Témoignages

temoignage 2 329Onze ans que j’attends mon grand retour parmi vous, ma grande famille de la Communion Notre-Dame de l’Alliance ; oui, onze ans de privations par rapport à ce drame de la route, ce 15 avril 2005, ce long combat de huit ans en fauteuil, ma guérison du 5 octobre 2013 où Marie m’a dit : « tu es prêt, lève-toi et marche !»

Ce merveilleux message m’a permis de reprendre confiance en moi et en ce matin d’octobre, cette grâce de guérison a changé ma vie. Et je devais mettre en pratique cette œuvre et me remettre en chemin : reprendre mes activités, mes services auprès des malades et réaliser mes rêves, tout ce qui était en sommeil depuis huit ans.

Année 2014 : celle d’un convalescent qui devait comprendre que cette guérison était bien réelle.

temoignage 1 3292015 : ce 25 juin où j’ai réalisé mon rêve d’aller à Compostelle en me mettant en chemin et là-haut, en Galice, ce 5 juillet, où j’ai vécu une vraie renaissance, ayant donné à cet Océan tous mes fardeaux et où je me suis débarrassé des scories qui empoisonnaient ma vie, en marche pour une nouvelle vie et répondre au souhait de Marie, en reprenant mes services en tant qu’hospitalier ; ce que j’ai effectué en mai 2016, en chemin et toujours en chemin pour guérir mon âme, car trop de blessures restaient enfouies, ce qui ne permettait pas d’être un bon serviteur, et pour cela, j’ai pris un autre chemin : celui du Camino Portuguès, en cette Semaine Sainte, celui de la guérison et de repartir à nouveau, ce 8 juin, sur un merveilleux chemin : 1500 km en 2 mois, pour arriver à celui du Pardon, où j’ai été exaucé :

1. Grand retour à Lourdes

2. Reprise de mes services de petit-serviteur de Marie

3. Et enfin, le plus merveilleux, celui de vous retrouver, vous que je n’avais jamais oubliés et ce week-end à la récollection de la Communion à Sainte-Scholastique (Tarn), ces 12 et 13 novembre 2016, pour pouvoir enfin récolter les fruits semés sur ces chemins de Compostelle !

Et c’est parmi vous, ma grande famille, que j’ai pu obtenir cette grâce du pardon et effacer la haine qui était ancrée en moi, que j’ai pu prononcer ces paroles, rayées de ma mémoire : « Martine je te pardonne du mal que tu m’as fait ; Emmanuel, Mickaël, Angélique, je vous pardonne de m’avoir renié ».

Oui, 34 ans de haine envers mon épouse, 24 ans de haine envers mes enfants...

Toutes ces années qui m’empêchaient d’avoir la joie en moi et cette grâce obtenue qui purifie mon âme et je l’obtiens! Ce qui est merveilleux, cela s’est passé lors de mon retour parmi vous, ma grande famille !

En conclusion, je ne pouvais pas être un bon serviteur en traînant des « casseroles » et encore moins avec de la haine. Et dire qu’il m’a fallu ce drame, ce combat, cette guérison, ces chemins et ce grand retour parmi vous pour retrouver la Paix dans mon cœur, de pouvoir avoir un regard d’amour pour les personnes que je rencontre. Le plus merveilleux c’est de vivre cette attente de Noël, dans la joie d’un Papa qui a pardonné à ses enfants et à son épouse, un vrai bonheur : Merci !

Paix, Joie et Bonheur pour cette année 2017, votre petit-frère qui n’a plus le cœur meurtri par la haine.

