en Val de Rhône et Saone

Rhone Alpes.JPG

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

départements :
1, 7, 26, 42, 43, 63, 69, 71

G08 Marie Odile Grimonet Francoise Chardiny

lieu de récollection :

Maison d'accueil de la Providence

Ars-sur-Formans (01)

responsables :

  

Marie-Odile Grimonet

Françoise Chardiny

+33 (0)6 37 62 36 41

+33 (0)6 82 74 73 96

conseiller spirituel : 

Père Philippe Toxe 

  
 20191205 affiche reduite recollection 01 2020

Deux événements récents m’ont amené à réfléchir sur ma manière de prier !

adf324Le premier a eu lieu lors du centième anniversaire de notre nuit d’adoration du premier vendredi du mois organisé par notre groupe Gospa. A cette occasion, notre évêque Mgr Barbarin s’est proposé pournous accompagner. Nous commençons la soirée à 20h30 par le tirage au sort de notre heure d’adoration durant la nuit puis nous enchaînons avec le chapelet. Il y a ensuite un enseignement donné par le prêtre qui nous accompagne. Nous commençons alors l’adoration, tous ensembles, avec des chants et des paroles d’Evangile. Pendant ce temps, le prêtre donne le sacrement de réconciliation. A 7h du matin, le prêtre accompagnateur célèbre l’eucharistie. Et nous terminons par unpetit déjeuner pris en commun.

Ce jour-là, notre accompagnateur était donc notre cardinal qui s’est déplacé pour une trentaine de personnes. Son enseignement a été consacré à la prière et centré sur le fait que le Christ habitait en nous.

Le deuxième événement a été la lecture du livre du cardinal Sarah : « Dieu ou rien : entretien sur la foi », dont une partie est consacrée à la prière.

Cela a été l’occasion de réfléchir sur ma manière de prier, en particulier pendant les temps d’adoration. Se retrouver devant le corps du Christ est à la fois un moment de joie, mais aussi un moment un peu intimidant. Penser que le Seigneur qui sonde les reins et les cœurs est là, devant moi, génère un ardent désir de le glorifier et de le louer, mais aussi, une prise de conscience de mon indignité. Mes paroles sont-elles en harmonie avec mes actes ?

Une manière de m’en sortir est de lui parler, soit en improvisant, soit en récitant des psaumes, soit en priant le chapelet. Bien sûr, ce n’est pas mauvais en soi, malheureusement, cela ne me permet pas de lui laisser la parole, d’entendre ce qu’il a à me dire. Or dans cette relation d’amour entre lui et moi, il est certes important de lui dire que je l’aime, mais ma présence devant son corps parle pour moi. Par contre, il est combien plus important d’entendre ce que Lui a à me dire.

Alors j’ai décidé de changer ma manière d’adorer. Comme le dit le cardinal Sarah, « le seul langage que Dieu entende vraiment est le silence de l’amour. » Souvenons-nous du temps de nos fiançailles. Nous pouvions rester de longs moments avec celui ou celle qui allait devenir notre conjoint, sans parler, communiant dans l’amour que nous avions l’un pour l’autre.

adf324 1Alors, j’ai essayé de me mettre à l’écoute. Ce n’est pas facile ! Le cerveau n’est pas en hibernation et les pensées parasites jaillissent à qui mieux- mieux ! Que vais-je me faire à manger ce soir ? Il faut que j’établisse mon programme pour le prochain week-end ! Il faut que je prenne rendez-vous avec mon dentiste ! Je dois absolument me décentrer de ma petite personne et de mes problèmes ! Un des moyens que j’ai trouvé, c’est de dire la prière à Jésus de nos frère orthodoxes : "Seigneur Jésus, Fils du Dieu Vivant, prends pitié de moi pécheur." Que je réduis à "Jésus", tout simplement. Un autre moyen est le chant en langue.

Et le miracle se produit. Les parasites disparaissent. Le Seigneur peut alors parler. Un flot d’amour jaillit de ce Corps exposé sur l’autel et vient envahir mon cœur qui, à son tour, envoie tout l’amour qu’il a en lui vers son Seigneur et son Dieu. Miracle du cœur à cœur entre un homme et son Dieu ! C’est alors dans cette contemplation que le Christ qui habite en chacun de nous, comme nous l’a rappelé notre cardinal, va graver sur notre visage la splendeur de sa face. Telle est la prière.

Ce n’est pas tous les jours que mon adoration se passe de cette manière. Mais cela vaut la peine d’essayer. Une fois que l’on a goûté à Dieu, il est difficile de s’en passer et c’est avec un désir profond que l’on attend le prochain cœur à cœur.

