Imprimer

Accueil marial et savoureux

Vierge-Laus-siteNotre-Dame-de-La-Sauque est manifestement éducatrice puisqu’elle accompagne les premiers pas deJésus. Elle a veillé sur nous durant six jours.

Ecole de vie et du savoir, ce lycée accueille des jeunes qui sont prêts à s’engager généreuse- ment, conformément à la devise de l’humaniste anglais, saint Thomas More « vitae non scholae discimus : c’est pour la vie, non pour l’école, que nous apprenons. »

La région Aquitaine fut très attentionnée puisque nous avons été accueillis avec des cannelés bordelais (faits "maison", bravo Christiane !) et une petite image représentant Notre-Dame-de-l’Eucharistie, saint patronage accompagnant toute la retraite, qui illustrera nos actions de grâce...

L’enseignement

« Reposez-vous : le corps, le cœur et l’esprit ! » nous a dit notreprédicateur en ouverture... L’eucharistie avons fait le tour durant huit heures sans l’élucider totalement.

- L’héroïcité des vertus consiste à se relever après chaque chute et à se remettre en marche : la perfection n’est pas de parvenir mais de s’élancer...

- L’alliance est exigeante : l’homme doit aussi en payer le prix.étant un mystère, nous en

- L’eucharistie est la présence silencieuse du Christ

L’eucharistie est liée au mariage par les noces du Christ et de l’Eglise ; elle est le signe de l’alliance de Dieu avec son peuple ; elle montre que l’alliance des époux est plus qu’une simple union car elle la conforte, la sanctifie et l’emplit de joie. L’institution naturelle du mariage a été sacralisée par le Christ à travers l’eucharistie, qui lui donne sa valeur indissoluble.

« Ce n'est pas nous qui le mangeons : c'est Lui qui nous mange » (Père Prosper Monier, jésuite)

L’"amen" de la communion eucharistique, répondant à l’affirmation « le corps du Christ » signifie « j’en suis », en écho au « fiat » de "Marie, femme eucharistique" (saint Jean-Paul II)

Comme l’a dit Martin en conclusion, Monseigneur Jean Bonfils a été pour nous un bon Père et, comme il ne manque pas d’esprit, un prédicateur trinitaire...

Mgr-Bonfils-siteQue d’innovations bienvenues

Repas en libre-service

Moi qui déteste les "fast foods", généralisés par la malbouffe, j’ai applaudi des deux mains à cette organisation car elle nous a :

-  laissé plus de temps pour savourer le silence, apéritif ou digestif, discrètement suggéré à l’entrée du réfectoire ; 

-  permis de ne prendre que le juste nécessaire à nos besoins1.

Goûter en parlant et parler en goûtant !

Les précédentes retraites nous faisaient goûter aux joies du partage d’expériences mais ne nous permettaient pas de partager ensuite le plaisir de parler en même temps que de goûter... Parole de retraitant, même certains n’y comprenaient goutte !

Cette année, les groupes de partage ont donc porté doublement leur nom en alliant nourriture et parole. Expérience concluante, même si l’entorse à la règle du silence nous a conduit à écorner celle de la bienséance en parlant parfois la bouche pleine...

Paroles d’hommes !

29 hommes, dont un en robe – notre conseiller spirituel général – se réunissant à l’abri des regards féminins, voici une grande première pour notre Communion ! Il ne s’agissait pas de faire de la discrimination positive au profit d la minorité masculine (20% environ), mais d’aborder trois dimensions de notre état de vie que nous avons peu l’occasion d’évoquer : paternité, conjugalité et masculinité. Les épreuves sont des leçons que Dieu nous donne dans la mesure où Il nous reconnaît comme des fils : sinon, nous ne serions que des étrangers...

Outre l’occasion de s’exprimer sur ces sujets sensibles, cette initiative nous a permis de faire un peu connaissance car l’organisation des groupes de partage ne nous donne qu’un témoignage nouveau par an.

Apéritif festif du samedi

Bien que La Sauque soit située dans la région vinicole des Graves, nous n’avons pas eu le loisir de visiter les caves... Nos palais furent néanmoins enchantés lors de l’apéritif festif du samedi, accompagné par deux vins de Bordeaux : un crémant brut et un moelleux ! La qualité de la table fut à la hauteur de sa réputation régionale...

Halte apaisante à Notre-Dame de Miséricorde

Comme la retraite ne se déroulait pas dans un "lieu saint", elle nous a néanmoins donné l’occasion d’en fréquenter un, à mi-chemin de chez nous. C’est ainsi que plus d’une dizaine de frères et sœurs de notre région avons séjourné en Berry parmi les Sœurs et les Frères deSaint Jean, au sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde. Quelle belle préparation au thème de nos prochaines récollections !

Le dimanche, messe à l’église du village, pleine à craquer des familles séjournant au sanctuaire, des jeunes de la maison d’accueil de Saint Jean Espérance et d’une troupe de scouts de passage.

L’atmosphère, dès l’entrée, nous a mis en condition. L’assemblée était souriante, accueillante et chaleureuse, mêlant têtes blanches et têtes blondes. La messe, concélébrée avec plusieurs prêtres extérieurs à la Communauté, fut très recueillie
et priante. Nous avons été accompagnés par un jeune homme à l’harmonium, une petite fille à l’orgue électronique et les voix mâles des scouts. Ceux-ci nous ont offert pour l’envoi le chant de la promesse.

Après la sortie, la prière scoute a été chantée avec beaucoup
d’ardeur par tous les jeunes. Nous en avions un peu oublié l’air mais, heureusement pas les paroles ni les préceptes...

Ce moment plein d’émotions fut une belle conclusion dans la foi et la joie de notre semaine de retraite, parfaite étape avant réinsertion dans la vie ordinaire...

Ecrit par plusieurs mains d’Ile de-France (Combs-la-Ville)