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« Cela fait maintenant 32 ans que Michel m’a quittée et que je suis séparée.

temoignage 345 1bisEn 2000, lors du Jubilé, il y avait un grand rassemblement à Ferrières. J’ai été bouleversée, lors d’un atelier, "réconciliation et pardon" par le témoignage de Véronique qui parlait de sa réconciliation avec son mari et de la reprise de leur vie commune. J’ai compris que le Seigneur m’appelait au pardon envers Michel. J’écrivis quatre pages sur toutes mes rancœurs et mes amertumes, tout ce que je lui reprochais, toutes mes blessures et celles infligées à mes enfants… et suis allée me confesser à l’abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Le prêtre me fit lire l’intégralité de ce que j’avais écrit, puisque je faisais une démarche jubilaire de pardon. Après cela je ressentis une grande paix, un grand soulagement.

J’ai fait le choix de rester fidèle à mon sacrement de mariage et en 2002 j’ai rejoint la Communion Notre-Dame de l’Alliance.

En 2004, j’ai été appelée à "monter à Jérusalem" afin de prier pour l’unité des chrétiens. Au cours de mon séjour, il m’a semblé que j’étais interpelée à pardonner à la nouvelle épouse de Michel ; le Seigneur a beaucoup de pédagogie. J’ai entendu le témoignage d’une chrétienne arabe qui avait pardonné aux militaires israéliens qui l’avaient séquestrée. Je me suis dit : "elle est capable de pardonner alors que sa vie était en danger ; et moi, où en suis-je dans mon pardon ? » J’ai demandé au Seigneur de venir pardonner en moi et je pense que le pardon a été donné, car après cela, plusieurs démarches ont été possibles. Bien sûr, en le demandant au Seigneur et dans la prière. Nous avons pu fêter ensemble les 30 ans de nos fils. Un Noël, étant seule, j’ai été invitée par mon mari à sa table avec mes enfants ; dernièrement, le 29 décembre 2019 alors que je ne m’y attendais pas, sur l’initiative de ma belle-fille, nous avons tous fêté Noël chez moi : Michel avec sa fille née du second mariage était présent, nos enfants et leurs épouses et petits-enfants.

Dans mon cœur, il y avait de la joie : je me réjouissais de voir la famille rassemblée, enfants et petits-enfants avec leurs grands-parents réunis. Il n’y avait pas de rancune, aucune animosité, la blessure du divorce était bien cicatrisée et j’ai vécu ces bons moments dans une grande paix et sérénité. Je n’ai pas cessé de remercier le Seigneur. Rien n’est impossible à Dieu. »

Je suis appelée à témoigner oralement le 15 mars à Saint-Benoît auprès de personnes blessées de la vie, de ces pardons et en même temps de ma fidélité au sacrement de mariage. Je compte sur votre soutien dans la prière pour être ajustée à la volonté du Seigneur le moment venu et lui laisser toute la place, puisque c'est lui qui fait tout.

Mireille (Saint-Jean-de-Braye) - Centre