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7. Problèmes posés par un remariage civil (p.77-93)

Jeanine : Pourquoi la plupart des époux séparés choisissent-ils de s'engager dans une nouvelle union ? Parce qu’il y a trop peu de personnes pour les éclairer et les encourager avec amour dans ce que l'Eglise propose et parce qu’après avoir été blessé dans l'amour, le cœur a un grand besoin affectif.
Mgr Léonard explique que personne n’est obligé d’être disciple de Jésus et de se marier « dans le Seigneur » mais si on le fait, on s’engage avec son conjoint pour le meilleur et pour le pire. C’est un pari très beau mais très grave que Jésus vient ratifier en profondeur. Jésus est clair et les reproches faits à l'Eglise sont donc bien inconséquents.
Comment accueillir les divorcés qui veulent une bénédiction pour leur remariage civil ? L’auteur insiste. Il convient de bannir toutes les démarches qui créent des ambiguïtés. Il ne doit y avoir ni bénédiction d’anneaux, ni échange de consentements, ni cortège à l'église. Se limiter à une prière privée non pas à l’église mais à la maison des nouveaux mariés, et pas le même jour que le mariage civil. Mgr Léonard propose pour ce cas un modèle de prière (p. 89)
En alliant toujours miséricorde et vérité, l'Eglise doit veiller à « réserver un dialogue pastoral de qualité » aux divorcés remariés car ils en sont toujours « membres à part entière ».
Père Antoine-Marie : Avec le recul, la proposition de se limiter à une prière privée à la maison des nouveaux mariés en cas de remariage civil et pas le même jour s’avère un échec. Depuis, l’Eglise a précisé qu’il faut accueillir et ne rien proposer d’autre. Benoît XVI l’a rappelé aux évêques français le 14 septembre 2008 à Lourdes. Toute proposition enfermerait la personne dans son bon droit et ferait abstraction de l’adultère, la privant ainsi d’un chemin de lumière. Si l'Eglise semble mettre la barre aussi haut, c'est dans un esprit de service et d’obéissance à la parole du Christ. Il s’agit d’une parole forte de Jésus, parole exigeante sur l'union de l'homme et de la femme mais pas intransigeante (au sens d’intraitable). Son souci est de garder et d’annoncer la vérité originelle et divine sur le mariage, dans l’ordre de la grâce, et chemin de salut pour le bonheur de l’homme.

8. La place des divorcés remariés dans l'Eglise (p.95-102)
Jeanine : L’auteur cite un texte de Familiaris Consortio où Jean-Paul II demande de ne plus parler des « divorcés remariés » en général, mais de faire des distinctions nuancées. Il rappelle que les divorcés-remariés sont toujours dans l’Eglise et non pas « excommuniés ». Il explique pourquoi ils ne peuvent recevoir ni l’Eucharistie, ni le sacrement de réconciliation, ni ne peuvent proclamer la Parole de Dieu et pourquoi on ne peut leur attribuer une responsabilité capitale dans les équipes paroissiales, groupes de catéchèse ou de préparation au mariage, ni une mission de parrain ou marraine de baptême ni de confirmation.
Père Antoine-Marie : Cette mise à l’écart n’est pas à considérer comme une mesure disciplinaire : elle se fonde sur la contradiction objective due à l’état d’adultère « public » établi par le remariage civil et sur le contre-exemple que représente la situation actuelle. Il convient de toujours préciser : ce n’est pas possible « pour l’instant ».