3. La traversée des inévitables épreuves (p.31-40)

Jeanine : Les difficultés sont accrues en raison de la culture de l'immédiat dans la société actuelle et la banalisation du « mariage à l'essai ». Dans la cohabitation, on reprend ses billes à la première secousse. D’où la nécessité d’apprendre à se pardonner.
Père Antoine-Marie : Pardonner, c’est envisager de durer.

4. Les cas d'impasse (p.41-45)

Jeanine : L'Eglise n'interdit pas la séparation et le divorce comme tel n'exclut pas de la communion eucharistique.
Père Antoine- Marie : Il ne peut y avoir d’impasse irrémédiable, car le Christ est venu sauver ceux qui sont dans l’impasse. Quand Mgr Léonard écrit : « l'Eglise n'interdit pas la séparation ; le divorce comme tel n'exclut pas de la communion », il est important de préciser qu’il s’agit du divorce subi. Le divorce considéré comme tel est une offense au mariage, une rupture de la communion d’amour. Cette proposition de la séparation ne peut être que temporaire et provisoire pour reprendre le chemin en vérité. Depuis 1996, année de parution du livre, une augmentation des divorces civils s’est produite pour des motifs notamment liés à la culture de l’immédiat et au relativisme moral ambiant (selon lequel il n’est pas mauvais de changer de partenaire !)

5. La déclaration de nullité du mariage (p.47-57)


Jeanine
: L’auteur explique d’abord les cas. Il a constaté en effet que le grand public est très mal informé sur ces questions. Après examen, il reste de nombreux cas où le mariage sacramentel est valide (même après divorce) et où la non-validité ne peut être prouvée.
Père Antoine-Marie : Un mariage valide (même après le divorce) est à regarder en termes de vérité et non de résultat. Il est parfois difficile de faire la vérité, dans la mesure où des incertitudes demeurent. La jurisprudence de l’Eglise a cependant affiné son dispositif canonique pour discerner au mieux les situations et se prononcer en vérité sur l’existence ou non du mariage à l’origine.