Témoignages

temoignage 2 329Onze ans que j’attends mon grand retour parmi vous, ma grande famille de la Communion Notre-Dame de l’Alliance ; oui, onze ans de privations par rapport à ce drame de la route, ce 15 avril 2005, ce long combat de huit ans en fauteuil, ma guérison du 5 octobre 2013 où Marie m’a dit : « tu es prêt, lève-toi et marche !»

Ce merveilleux message m’a permis de reprendre confiance en moi et en ce matin d’octobre, cette grâce de guérison a changé ma vie. Et je devais mettre en pratique cette œuvre et me remettre en chemin : reprendre mes activités, mes services auprès des malades et réaliser mes rêves, tout ce qui était en sommeil depuis huit ans.

« J’ai 53 ans, je suis marié à Soline depuis 29 ans et nous avons trois enfants et à ce jour trois petits enfants. Nous nous sommes fiancés en octobre 1985 et mariés un an après. A l’époque, la préparation au mariage était assez sommaire.

Mon épouse s’occupait bien des enfants et nous participions à la messe tous les dimanches. Nos enfants étaient scouts et mon épouse catéchiste. Malgré cela, avec du recul, il manquait quelque chose dans notre communication intime avec Dieu : le partage et notamment la prière quotidienne dans notre couple.

Lors du Bureau de mars dernier, la rencontre fortuite au prieuré de Montmartre entre le père Grégoire, notre Conseiller Spirituel Général, et le Père Tanneguy, a amené ce dernier à nous donner son témoignage et la place que sa grand-mère tenait dans sa vocation sacerdotale. Très touchés par ce que nous avons entendu nous avons souhaité le partager avec vous.

Annick et Martin

La manière dont ma grand-mère a vécu son mariage m'a fortifié pour répondre à ma vocation de prêtre

Grand mere 330 1"Maminou", comme on l'appelle dans la famille, est un pilier sur la route de ma vie. Depuis toujours je lui connais ce même regard aimant, bienveillant, tendre, miséricordieux, maternel, toujours prêt à s'émerveiller. Pourtant, en grandissant, j'ai compris petit à petit qu'elle n'avait pas eu une vie facile...

Quand maman a eu 18 ans environ, Maminou a dû se séparer de Bonpapa pour des raisons nécessaires. Elle a alors élevé ses 7 enfants seule. Elle a continué de porter son alliance, elle a continué de signer ses lettres du nom de son mari, et elle lui est restée fidèle. Elle m'a témoigné un jour que la dévotion au Sacré-Cœur l'avait beaucoup soutenue, et que la lourde charge des enfants l’avait probablement empêchée de déprimer.