temoignage berrichon 322Pendant le Synode sur la famille, j’ai eu la surprise de recevoir un appel téléphonique de Bénédicte Buisson, journaliste à RCF en Berry (la radio chrétienne du diocèse de Bourges) me demandant si j’acceptais de parler de la Communion Notre Dame de l’Alliance. J’ai répondu « oui » sans hésitation, pensant que c’était important de faire entendre une autre voix que celle fréquemment diffusée sur les ondes pouvant interpeler et rendre service à des personnes en recherche de ce chemin de fidélité.

Lorsque j’ai su que c’était Véronique, ancienne responsable du groupe Centre qui avait donné mon nom, cela m’a rassurée car elle me connaît bien. Dans les jours qui ont suivi, j’ai été stressée et me suis replongée dans le document « présentation de la CNDA » pour m’aider à mieux traduire ce que nous vivons.

Pour être à l’heure au studio le lundi matin (12 octobre) à 9 heures, j’ai préféré aller dormir chez Marie (notre fille) et, le dimanche soir, après la messe qu’elle animait, elle est allée rejoindre le groupe de jeunes professionnels qui avait une réunion et j’ai eu la chance de rencontrer Bénédicte à ce moment-là.

Ce premier contact m’a sans doute aidée, même si, lors de l’interview, j’étais « dans mes petits souliers ». Le papier que j’avais préparé, les notes écrites, je ne m’en suis pas servi. J’espère avoir dit l’essentiel.

Evidemment, c’est lorsque j’ai parlé de mon « vécu » que j’étais le plus à l’aise. En effet, lorsque j’étais dans la tourmente, lors d’un rassemblement charismatique à Pellevoisin j’ai eu l’adresse de la Communion par une laïque consacrée. J’ai écrit rapidement et j’ai été stupéfaite de la rapidité avec laquelle on m’a répondu.

C’est Anne-Marie Le Marquer (une des co-fondatrices avec Paul Salaün et le Père Guillaume, moine à l’Abbaye de Timadeuc) qui m’a proposé, par retour du courrier, de faire partie de la Communion NotreDame de l’Alliance, alors que ma demande, au départ était de faire prier pour Yves qui avait quitté le foyer conjugal le 1er novembre 1988 et nous, qui vivions un « tsunami » : nos trois enfants – 10 ans pour Emmanuel, 7 ans pour Marie, 4 ans pour Jean-Paul – et moi.

C’est ainsi que j’ai eu la grâce d’être accueillie par Anne Marie à ma première récollection en février 1989, trois mois après le départ de mon mari.

Si j’ai un peu « grandi » à la suite du départ d’Yves, je le dois beaucoup à la Communion, aux enseignements que j’y reçois, à l’amitié fraternelle qui s’y vit.

Merci au Seigneur qui m’a conduite sur ce chemin de fidélité, de pardon et réconciliation et à ses serviteurs et servantes que sont les responsables à tous niveaux. Merci à tous.

Mado (Saint-Denis-de-Jouhet) CENTRE