Abel – MIDI-PYRENEES

Suite au témoignage d’Abel, après l’avoir retrouvé à Lourdes où nous avons fêté le changement d’année 2016 - 2017 entre nous (nous étions 12 membres de la Communion) : point d’orgue, après avoir pu présenter la Communion à l’Evêque de Lourdes et Tarbes et au Recteur du sanctuaire, nous avons vécu la messe à la grotte de 23h à 24h.

temoignage 3 329La semaine suivante, Abel a renouvelé son "OUI" à Martine le 8 janvier 2017, (leur anniversaire de mariage étant le 07 janvier), au Cenacolo de Lourdes, accompagné de ses deux petits-frères de Lourdes, Jean-Louis et Paul, et du Recteur du sanctuaire qui l’a accompagné tout au long de sa conversion (voici ce nouveau témoignage ci-dessous).

« Je voudrais rendre grâce pour ce renouvellement du "OUI" après 38 ans de mariage, ce qui aurait été impossible après 34 ans de haine envers celle que j'ai aimée. Et cette grâce du pardon que j'ai reçue ce 13 Novembre 2016 lors de la récollection de la Communion auprès de mes frères et sœurs. J'ai préparé ce "OUI" dans mon service aux piscines, étant hospitalier.

Merci, Père de m'avoir aidé et invité à cette messe ici au Cenacolo. Un honneur pour moi et aussi un immense bonheur d'être devant vous, mes frères blessés, pour prononcer ce "OUI"; moi qui ai mené mon combat de huit ans de fauteuil.

Pour ma guérison ici à Lourdes, le 5 octobre 2013, deo gratias ! « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix à ceux qu’Il aime ! »

Ce témoignage a été donné lors de la clôture de l’Année du jubilé de la miséricorde à la cathédrale de Versailles

annee misericorde 328Je suis mariée depuis 40 ans. Nous avons trois enfants et cinq petits- enfants. J’ai été très heureuse avec mon mari et nous étions de « bons pratiquants » allant à la messe tous les dimanches et investis dans la paroisse. Mais il y a 10 ans, juste après le mariage de notre fils ainé et la fête de nos 30 ans de mariage, il m’a annoncé qu’il partait, vivre avec une de mes meilleures amies. Ça a été un tsunami ! Je ne comprenais pas ! J’étais trahie, humiliée, dans mon amour, dans mon couple, dans ma famille, dans ma foi et, aussi, dans mon amitié ! Très vite des amis bien intentionnés m’ont dit : « tu vas bien refaire ta vie ! » C’était une deuxième blessure ajoutée à la première, comme si on pouvait balayer 30 ans de vie commune, avec quelqu’un que l’on aime et le remplacer par un autre du jour au lendemain !

J’étais aussi blessée et interpelée dans mes convictions, car j’avais donné ma parole !

Me revenait en boucle notre consentement de mariage : « Je te reçois comme époux et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et les épreuves, pour t'aimer tous les jours de ma vie, jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Et je me souvenais aussi des enseignements que nous donnions aux fiancés que nous préparions au mariage : « le sacrement du mariage, c’est l’image de la fidélité de Dieu pour son peuple ». Pour moi, être fidèle, quand l’autre est fidèle, me paraissait facile ! Mais là, que voulait dire cette fidélité, au cœur de ce douloureux abandon ?

annee misericorde 2 328La séparation s’est faite dans un contexte où mes enfants étaient loin géographiquement, j’étais seule dans ma maison, et je venais de démarrer une activité de conseil à mon compte.

J’ai eu soif de comprendre en lisant beaucoup, j’ai cherché un conseiller spirituel, laissé le psy. J’ai consacré mon temps libre à écouter Radio-Notre-Dame et regarder KTO, les seuls qui me réconfortaient et m’ouvraient des perspectives au milieu du bruit des autres média !

Je me suis inscrite à des formations à la vie spirituelle, je me suis mise à lire la Bible, et à la partager en petits groupes, je suis allée passer du temps dans des monastères, ce que je n’avais jamais fait avec mon mari avant !

Je me sentais de plus en plus en paix et ressentais une joie intérieure chaque fois que j’approfondissais ma méditation de la Parole de Dieu. Puis j’ai commencé à aller à la messe en semaine. Ma soif de la Parole de Dieu allait croissant ; je sentais bien qu’elle me consolait ! J’ai commencé à lâcher prise et à m’émerveiller de la providence divine dans ma vie quotidienne. Ma solitude devenait habitée !

