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notre-dame-du-lausA Notre-Dame du Laus, les 21 et 22 mai 2011, la Communion Notre-Dame de l'Alliance a proposé un week-end de partage, de prière et de réflexion animée par le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire.
Des quatre coins de l’horizon, ils sont venus, les pèlerins de Notre-Dame de l’Alliance des groupes Provence et Rhône-Alpes. C’est la première fois que nous nous retrouvons ensemble en récollection depuis que Provence a pris son indépendance et c’est avec grand plaisir que les habitants venus du froid ont retrouvé leurs frères et sœurs à l’accent chantant ! 

Nous nous attendions à retrouver plein de nouveaux : d’après l’hôtellerie, il devait y en avoir seize. En fait, il n’y en avait pas ! Mais plusieurs personnes ont assisté incognito aux enseignements du Père Ludovic.
Après la joie des retrouvailles, un peu atténuée par quelques absences, nous avons pris possession des lieux. Ce fut assez long, certaines s’étant lancées dans des comptes d’apothicaire, mais tout est bien qui finit bien : tout le monde eut une chambre. Certains en ont même  eu deux pour le prix d’une et notre père de Fatto a hérité de la chambre de l’évêque. Remercions Christiane qui a attrapé je ne sais combien de cheveux blancs pour que nous puissions tous dormir à l’abri !
Le premier enseignement avait pour thème : se réconcilier avec la fidélité en la voyant comme chemin de réconciliation. Le Père Ludovic nous a entraînés à la découverte de cette fidélité à partir de Benoîte Rencurel et du sanctuaire.
Benoîte est née le 16 septembre1647 à saint Etienne d’Avançon. Elle est la troisième apôtre du cœur, après saint Vincent de Paul (1581 – 1660), apôtre du cœur des plus pauvres, et sainte Marguerite-Marie Alacoque, apôtre du cœur de Jésus. Benoîte sera l’apôtre du cœur de Marie.
Le sanctuaire Notre-Dame du Laus est devenu refuge des pécheurs et les différents lieux présentent chacun un aspect de la vie de Benoîte.
Le vallon des Fours : lieu d’écoute et lieu d’appel. Benoîte y a répondu à sa vocation. Elle y est restée deux mois sans une parole de la Vierge.
Pindreau : contact paisible avec la beauté. Réconciliation  par la paix et la beauté. Benoîte y a vécu 54 ans d’apparitions.
Chapelle de Bon-Rencontre, au cœur de la basilique. C’est le lieu de la rencontre et de la réconciliation, un lieu caractérisé par les odeurs, la statue de la Vierge, l’huile de la lampe et la tombe de Benoîte.
Col de l’Ange : Benoîte y a combattu avec le démon. C’est un lieu de combat, mais aussi de relèvement. Se réconcilier peut être un combat.
Chapelle du Précieux Sang : c’est là que Jésus est apparu à cinq reprises à Benoîte. Lieu de l’union mystique au Christ. Faire l’expérience de l’amour de Dieu et celle de la souffrance.
Chambre de Benoîte : elle y est décédée le 28 décembre 1718.


Le Laus est un lieu de réconciliation - avec Dieu, avec les autres et avec soi-même – réconciliation qui s’opère ici par le calme et la beauté.
La réconciliation est un processus qui prend du temps, qui concerne toute la personne, qui implique le monde céleste, qui nous unit étroitement à la Croix, sommet de la révélation de l’amour de Dieu et du salut. Dans ce processus, nous sommes soutenus par la Vierge Marie.
Une fois reçu, le sacrement est bien là, mais je peux en faire ce que je veux : le laisser dormir ou profiter de ses grâces.
La source de la fidélité, c’est le Christ. Cela me permet de ne pas tout faire reposer sur mes frêles épaules, de ne pas vouloir toujours tout faire à la force du poignet. Dans saint Jean, le Christ nous dit « aimez vos ennemis ». Ce n’est pas facile, alors, je laisse Dieu en moi les aimer à ma place.
Toute la réalité créée a été changée par le mystère de Pâques. Tout, dans notre vie, a traversé la mort et arrive à la résurrection. Pâques signifie passage : Dieu nous fait faire le passage. Si l’on nous demandait notre avis, nous refuserions souvent ces passages dont nous ne voyons la grandeur qu’après coup. Ce sont des occasions de croissance. Vivons-nous nos passages comme des Pâques ?
Le père du fils prodigue est un modèle de fidélité. Il n’a jamais cessé d’être père, même lorsque le fils s’en va. Cela va lui permettre d’être miséricordieux.
Etre parfait ? Ma perfection consiste à correspondre à ce pourquoi je suis fait et non à être parfait comme Dieu !


Nous sommes invités au combat (Ep 6,14-18) en prenant les armes nécessaires :armes-de-dieu
* Le ceinturon de la vérité : le ceinturon est au milieu du corps, au centre de gravité du corps. Avec le Christ, Vérité au centre de notre être, nous pourrons gagner le combat de la fidélité. Seule la Vérité nous fait avancer. Le ceinturon, chez le soldat romain, est ce qui tient tout : l’épée, la gourde…
* La cuirasse de la justice : elle permet de protéger les organes vitaux. C’est une protection personnelle. 2 Co 5, 21 : justice signifie salut. Etre justifié veut dire être à sa juste place.
* La chaussure, indispensable à la marche, c’est ce qui permet l’efficacité de la marche. L’ardeur à annoncer l’Evangile de la paix nous soutient dans la fidélité. Sommes-nous artisans de paix ?
* Le bouclier de la foi. C’est une protection de la communauté (comme la formation de la tortue chez les soldats romains). C’est la protection de l’Eglise. Dans notre combat pour la fidélité, c’est l’Eglise qui combat avec nous.
* Le casque du salut : pour protéger notre tête
* L’épée de l’Esprit : la seule arme offensive. La pointe de l’épée nous atteint au plus intime de nous-mêmes. Les deux tranchants nous blessent pour nous faire avancer. La parole de Dieu doit être une arme pour nous faire tenir dans la fidélité.
L’Acte de foi nous dit que Dieu est fidèle et qu’avec lui notre fidélité est possible.
Le dimanche après-midi, nous sommes allés sur le site de Pindreau, lieu des apparitions de Marie, et de là, nous avons gagné la chapelle du Précieux Sang où nous avons dit la prière finale. Puis chacun a regagné ses pénates après ce week-end fraternel bien rempli.
Lisez ici l’homélie que nous a offerte le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire, lors de la messe du samedi.