en Val de Rhône et Saone

Rhone Alpes.JPG

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départements :
1, 7, 26, 42, 43, 63, 69, 71

 

lieu de récollection :

Maison d'accueil de la Providence

Ars-sur-Formans (01)

responsables :

  

Françoise Chardiny

Anne-Marie Perrin

+33 (0)6 82 74 73 96

+33(0)6 73 16 97 13

conseiller spirituel : 

Père Philippe Toxe 

  

 

Notre-Dame de l’Hermitage de Noirétable, 13 et 14 mars

Nous avons eu la joie de maintenir notre récollection de printemps avec l’évêque de Saint-Etienne, grâce à la communauté des sœurs de la Salette qui gère ce sanctuaire. Nous avons accueilli quatre stéphanoises, très contentes de découvrir notre Communion.

Les enseignements reçus ont été riches et lumineux ; ils nous ont nourris et sont une source où puiser une dynamique d’amour pour notre vie. La bienveillance et l’écoute de Monseigneur Bataille nous ont beaucoup touchés.

Emmanuel a présenté la Communion à l’évêque ; il est très appréciable de pouvoir accueillir un de nos modérateurs nationaux. La relation fraternelle au sein de notre groupe et sa présence témoignent de l’élan vécu au sein de la Communion.

Anne-Marie et Françoise – Val-de-Rhône-et-Saône

groupe VRS adf 351

Quelques fioretti extraites de la prédication de Mgr Bataille sur notre thème de l'année "Vulnérabilité et abandon à la volonté de Dieu" :

"Attention au risque de s'enfermer dans une lecture psychologique de notre foi : Dieu n'est pas le serviteur de notre paix intérieure (...) Le péché, c'est de refuser de se recevoir de Dieu."

"Les deux faces de la croix : un condensé du mal, une injustice inouïe, le contraire le plus absolu de notre humanité, et en même temps le lieu du plus grand amour, le lieu de la révélation de l'amour de Dieu... La croix c'est, au cœur de la souffrance, accepter de dire oui au Père... Au cœur de la vulnérabilité, je choisis d'aimer... Je ne cherche donc pas à me débarrasser de ma vulnérabilité mais au contraire à l'accueillir pour en faire le lieu d'un plus grand amour, j'apprends à consentir à ce passage-là."

"Ce que je vis peut être source de vie pour le monde, et je suis invité à consentir à une fécondité d'un autre ordre. (...) C'est dans la Communion avec le Seigneur que se vit notre liberté."

"Il ne faut pas fuir notre propre histoire. (...) la prière est au présent le lieu de l'unification de ma vie et de la plénitude du temps vécu en Communion"

val de saone adf 350

CN-DA.ORG © Caroline

Très beau moment ce dimanche 5 juillet, où nous nous sommes retrouvés une vingtaine du groupe Val de Rhône et Saône. Anne-Marie nous avait organisé avec sa fille Caroline, œnologue, une bonne dégustation de crus des Côtes du Rhône : Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Saint-Péray, Cornas. 

Le Père Toxé a concélébré la messe à la collégiale Saint-Julien de Tournon et a passé la journée avec nous.

Nous avons remercié Marie-Odile, qui quitte Lyon pour la Lozère à Florac Trois Rivières. Un moment de grâce qui s’est terminé à 19 h.

Marie-Odile (Florac-Trois-Rivières)
et Françoise (Lyon) - Val-de-Rhône et Saône

Val Rhone Saone 344 1Nous avons partagé une très belle récollection à la Source, à côté d’Ars. Nous étions 19 car Emmanuel était venu de Paris et quatre frères et sœurs de Bourgogne. 

Le Père Philippe Toxé, notre conseiller spirituel, a prêché cette récollection et son homélie de samedi soir nous a beaucoup touchés.

« Il est des pages de l’Ecriture plus mystérieuses que d’autres et celle que nous venons de lire - Luc 12, 8 à 12 - l’est particulièrement, qui semble contenir des contradictions et parler de réalités dont nous pouvons nous demander de quoi au juste Jésus veut bien parler !

