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Renée a fêté ses 60 ans de mariage lors de la récollection d’automne à Montmartre

adf 355 IDFÀ la fin de notre retraite à Pontmain, alors que nous discutions avec quelques frères et sœurs de ma rencontre avec mon mari et de mes premières années de mariage, Cathy me dit qu’elle aurait bien aimé me voir en mariée.

C’est la raison pour laquelle j’apporte mes photos de mariage à la récollection du 6 Novembre 2021 au prieuré Saint-Benoît de Montmartre. Lors du repas du samedi midi, je partage la table du Père Grégoire Cieutat, lui montre les photos et lui confie que la semaine précédente, le 28 octobre, je fêtais mes 60 ans de mariage.

Il me répond alors que le lendemain dimanche, il célébrera la messe pour les 50 ans de vie religieuse d’une sœur du prieuré et que, du fait de la proximité des dates, il célébrera aussi la messe pour mes 60 ans de mariage. Sur les quatre photos, le Père en choisit une pour la mettre au pied de l’autel pendant la messe. J’étais heureuse que le Bon Dieu, avec le Père Grégoire, me fasse un si beau cadeau.

Après la récollection, Cathy me demande si je peux écrire un témoignage dans l’Anneau de Feu. Je ressens l’envie de partager tout cela avec mon mari alors que je n’ai pas de nouvelle de lui depuis plusieurs mois.

Je prie, je fais oraison, j'ouvre ma Bible et lis dans Jean 21 verset 18 : « En vérité, en vérité, je te le dis. Quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture et tu allais où tu voulais. » Je me suis dit que le Bon Dieu et l’Esprit Saint me donnaient raison. J’ai téléphoné à mon mari et nous avons échangé. Je lui ai fait part de ces évènements à Montmartre, de la messe, de la photo au pied de l’autel. Après un long silence, il me dit : « c’est bien. » Il était très ému. Je ne peux pas oublier le mal qu’il m’a fait mais le pardon est vraiment dans mon cœur.

Renée (Rueil-Malmaison) - Ile-de-France Montmartre

adf 354 thais 1« O Marie,
Vierge et Mère de Jésus, donnez-moi de penser, de dire et de faire,
ce qui plaît le plus
à Dieu et à vous-même. » 

Sainte Jeanne de France 

C’est en ces 29 et 30 mai que notre groupe s’est retrouvé au monastère de l’Annonciade pour notre récollection trimestrielle autour du Père Jérôme Gavois, ancien curé de Vincennes et prêtre de longue date dans notre diocèse, plusieurs d’entre nous le connaissaient à différents titres. 

Cette récollection fut d’abord l’occasion de célébrer la naissance officielle de notre groupe entérinée lors du dernier conseil de la Communion. Un autre motif de joie fut la décision de Luc d’entrer à la Communion, après avoir cheminé avec nous pendant un long temps de discernement. Bienvenue ! « Je suis dans la joie, une joie immense ! » 

Le samedi, le Père Jérôme nous a amenés à nous remettre en question à travers l’évangile. Savoir changer de certitude, découvrir le beau et choisir la vie. Dépasser la loi : la fidélité se vit envers une personne, pas envers une loi. Puis nous avons eu un temps d’échange en petits groupes : moment pour réfléchir aux certitudes qui peuvent nous paralyser, à la manière d’entendre l’appel de Jésus à le suivre. 

Le dimanche, le Père nous a emmenés en promenade dans l’évangile à la recherche du Beau. Sa grand-mère lui disait souvent : « tu ne trouves pas, Jérôme, ça c’est beau ! » 

Faire briller la beauté de la vie, jusqu’au panache ; Jésus a de la classe. Il s’agit de vouloir que notre vie soit belle, contemplée rétrospectivement. 

Sur un acte de foi, aller planter la vie dans la mort, et la vie repartira. 

Reconnaître qu’il y aura des périodes de tombeau, qu’il faudra avancer au large et jeter les filets sur la parole de Jésus. 

La récollection était rythmée par les offices des sœurs dans leur magnifique chapelle. 

Comme c’était la fête de la Sainte Trinité, nous étions un peu perdus dans notre "Prière du temps présent" jusqu’à ce que les sœurs nous apportent leur aide. 

