Notre-Dame-LausDans le courant du mois de mars 2013, une boule a poussé sur le côté de mon mollet droit. Début juillet, je suis allé faire une échographie et voilà les conclusions (écrites) du médecin échographe : « Une formation nodulaire s’étendant sur 35mm de hauteur environ, 10x15mm de diamètres axiaux moyens... Leur échostructure peut s’apparenter à des formations ganglionnaires sans caractère inflammatoire, mais également à des formations d’autres natures, fibromes, histiocytome... De ce fait, l’indication d’exérèse de sécurité me semble licite. »

Les vacances arrivant, j’ai repoussé l’opération à la rentrée.

Vers la fin juillet, j’ai pensé à Notre-Dame du Laus où nous allions faire notre retraite annuelle. Je l’ai donc priée en faisant une onction d’huile sur ma boule au mollet. Lors de notre retraite (du 19 au 24 août), je suis allé à l’oratoire de Benoite (la voyante) rappeler ma prière. 

Rentré à Lyon après une randonnée dans les gorges du Verdon où ma vésicule biliaire avait fait des siennes, l’ablation de celle-ci a été fixée au dernier jour de septembre. Je ne pensais plus du tout à ma boule ! Ma demande n’avait tout simplement pas été exaucée.

Vers le 10 septembre, stupeur ! Ma boule a complètement disparu. Début décembre, je retourne faire une échographie et voilà ce qu’écrit le médecin : « Le patient a préféré guérir de lui-même, en l’absence de toute intervention médicale... Le contrôle de ce jour neretrouve en effet aucune anomalie à hauteur du nodule, confirmant la ‘restitutio ad integrum’. » Alleluia ! Gloire à Dieu !

Je ferai quatre remarques concernant cette guérison :

La guérison est un don de Dieu, une grâce accordée par Dieu. Comme le dit saint Paul dans sa lettre à Tite : « Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. » D’ailleurs, saint Paul n’a-t-il pas écrit : «là où le péché abonde, la grâce surabonde » (Rm 5, 20).

Alors, pourquoi l’annoncer urbi et orbi ? Pas pour me glorifier, mais pour la gloire de Dieu ! Et pour écouter saint Paul nous disant : « édifiez- vous les uns les autres ». Un jour, après son enseignement, un prédicateur demanda si quelqu’un avait un témoignage à donner pour illustrer ses paroles. Il se trouve que j’en avais un qui répondait exactement à sa demande. J’ai hésité, je me suis tu et il n’y a eu aucun témoignage. Le lendemain, je prenais cette phrase en pleine figure : « le cadeau que Dieu te fait devient cadeau pour tous si tu le partage ».

• Je me suis aperçu de l’absence de cette boule vers le 10 septembre. En réalité, je pense que cette guérison s’est produite le 8 septembre. C’est la date de mon anniversaire, mais c’est aussi (et surtout) celui de Marie. En me guérissant ce jour-là, Jésus a voulu honorer sa mère au moment où nous fêtons la Nativité de la Vierge...

• Ma première réaction a été de rendre grâce à Dieu et de remercier ses intermédiaires, Benoite, la voyante du Laus, et Marie. Comme je suis un râleur, parait-il, je me suis dit que le Seigneur aurait pu faire un paquet cadeau et guérir à la fois mon mollet et ma vésicule. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il doit y avoir une raison. Etant fortement impliqué dans la prière de guérison depuis maintenant 7 ans, j’ai pensé que le Seigneur voulait m’enseigner et j’ai cherché, avec son aide, ce qu’il voulait le dire. Une première chose m’est apparue : Jésus nous enseigne que l’important ce n’est pas la guérison, qui n’est qu’un signe, mais le Salut. C’est ce que dit notre Pape dans ses méditations : « Jésus n’est pas un guérisseur, mais un homme qui recrée l’existence. » Enfin, n’oublions pas que la maladie est une conséquence du péché originel et par conséquent sera présente dans notre monde jusqu’au retour du Christ. Ne tombons donc pas dans le piège de ceux qui promettent la guérison pour tous, dès maintenant. Certains sont guéris, beaucoup ne le sont pas et c’est un des mystères de la grâce de Dieu.

Olivier (Lyon) – RHONE-ALPES