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Puis en 1986, j’ai lu dans une revue le témoignage d’Anne-Marie Le Marquer. Et je lui ai écrit. Non pas pour entrer dans la CNDA puisque je me croyais guérie, mais simplement pour la remercier et lui dire que, tout comme elle, les retraites m’avaient aidée à me reconstruire. Sa réponse a été rapide, disant que le Seigneur appelle aussi l’un de ses enfants reconstruit et lui dit : « Va, non pas pour toi, mais pour aider les nouveaux arrivés... »
Me voilà donc partie pour le Foyer de Charité de Spa, en Belgique, heureuse à l’idée de rencontrer Anne-Marie, le père Oury et le groupe belge, que j’allais soi-disant aider. Mais là, le Seigneur m’attendait patiemment pour me faire découvrir que j’avais encore à me convertir pour aller jusqu’au bout du pardon, jusqu’au renouvellement du « oui » de mon mariage, que j’avais à reprendre mon mari dans ma prière et dans mon cœur. Car, je l’avoue, n’ayant pas eu d’enfant pour créer un lien entre nous, j’avais essayé, mais en vain, pendant de longues années, d’effacer de ma mémoire cet échec, ce mariage raté...