Ayant donné à notre arrivée deux exemplaires de L’Anneau de feu aux sœurs, afin qu’elles le lisent et le mettent à disposition des visiteurs, nous avons eu la surprise de les voir revenir avec enthousiasme un peu plus tard, marquées par les témoignages qu’elles y avaient lus. 

À partir de ce moment, nous avons ressenti une véritable affection teintée d’admiration de leur part. À notre départ, elles nous ont assurés de nous porter dans leurs prières. 

Une récollection très agréable, notre seconde à Thiais. La première nous avait fait découvrir le parc sous la neige, là nous avons profité de l’ombre des arbres ! Le groupe en est ressorti soudé et joyeux. 

Que les sœurs soient remerciées pour leurs soins attentionnés et le père Jérôme pour sa prédication et pour sa douceur qui imprégnait ce week-end. 

Christine (La Queue en Brie) et Henri (Vincennes) – Ile-de-France (Thiais) 

Après tous ces mois de confinements, de récollections annulées et de Zoom-parties, quelle joie de se retrouver à l’initiative de Marie Véronique et de Philippe sous l'accueillante tonnelle de Delphine, au milieu des fleurs. Certes le temps était frais en ce premier samedi de juin, mais le temps passant, on ne savait plus trop dire si nous nous réchauffions grâce aux produits de la terre généreusement partagés ou si la magie de notre groupe, une petite dizaine quand même, nous transformait doucement.

ADF 353 IdF 1 Je réalise que je suis le doyen (24 ans à la Communion) et que j'ai vu arriver chacun des membres de notre petit groupe. Cela pourrait m'attrister (je vieillis décidément beaucoup trop vite) mais finalement cela me réjouit : la relève est assurée ! 

Je connais bien (ou crois connaître) la plupart sauf Gwenaelle que je rencontre pour la première fois. Nous sommes tous si différents : combien de temps faudrait-il à un observateur attentif pour découvrir ce qui nous unit ? 

Me vient cette idée, que nous sommes tous d'humbles mais solides combattants. Malgré toutes nos fragilités, pas question de baisser les bras ou de se laisser porter par le courant. Certes, certains sont apparemment plus sereins (ou plus pudiques) que d'autres. Certaines m'épatent car je n'arrive pas à deviner quelles sont leurs faiblesses et elles me donnent l'impression d'avoir pris rapidement beaucoup d'avance sur le peloton. Cela n'entame en rien leur empathie mais donne une furieuse envie de les rattraper ! 

Après une oxygénante balade sur la mythique terrasse de la forêt de Saint-Germain, quatre d'entre nous participons à la messe anticipée du Saint-Sacrement. Curieuse, cette impression de me retrouver "en famille". 

ADF 353 IdF 2ADF 353 IdF 3Dans son homélie, le prêtre nous rappelle opportunément le lien entre l'Eucharistie et le célibat sacerdotal. J'effectue mentalement la transposition de ce lien sacré avec celui qui relie l'Eucharistie avec notre fidélité conjugale malgré la privation de toute eucharistie charnelle. 

Le refrain du cantique de Communion m'éclaire soudain : « Prenez et mangez, ceci est mon corps, Prenez et buvez, voici mon sang ! Ouvrez vos cœurs ! Vous ne serez plus jamais seuls : Je vous donne ma vie. »

À notre petite échelle de pauvres pécheurs blessés, c'est exactement, ce que nous avons fait. Nous avons partagé le pain et le vin (et beaucoup plus.....les gâteaux de Delphine ont quelque chose qui relève du divin). Nous avons (entr)ouvert nos cœurs meurtris, plus ou moins bien cicatrisés. Nous nous sommes réchauffés et réconfortés en partageant le sang des défaites et les grâces des victoires sur le chemin tracé par Celui qui fait vivre... et revivre.

Pierre-Yves (Courbevoie) et Yves (Paris) – Ile-de-France (Poissy)

PS : Au titre de ma vénérable ancienneté, je me dois d'être un zélé gardien du "temple", et à ce titre, je constate qu'il n'est pas toujours perçu par les plus jeunes que notre appartenance à la Communion suppose quelques engagements inscrits dans nos statuts. Pour des raisons personnelles, deux d'entre eux me tiennent plus particulièrement à cœur : La fraternelle Prière des Foyers du vendredi et l'article 10 des statuts que je vous laisse le soin d'aller (re)découvrir. Avec 24 ans de recul, je me dis, qu'en ce qui me concerne, il y a parfois des évidences qui méritaient de m'être dites... et redites.