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manoirQuelques témoignages et remerciements :
- J’ai trouvé très beau et très important pour notre couple d’avoir vécu ce week-end. En effet, avec le temps et l'usure, on oublie la grandeur et l'importance de ce sacrement. On oublie aussi que Dieu y est impliqué. Que cette récollection soit organisée par la Communion Notre-Dame de l’Alliance nous secoue et nous fait mieux prendre conscience de ce que signifie ce sacrement. Je ne sais pas si toutes les personnes séparées et divorcées sont appelées à cet engagement, mais pour moi, votre fidélité est un signe de la fidélité et de l'Amour de Dieu. Notre monde, qui a perdu tant de repères, a vraiment besoin de signes visibles et vous en êtes un par votre authenticité.
- J’ai trouvé la formule très bonne. Ce n'était pas un week-end où, en couple, on est confronté l'un à l'autre comme lors d'un week-end style « mariage rencontre », mais je pense que ce n'est pas votre mission. Vous avez à nous rappeler ce que signifie notre sacrement de mariage, et vous nous donnez l'occasion de le revivre et d'en prendre mieux conscience. Merci beaucoup. (I.L.)
- Monseigneur Léonard nous a bien étonnés ! Dans ses enseignements, il était clair, précis, bien documenté (extraits bibliques) et pas du tout rigide comme on le pensait avant la récollection ! Nous étions tout à fait d'accord avec lui et jamais il ne nous a fait bondir par son « conformisme ». Il avait même pas mal d'humour !
- Nous avons bien aimé cette récollection. Mgr Léonard nous a fait comprendre la beauté mais aussi la rigueur, la difficulté du sacrement de mariage et vous étiez les témoins de cette fidélité. Merci à toute la Communion, nous avons beaucoup mieux compris cette démarche de renouvellement du « oui » qui a déjà été faite lors de la veillée à Louvain-la-Neuve. Cette récollection « mixte » avec les témoignages et les enseignements a tout son sens ! L'endroit (le Foyer de Charité de Spa) est magnifique et on y est super bien accueilli... c'est important aussi ! (V.S.)
- C’est dans un climat tendu et très fatiguée que je me suis rendue à cette récollection. En effet, la fin du mois d’octobre reste toujours un moment pénible à passer car elle me rappelle le départ de mon conjoint et toutes les questions non élucidées à ce sujet et qui le resteront toujours. Je suis arrivée à ce week-end avec cette question : « Pourquoi aimer fait si mal ? »
En outre, le Foyer de Charité de Spa n’était pas sans me rappeler tous les moments que j’y avais déjà vécus ; des moments forts, émouvants qui ont suivi ma séparation. La chapelle est un lieu où j’avais déjà pu lâcher prise, pleurer amèrement le départ d’Alain mais aussi faire de très belles rencontres avec le Seigneur. C’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée, en peine mais aussi avec l’idée de passer deux jours en retrait de mon boulot très prenant.
Le week-end a commencé par un repas à la rencontre des couples et des animateurs pour les enfants. Dans ces enseignements, Mgr Léonard a abordé la beauté corporelle qu’il a associée à la beauté des gestes amoureux, l’aspect humain de Jésus qui est venu vivre par son corps la condition des hommes. Ensuite, il nous a parlé du mariage, union entre un homme et femme, et du lien étroit entre le Christ, époux, et son Eglise sa fiancée. Dans le troisième temps de parole, Monseigneur a abordé la question de l’indissolubilité du sacrement de mariage (voir ci-dessus, article de Jeanine). Entre ces trois enseignements, nous avons eu l’occasion de vivre l’eucharistie, un temps en silence, partager en groupe, vivre une veillée d’adoration et de réconciliation. Les couples allaient d’étonnement en joie de vivre ces moments avec nous. Petit à petit, ils ont pu comprendre un peu plus la grandeur de leur sacrement de mariage, sa durée dans le temps et le fait qu’il grandissait pour autant qu’ils en prennent soin. Ils ont même expérimenté ce renouvellement du « oui » à leur conjoint, moment très fort pour tous. Par notre fidélité, nous n’étions plus considérés comme des gens rétrogrades attachés à des lois mais nous devenions des personnes toujours sensibles à l’amour de Dieu reçu et échangé avec notre conjoint lors de notre sacrement de mariage.
chapelleQue de merveilles lors de ces deux jours ! Et pourtant mon cœur restait en peine, j’oscillais entre joie et douleur. Joie et bonheur de tout ce qui se vivait, se recevait et qui était si bon, joie aussi de vivre ce temps de récollection avec deux de mes frères et leurs épouses mais aussi douleur de cet amour pour Alain qui ne pouvait plus être échangé et de ne pas comprendre pourquoi cet amour me faisait si mal. C’est lors de l’eucharistie du dimanche (fête de la Toussaint), après avoir communié, que mon cœur a pu s’apaiser. Après avoir interpellé Dieu sur cette souffrance, j’ai reçu la réponse. Au fond de mon cœur, il est venu me dire ceci : « Je t’aime et c’est cet amour qui te permet de continuer d’aimer Alain. Et si tu souffres de l’aimer c’est parce que tu l’aimes beaucoup. L’amour que je te donne laisse ton cœur ouvert pour aimer Alain jusqu’à en souffrir et mon amour te permet aussi de supporter cette souffrance. » Au travers de cette souffrance, il voulait que je goûte son amour. Par son amour, je devenais un réceptacle d’amour me permettant d’aimer encore celui que j’avais choisi pour toujours même si cela passait par des moments de douleur. Mon cœur a accueilli cette souffrance et j’ai retrouvé la paix intérieure.
Le Seigneur est étonnant car il est là où on ne pense pas le trouver.
Je suis rentrée chez moi dans un état de grâce, riche d’une nouvelle rencontre avec Dieu et partageant le bonheur des couples qui avaient ravivé leur fidélité en redisant leur « oui » à leur conjoint.
Marie France