Olivier (Lyon) - RHONE-ALPES

creche-Erbil-316Une délégation du Diocèse de Lyon, emmenée par le cardinal Philippe Barbarin, est partie à Erbil, ville du Kurdistan dans le Nord de l’Irak, du 5 au 7 décembre dernier, dans le cadre du jumelage entre le diocèse de Mossoul et le diocèse de Lyon, pour effectuer une visitation des frères chrétiens.
J’ai eu la grande chance de faire partie de cette délégation composée d’une centaine de personnes dont une vingtaine de journalistes. Nous sommes allés rencontrer nos frères, réfugiés dans des camps et
vivant dans un dénuement total mais témoignant de leur foi. Nous avons prié avec eux.
Nous avions apporté des bougies pour la procession mariale du samedi soir durant laquelle nous avons chanté des « Ave Maria » avec nos frères et sœurs irakiens dans une même ferveur et avec une très forte émotion. A la fin de la procession, nous avons pu écouter ensemble le message vidéo du Pape François, projeté sur grand écran. Le Pape les a confortés en leur disant « ...aujourd’hui, vous êtes les roseaux de Dieu, qui plient mais ne rompent pas...».
Nous avons récité le chapelet le dimanche après-midi avec le patriarche des chaldéens, Mgr SAKO, une partie en français et une partie en araméen.

logement-Erbil-316Certains ont pu quitter des camps sous tente pour loger dans des immeubles en réfection, grâce à de nombreux donateurs. Tous les membres de la délégation ont partagé le repas du samedi midi dans les familles. J’ai déjeuné dans une famille composée d’un couple et de leurs deux enfants ; le barrage de la langue ne nous a pas permis de communiquer facilement, mais nos cœurs de mères se sont compris tout de suite.
Ils souhaitent tous revenir chez eux car ils ont été chassés de leur maison et ont dû partir en laissant tout derrière eux.
Logements dans un ancien centre commercial
Je suis rentrée bouleversée par toutes ces rencontres, ces sourires et larmes partagés. Oui, je ne les oublie pas et je les porte dans ma prière.
Françoise (Lyon) - RHONE-ALPES

Jean-Pierre Meyer , l’un des plus anciens membres du groupe Rhône- Alpes, nous a quittés pour la Communion du Ciel, quelques jours avant Noël, à l’âge de 93 ans.
A-Dieu-Jean-Pierre-316Le 22 décembre dernier, aux côtés de sa famille, nous l’avons accompagné de nos prières à la messe de funérailles, célébrée dans sa paroisse Saint-Pothin à Lyon 6ème, où il aimait rencontrer son Seigneur, dans l’Eucharistie et dans l’adoration.
Son parcours humain a été riche, fécondé par une quête spirituelle jamais assouvie. Venu du judaïsme par sa famille alsacienne, il confiait volontiers qu’il devait sa conversion à son épouse catholique, non par opportunisme, mais par la découverte de l’amour d’un Dieu sauveur.
Sa vie de cadre commercial l’avait envoyé dans beaucoup de pays étrangers .Débordant d’énergie à sa retraite, il s’est investi aussi dans la société : juge au tribunal des Prud’hommes, écoutant à SOS- Prière, membre d’EGEE, association d’entraide et de partage entre les générations, il a accepté de nombreuses missions.
Après avoir quitté sa seconde compagne et redécouvert la grâce du sacrement de mariage, il a rencontré la Communion en 1985, et il s’est laissé saisir par la miséricorde de Dieu. Avec le groupe de Lyon naissant, il a incarné sa foi par son engagement à la fidélité et au pardon, et nous avons partagé pendant un an, la coresponsabilité du groupe Rhône Alpes. Sur la demande de nos fondateurs, nous sommes allés tous deux présenter la Communion à notre évêque d’alors, Mgr Decourtray, pour son implantation sur le diocèse, et rencontrer un spécialiste de droit canon pour l’élaboration de nos premiers statuts canoniques.
Par sa personnalité vivante et chaleureuse, il a laissé une empreinte marquante parmi ceux qui l’ont connu. Son grand besoin de « dire » et de « partager » ses découvertes, lors de nos réunions lyonnaises, nous amenait parfois à tempérer ses ardeurs : il était intarissable !
Il aimait débattre de ses convictions, intervenant même auprès de nos prédicateurs, avec une véhémence, une passion que nous devions parfois canaliser...Mais à nos rencontres mensuelles, il partageait avec la même générosité les nourritures terrestres, les bons fromages de sa campagne ou les meilleurs vins de son caviste...
L’âge venu, ses forces s’amenuisaient, mais il était encore avec nous pour fêter le passage de l’année 2013 à 2014 chez Françoise... Il voulait rester présent au groupe qui était pour lui comme une deuxième famille. L’an dernier, des séjours en hôpital, puis en maison de repos, où nous sommes allés le visiter, l’avaient bien affaibli. Pour ses derniers jours, avec les plus proches membres disponibles de la Communion, nous sommes allés prier avec lui. Il ne se levait plus, mais il accompagnait, avec conviction, autant que ses forces lui permettaient, les mots et les phrases du chapelet. Auprès de lui, ses trois enfants, l’aînée venant d’Amérique du Sud, le fils de Belgique, et la dernière de Lyon, ont été très émus, et heureux, de la présence de notre groupe à ses côtés. Sa vie de prière l’a apaisé jusqu’à ses derniers jours, et transparaissait sur son visage calme et détendu. Il s’est endormi dans la Paix.
Merci, Jean Pierre, pour le cadeau de ta présence : nos frères et sœurs se souviennent que tu parlais de l’Esprit-Saint comme d’une évidence, que tu citais avec aisance aussi bien saint Augustin que sainte Thérèse d’Avila, que tu pratiquais l’oraison comme une source quotidienne à laquelle on vient s’abreuver chaque matin. Que le Seigneur t’accueille comme l’un de ses serviteurs fidèles !
Notre Dame de l’Alliance, nous te confions l’âme de l’un de tes fils, Jean Pierre, notre frère.
Thérèse (Lyon) – RHONE-ALPES