Parallèlement -et paradoxalement, j’ai redécouvert progressivement le sens du sacrement du mariage comme jamais je ne l’avais imaginé ! J’avais confondu l’"Amour" dont il est question partout dans la Bible avec mon mari et j’avais oublié la présence concrète de Dieu à nos côtés et la pratique de la prière en couple ou en famille.

C’est alors qu’un moine m’a conseillé de rencontrer la Communion Notre-Dame-de-l’Alliance. Ça m’allait bien ! Ces rendez-vous d’enseignements, de prière et d’amitié m’ont aidée à apaiser et éclairer mon épreuve en me rapprochant doucement du Christ. A travers ce chemin, j’ai retrouvé la paix et je chemine aujourd’hui vers le pardon ; chemin pas si évident à vues humaines, mais chemin possible, ouvert... et qui rend heureux ! Surtout qu’il fait aussi du bien à nos enfants de façon impalpable.

Mon regard sur ma vie et sur le monde s’est transformé : je vois que de tout mal, Dieu a la puissance de faire un bien.

Cette année, le jubilé de la miséricorde a eu un écho très particulier en moi : j’ai vraiment compris que Dieu aime infiniment tous les hommes et qu’il ne veut en perdre aucun. Ça a eu quatre conséquences :

1/ d’abord, moi, je suis infiniment aimée de Dieu ! Ça, ça me porte ! 2/ quand même plus difficile à accepter, que Dieu aime tout autant mon mari... et sa 2ème femme ! Pleinement ! Sans restriction !
3/ du coup, ça m’oblige à changer mon regard sur chaque personne autour de moi, puisque Dieu l’aime autant que moi, -même celle qui m’agace !

4/ et je vois, au fil des jours, combien mon attitude dans ma propre famille et avec mes enfants se transforme : je recherche activement la paix entre eux, accepte chacun comme il est, évite les jugements hâtifs, les petites phrases blessantes.

C’est tout un entrainement, une pratique nouvelle, car je commence à accepter de reconnaitre que j’ai trouvé, dans ce drame de notre couple, la source d’un Amour qui m’invite à aimer différemment.

Et comme dit le psalmiste « qu’elle est douce à mon palais ta promesse ! » Et ça aujourd’hui, c’est ma joie.

Merci mon Dieu.

Christine (Montigny-le-Bretonneux) ILE-DE-FRANCE (POISSY)

primo327Pour la première fois je suis allée à la retraite annuelle, à Merville... Après hésitation, questionnements, appréhension, j’ai «osé» suivre cette retraite... et sans aucun regret !

Je suis séparée depuis trois ans... et handicapée physique suite à un accident vasculaire cérébral depuis vingt ans... Ce temps fort m’a permis d’aller vraiment au cœur de ma foi... Il m’a aidée à prendre conscience de l’impact de mon mariage sacramentel au-delà de la séparation...

J’ai apprécié cette « ambiance » de paix, d’unité qui nous unissait les uns les autres... Avec l’amitié fraternelle, elles m’ont vite aidée à « oublier » mes peurs et préjugés et à cheminer dans la paix... Les enseignements de Mgr Bruguès, prédicateur de cette retraite, étaient de grande qualité et assez accessibles... Ils m’ont « nourrie » !

Sans omettre les groupes de partage, en toute confidentialité, les « temps libres - oraison personnelle », les entretiens personnels avec les prêtres m’ont donné l’opportunité de me « poser » seule, face au Seigneur, de me dépouiller... La prière m’a plongée lentement vers ce chemin de conversion et de pardon, qui compte tant pour moi, mais qui exige persévérance et patience !

Merci Seigneur pour ce temps béni !
Marie Andrée (Les Herbiers) – V
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