en Val de Rhône et Saone

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départements :
1, 7, 26, 42, 43, 63, 69, 71

G08 Marie Odile Grimonet Francoise Chardiny

lieu de récollection :

Maison d'accueil de la Providence

Ars-sur-Formans (01)

responsables :

  

Marie-Odile Grimonet

Françoise Chardiny

+33 (0)6 37 62 36 41

+33 (0)6 82 74 73 96

conseiller spirituel : 

Père Philippe Toxe 

  
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Récollection CNDA, 28ème semaine T.O. Lc 12, 8-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez, ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

Homélie

Il est des pages de l’Ecriture plus mystérieuses que d’autres et celle que nous venons de lire l’est particulièrement, qui semble contenir des contradictions et parler de réalités dont nous pouvons nous demander de quoi au juste Jésus veut bien parler !

Le Fils de l’Homme reniera celui qui l’aura renié. On se dit que son compte est bon ! Mais ce n’est pas si évident puisque juste après Jésus dit que celui qui parle contre le Fils de l’Homme, il lui sera pardonné. Alors, cet homme qui renie ou parle mal du Fils de l’Homme est-il sauvé ou pas ?

Et puis Jésus semble opposer ensuite deux types de péché : la parole contre le Fils de l’Homme qui serait pardonnable et le blasphème contre l’Esprit qui est irrémissible ! Le Fils de Dieu serait-il plus tolérant que le Saint-Esprit ? Qu’est-ce donc que ce péché si grave qu’il ne peut être pardonné ?

De nombreuses explications ont été données de ces paroles du Christ : il parlerait de deux moments distincts de la prédication du Royaume (le temps de la mission terrestre de Jésus pendant son ministère public, où il serait excusable de ne pas le reconnaître, et le temps de la mission inspirée par l’Esprit après la résurrection du Christ, où cela deviendrait inexcusable) ou de deux actes de reconnaissance de l’action de Jésus (on peut méconnaître l’identité du Fils de l’Homme, mais on ne peut pas nier l’œuvre de l’Esprit Saint qui s’opère par lui), ou de deux moments de la vie du croyant (avant sa découverte de la Vérité qu’est Jésus et après sa conversion et son accueil de la grâce), ou bien encore il s’agirait d’une 3ème catégorie de péché, une sorte de péché « très mortel », à côté des péchés véniels et mortels.

Mais tout cela semble demeurer en contradiction avec notre foi et notre espérance, notre confiance en la miséricorde de Dieu, dont nous osons croire, que lors bien même que notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et qu’à tout pécheur, miséricorde, comme le dit le bon sens de la foi.

Les Pères de l’Eglise ont beaucoup réfléchi sur le sujet et voici comment un auteur résumait leur pensée : « Les pères disaient avec raison : ‘Le seul péché sans rémission est le péché sans repentir’. Ainsi, le refus de se repentir jusqu’à la mort est le seul péché impardonnable. Or personne ne peut se repentir sans l’action de l’Esprit-Saint qui « convaincra le monde en ce qui concerne son péché » (Jn 16,8). C’est Lui qui guide et encourage l’homme dans la vie spirituelle, Il est la force qui aide à toute bonne œuvre. Personne ne peut accomplir d’œuvre spirituelle sans l’association de l’Esprit-Saint. Blasphémer contre l’Esprit-Saint, c’est le refus radical et continuel de son action d’où découle le refus du repentir et des bonnes actions. » (Pape copte Chénouda III)

Si c’est impardonnable, ce n’est pas parce que Dieu ne veut pas pardonner, mais c’est parce qu’il ne peut pas, puisque nous refusons son Esprit inspirer notre vie et notre désir d’accueillir son pardon.Les phrases que nous adresse le Christ ce matin nous disent donc qu’il faut prendre sa Parole au sérieux, ne pas avoir peur de regarder ce qui dans notre vie est incohérent, incompatible avec sa parole d’amour, sinon nous serions des hypocrites et des tartuffes (qui voudrions faire du Fils de l’homme le complice de notre péché). Il s’agit de laisser la puissance de l’Esprit nous inspirer un désir de faire ce qui est bien, faire la volonté de Dieu, accueillir son pardon. Le seul obstacle à la puissance de l’amour de Dieu, ce n’est pas le poids de nos fautes, même pas notre désespoir voire la peur devant leur gravité, c’est le refus de son amour. C’est cet Esprit d’amour que nous devons laisser agir en nous. Amen.

"Cette Famille est là, qui avec vous chemine"

Francis Jammes, né à Tournay (Hautes Pyrénées) le 2/12/1868 et mort à Hasparren (Basses Pyrénées) le 1/11/1938 est un poète, romancier, dramaturge et critique français. 

On peut situer en 1905 sa « conversion » au catholicisme (en fait, son retour à une pratique religieuse) : à La Bastide-Clairence, le 7 juillet, Claudel, de retour de Chine, sert la messe qui marque l'événement. Sa poésie devient plus religieuse et dogmatique.

En octobre 1907, à 39 ans, il se fiance (à Lourdes) et épouse (à Bucy-le-long dans l'Aisne) une fervente admiratrice Geneviève Goedorp. Le couple aura sept enfants, l'aînée, Bernadette (par référence à sainte Bernadette et Lourdes), le quatrième, Paul, à cause de Claudel. 

En 1905, parait le recueil « l’Eglise habillée de feuilles », comprenant de nombreux poèmes dont celui ci-dessous. 