Le Fils de l’Homme reniera celui qui l’aura renié. On se dit que son compte est bon ! Mais ce n’est pas si évident puisque juste après Jésus dit que celui qui parle contre le Fils de l’Homme, il lui sera pardonné. Alors, cet homme qui renie ou parle mal du Fils de l’Homme est-il sauvé ou pas ?

Et puis Jésus semble opposer ensuite deux types de péché : la parole contre le Fils de l’Homme qui serait pardonnable et le blasphème contre l’Esprit qui est irrémissible ! Le Fils de Dieu serait-il plus tolérant que le Saint-Esprit ? Qu’est-ce donc que ce péché si grave qu’il ne peut être pardonné ?

Val Rhone Saone 344 2De nombreuses explications ont été données de ces paroles du Christ : il parlerait de deux moments distincts de la prédication du Royaume (le temps de la mission terrestre de Jésus pendant son ministère public, où il serait excusable de ne pas le reconnaître, et le temps de la mission inspirée par l’Esprit après la résurrection du Christ, où cela deviendrait inexcusable) ou de deux actes de reconnaissance de l’action de Jésus (on peut méconnaître l’identité du Fils de l’Homme, mais on ne peut pas nier l’œuvre de l’Esprit Saint qui s’opère par lui), ou de deux moments de la vie du croyant (avant sa découverte de la Vérité qu’est Jésus et après sa conversion et son accueil de la grâce), ou bien encore il s’agirait d’une 3e catégorie de péché, une sorte de péché « très mortel », à côté des péchés véniels et mortels.

 Mais tout cela semble demeurer en contradiction avec notre foi et notre espérance, notre confiance en la miséricorde de Dieu, dont nous osons croire, que lors bien même que notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et qu’à tout pécheur, miséricorde, comme le dit le bon sens de la foi.

Les Pères de l’Eglise ont beaucoup réfléchi sur le sujet et voici comment un auteur résumait leur pensée : « Les pères disaient avec raison : ‘Le seul péché sans rémission est le péché sans repentir’. Ainsi, le refus de se repentir jusqu’à la mort est le seul péché impardonnable. Or personne ne peut se repentir sans l’action de l’Esprit-Saint qui « convaincra le monde en ce qui concerne son péché » (Jn 16,8). C’est Lui qui guide et encourage l’homme dans la vie spirituelle, Il est la force qui aide à toute bonne œuvre. Personne ne peut accomplir d’œuvre spirituelle sans l’association de l’Esprit-Saint. Blasphémer contre l’Esprit Saint, c’est le refus radical et continuel de son action d’où découle le refus du repentir et des bonnes actions. » (Pape copte Chénouda III)

Val Rhone Saone 344 3Si c’est impardonnable, ce n’est pas parce que Dieu ne veut pas pardonner, mais c’est parce qu’il ne peut pas, puisque nous refusons que son Esprit inspire notre vie et suscite notre désir d’accueillir son pardon. Les phrases que nous adresse le Christ ce matin nous disent donc qu’il faut prendre sa Parole au sérieux, ne pas avoir peur de regarder ce qui dans notre vie est incohérent, incompatible avec sa parole d’amour, sinon nous serions des hypocrites et des tartuffes (qui voudrions faire du Fils de l’homme le complice de notre péché). Il s’agit de laisser la puissance de l’Esprit nous inspirer un désir de faire ce qui est bien, faire la volonté de Dieu, accueillir son pardon. Le seul obstacle à la puissance de l’amour de Dieu, ce n’est pas le poids de nos fautes, même pas notre désespoir, voire la peur devant leur gravité, c’est le refus de son amour. C’est cet Esprit d’amour que nous devons laisser agir en nous. Amen. »

Relique de Saint Jean-Paul II devant laquelle nous avons prié à la messe du dimanche 20 à Ars.

Marie-Odile et Françoise (Lyon) -
Val de Rhône et Saône