encore d’autres moyens et tous impliquent de notre part un effort concret. Comme nous étions à la veille d’entrer en Carême, frère Ghislain nous rappela qu’il était bon de recevoir une « piqûre de rappel ». Décidons, par exemple, de faire chaque jour du Carême un effort « minuscule » mais de nous y tenir.
Ne restons pas dans l’isolement qui est négatif quand il est subi. La Communion est une grâce pour vivre notre solitude dans un sens positif : cette solitude que nous n’avons pas choisie, apprenons à y consentir librement.
Nous terminons cette rencontre à l’oratoire dans l’action de grâce pour tout ce que le Seigneur a fait dans le secret des cœurs. Et, sachant que nous ne pouvons rien faire sans l’aide de Marie qui, intimement reliée à son Fils, nous montre le chemin du ciel, nous nous mettons sous sa protection toute maternelle.
Maintenant, nous voici de retour à la maison après avoir quitté notre Mont Thabor. Mais l’avons-nous vraiment quitté ? « Notre cœur n’était-il pas brûlant tandis qu’Il nous parlait en chemin ? »  Jésus nous fait descendre de notre montagne et nous renvoie pour témoigner chez nous et autour de nous de son immense miséricorde.