Olivier (Lyon) – Val de Rhône et Saône

Au crépuscule, à l’heure où le silence saint

De la chapelle, par un mariage divin,

S’unit aux boiseries qu’orne un chemin de croix,

Enfumées du parfum des encens séculaires…

Quand l’ombre rejoint l’eau dans le bénitier froid…

Quand le vent pleure bas autour du presbytère

Dans les tristes rameaux de peupliers carolins…

Quand le dernier rayon dore de son mystère

L’althaea rose auprès duquel lit son bréviaire

Un humble desservant qui va vers son déclin…

Alors, sortant de la chapelle où l’a mené

Sa rêverie errante, le poète a refermé

La grille. On voit la lune en métal bosselé.

L’âme garde longtemps le parfum du rosaire

Comme la boite verte garde une odeur de feuilles.

Certes il est bon, quand la Terre vous abandonne,

De méditer, et qu’alors le Ciel vous accueille.

Il est bon, quand sur soi l’orage couve et tonne,

De descendre dans la profondeur des Mystères ;

Il est bon lorsque les hommes vous ont trahi,

Quand on est exilé, quand on n’est pas compris,

De retrouver toujours la Famille divine.

Cette Famille est là,
qui avec vous chemine

Ou s’arrête avec vous, matin, midi et soir ;

Il est bon de parler à la Vierge et la voir,

Tantôt enfant,
avec son voile dans le Temple,

Pure comme elle-même
et remplissant sa lampe ;

Tantôt tranquillement belle,
puissamment mère ;

Tantôt vieille, voûtée et saintement amère.

Il est bon d’évoquer son Enfant glorieux

Et, banni par les hommes,
d’habiter avec Dieu.

saint vianneyUne postulante qui venait de quitter la congrégation des sœurs de saint Vincent-de-Paul eut un jour un entretien à Ars avec un prêtre qui arrivait de Jérusalem. Ce prêtre disait à monsieur Vianney qu’il avait conseillé à la jeune fille d’aller en Orient pour y utiliser ses forces et son zèle. Le bon curé qui connaissait l’inconstance de la demoiselle répondit : « Envoyez-la au paradis ! Au moins, elle n’en sortira plus ! »

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, la sainteté n’est pas synonyme de rabat-joie. Le curé d’Ars, si dur envers lui-même, qui portait sur lui les traces des plus effroyables pénitences, était aimable, il avait le sourire, il avait des paroles gracieuses, des à-propos charmant, des réparties fines et spirituelles. La séduction la plus douce reposait sur ses lèvres en même temps que la vérité et la consolation s’en échappaient.

Une religieuse lui disait avec bonhommie : « On croit généralement, mon Père, que vous êtes un ignorant. » - « On ne se trompe pas ma fille, mais c’est égal, je vous en dirai encore plus que vous n’en ferez ! »

Jean-Marie Vianney est né le 8 mai 1786 à Dardilly près de Lyon dans une famille d’agriculteurs. Ses parents pratiquent l’Evangile par la prière et l’accueil des plus pauvres. Il fait sa première confession à 11 ans. C’est à 17 ans qu’il apprend à lire et à 20 ans qu’il commence ses études pour devenir prêtre. Après avoir déserté l’armée de Napoléon pour cause de maladie, il reprend ses études et sera finalement ordonné prêtre à Grenoble le 13 août 1815 à 29 ans. Il est nommé vicaire à Ecully. Le 11 février 1818, il est nommé à Ars où il restera 41 ans jusqu’à sa mort le 4 aout 1859 à 73 ans. Il sera canonisé le 3 mai 1925 et déclaré patron de tous les curés del’univers le 23 avril 1928. Il est fêté par l’Eglise le 4 août.

Ce qui marque l’itinéraire spirituel de Jean-Marie Vianney, c’est un désir constant de faire l’œuvre du Seigneur. « Pour bien faire les choses disait-il, il faut les faire comme Dieu le veut, en conformité avec ses desseins. »

« Tenons la porte de notre cœur ouverte sur le Seigneur, il est le guide sûr. Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Quand on est conduit par un Dieu de force et de lumière, on ne peut se tromper... L’œil du monde ne voit pas plus loin que la vie, l’œil du chrétien voit jusqu’au fond de l’éternité. »

« La prière dégage notre âme de la matière. Elle l’élève en haut comme un feu qui gonfle les ballons. Plus on prie, plus on veut prier. C’est comme un poisson qui nage à la surface de l’eau, qui plonge ensuite et qui va toujours plus avant. Le temps ne dure pas dans la prière. La prière n’est pas autre chose qu’une union à Dieu. Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble. On ne peut les séparer. C’est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut comprendre. »

saint vianney 2Le curé d’Ars était un grand confesseur. A la fin de sa vie, il passe 17 heures par jour dans son confessionnal. Il fait les 35 heures en deux jours ! En 1858, un an avant sa mort, plus de 100 000 pèlerins sont passés entre ses mains.

« Se confesser, c’est bien, mais encore faut-il faire de bonnes confessions ! »

« Nous voulons aller au ciel, mais avec
toutes nos aises, sans nous gêner en rien : ce n’est pas ainsi que l’on fait des saints. »

« Nous donnons notre jeunesse au démon et nos restes au Bon Dieu, qui est si bon, qu’il veut bien encore s’en contenter »

« On n’entre pas dans une maison sans parler au portier. La sainte Vierge est la portière du ciel.

Olivier (Lyon) - RHONE-ALPES d’après « Pensées choisies du saint Curé d’Ars » de Janine Frossard et « Prier 15 jours avec le Curé d’Ars » de Pierre Blanc