NeversQuel accueil, quelle joie, quelle paix pendant ce temps de communion entre des femmes et des hommes habités d’un mystérieux et profond désir qui nous unit fraternellement. Étant primo-retraitant, on m’a offert le privilège de vous faire part de ce que cette retraite m’a apporté et je ne vais pas m’en priver !

Sur les pas de Bernadette : Écoutant la Sœur de la Charité chargée de nous faire visiter les lieux et de nous instruire, j’ai bien retenu que Bernadette - rentrée chez les Sœurs de la Charité - avait ardemment au cœur de soigner et soulager les pauvres, les malades, les vieillards comme toutes les autres sœurs. Mais son statut de voyante et sa santé fragile rendaient ce profond désir irréalisable et, à juste titre, ses supérieurs contrariaient ses plans en la fixant là où elle ne voulait pas rester… A Nevers, au centre de formation des sœurs, et c’est dans cet abandon à la Providence que Bernadette accepta ce chemin de sainteté.

Quel beau parallèle avec nos vies !

Qui de nous s’était marié avec le souhait de divorcer ou de se séparer ? Tous, nous avons anticipé avec notre mariage une relation harmonieuse avec notre époux ou épouse dans une fidélité à vie.

Notre vocation dans le mariage serait-elle morte ? Bien sûr que non et bien au contraire ! Comme pour Bernadette, l’accomplissement de notre vocation passe par un chemin imprévu dans la confiance en Dieu qui sait mieux que nous ce dont nous avons vraiment besoin. Y a t-il plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime ? Et bien plus encore à celui ou celle qui ne veut plus vivre avec nous ?

Ne soyons pas dans la tristesse, mais réjouissons nous du don que Dieu nous a fait de nous initier à son amour mystérieux et d’aimer celui ou celle que Dieu aime sans mesure.

Ainsi pas à pas, avec notre consentement, dans la paix et par la puissance des sacrements de l’Eglise qui réalisent ce qu’ils signifient, notre vocation dans le mariage sera de nous laisser configurer au Seigneur dans la présence maternelle de Marie, Notre-Dame de l’Alliance. N’est-ce pas là notre vocation baptismale ?

Promis, c’est mon dernier témoignage de primo-retraitant à la CNDA car l’année prochaine, en 2010 au Puy-en-Velay, je ne le serai plus. Elle est pas belle la Vie ?