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Cette passion de Dieu pour l’homme qui le conduit à chercher notre intimité, c’est l’évangile qui nous en parle.  Dieu a aimé le monde au point qu’il lui a donné son fils.  Et pourtant l’évangile parle au même moment de refus, de ténèbres.  Dieu vient au-devant de l’homme sans attendre qu’il soit converti. Et il ne dit pas « je pourrai t’aimer quand tu seras devenu convenable, peut-être pas encore cette fois-ci, peut-être la fois prochaine, peut-être dans dix ans… » Non, le Seigneur vient, il veut nous aimer passionnément dès maintenant.  Dans le sacrement de réconciliation, c’est un peu comme si le Seigneur nous disait : « Viens ici, que je te sauve ! »
Car il vient, non pas pour constater l’état de notre cœur mais il vient comme Sauveur.  Tous nous avons besoin d’être sauvés, de nous laisser visiter par le Christ Sauveur.  Il vient nous donner la vie en nous donnant la lumière et en nous faisant venir à la lumière.  Ce n’est pas facile de venir à la lumière par le sacrement et de dévoiler son cœur devant Dieu en présence d’un prêtre, d’un évêque, mais c’est la vraie façon de venir à la lumière et de recevoir la vie.  Quelque chose nous aidera à venir à la lumière : c’est de nous savoir très aimés par le Christ qui nous attend. Alors nous pourrons accepter cette lumière, accepter d’être vus vraiment tels que nous sommes, dans la nudité de notre âme. Nous pourrons accepter cette lumière parce qu’elle est une lumière douce, elle est une lumière aimante et même si elle vient dire la vérité, c’est pour nous sauver et nous rétablir dans l’intimité dont nous avons tant besoin.  Amen.